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Echos cyclistes
 
 
 
 

Réparateurs agréés pour la prime réparation

 

Si vous avez un vélo qui n’est pas sorti depuis longtemps mais que vous le préfériez au transports en commun, il est temps de le sortir. En effet, le gouvernement a prévu une prime réparation vélo. Elle n’est pas liée à des conditions de ressources et vous pouvez trouver les modalités dans cet article : Prime réparation vélo

Pour ceux qui habitent Châlons ou ses alentours proches, vous trouverez ci-dessous la liste des réparateurs vélos des environs. L’indication mise entre parenthèses précise si ces entreprises sont agréées pour réparer votre cycle à l’aide de la prime d’état.

  • St Memmie Cycles ; M. Millot (agrément en cours)
  • Collard Véloland (oui)
  • Intersport (oui)
  • Décathlon (oui)
  • Répare’vélo, Recy (oui)

Vous trouverez par ailleurs numéros de téléphone et horaires d’ouverture en suivant ce lien :
https://coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer

De plus, à partir de ce vendredi 15 mai, l’atelier de réparations vélo des Emmaüs (chemin du Perthuis à Châlons) ouvre à nouveau ses portes de 14 à 18h et ce, tous les vendredis.
Gestes barrière oblige, il ne sera plus possible de réparer son vélo soi-même mais on pourra le confier aux personnes sur place, moyennant un forfait participatif très raisonnable en plus du prix de pièces éventuelles. Ce dispositif est bien sûr provisoire.

Plus d’excuses désormais pour ce remettre à pédaler !

 
 
Publié le samedi 16 mai 2020

 

Prime réparation vélo

 

Depuis quelques jours, l’association est sollicitée au téléphone pour bénéficier de la « prime réparation vélo » annoncée par l’état. Cela prouve le regain d’intérêt, bien justifié, pour le vélo après cette période de pandémie. Outre l’effet barrière évident de la pratique du vélo, celle-ci permet aussi de se remettre tranquillement à l’exercice après une période pendant laquelle nos concitoyens ont été privés de sport.

Nous rappelons que la possibilité de bénéficier de cette prime ne sera ouverte qu’à partir du 11 mai.

Quelles en sont les conditions ?

• Elle est d’un montant de 50 €
• La réparation doit se faire chez un réparateur agréé (la liste sera rapidement publiée sur le site alvéole-coup de pouce vélo : https://www.coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer
• La prime n’est applicable qu’une fois, sur un vélo jusqu’au 31 décembre 2020
• Elle concerne les pièces et la main d’œuvre
• Elle est déduite directement de la facture (pas d’avance de frais)
• Il faut suivre ces démarches :
1. Contacter par téléphone ou par mail le réparateur affilié de son choix pour prendre rendez-vous
2. Se rendre chez votre réparateur affilié avec votre vélo
3. Apporter un justificatif d’identité (CNI, passeport, permis de conduire ou titre de séjour)
4. Préciser au moment de l’inscription les nom, prénom, date de naissance et numéro de téléphone portable.
5. Se munir de votre téléphone portable car un code SMS vous sera envoyé.

Vous pourrez trouver quelques informations supplémentaires en suivant le lien : https://www.coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer

 

 
 
Publié le mercredi 6 mai 2020

 

Vélo et déconfinement

 

Depuis le 17 mars dernier, chacun est confiné chez soi. Les sorties sont limitées et les rares occasions de sortir son vélo se limitent aux courses ou aux visites chez le médecin (le moins souvent possible de préférence). Désormais, le déconfinement se profile à défaut de se préciser. Pour certains comme le titre Libé du 4 mai (photo 1), c’est "Un boulevard pour le vélo ".

On ne peut effectivement que reprendre les arguments pour le vélo d’avant la pandémie pour se rendre compte qu’ils sont encore plus d’actualité :

Le vélo, c’est bon pour la santé et particulièrement pour les poumons. Le Covid 19 s’attaquant au système respiratoire, autant l’affronter avec une cage thoracique en béton armé.

Le vélo, c’est bon pour la planète. On voit bien, sur les photos avant/après la pandémie (photo 2) la différence de pollution atmosphérique. Et, même si toute cette pollution n’est pas due aux déplacements, ils en sont cependant responsables pour partie. Mettre plus de vélos dans les rues, c’est réduire cet impact sur la qualité de l’air.

Et de fait, la pratique du vélo est en elle-même un geste barrière puisqu’elle permet de respecter la distanciation physique.

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne a déclaré : «  Le déconfinement est le moment d’illustrer que le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir. Alors que 60 % des trajets effectués en France en temps normal font moins de 5 km, les semaines à venir représentent une occasion pour de nombreux Français, d’ores et déjà cyclistes ou non, de choisir le vélo pour se rendre au travail ou faire des déplacements de proximité. » 
Le gouvernement a donc bien pris en compte le vélo dans son plan de déconfinement. Pour preuve, une aide de 20 millions d’euros a été dégagée pour favoriser les déplacements cyclables. De cette façon, les transports publics seraient déchargés d’une partie de ses usagers qui se reporteraient sur le vélo afin de limiter la promiscuité qui y règne.
De façon plus précise, il est prévu pour l’instant :

  • une forfait de 50 euros pour la remise en état d’un vélo (changement de chaîne, frein, pneu, dérailleur…) au sein d’un réseau référencé de réparateurs, qui seront répertoriés sur la plateforme www.coupdepoucevelo.fr gérée par la FUB.
  • le financement de places de stationnement temporaires
  • le financement de formations pour apprendre ou réapprendre à rouler à vélo
  • l’accélération de l’instauration dans le secteur privé du forfait mobilités durables, jusqu’à 400 euros. Ce forfait est prévu aussi pour les fonctionnaires nous a fait savoir une adhérente d’Avenir2 roues, elle-même fonctionnaire.

Et au niveau local, comment ça se passe ?
Pour ce qui est du maire de Châlons, M. Apparu, celui-ci répond clairement à l’Union, de ce 4 avril : « Nous n’avons pas pris de décision à ce stade. En première réflexion, nous sommes à Châlons, pas à Paris ou à Lyon. Les sujets ne sont pas tout à fait les mêmes pendant la période de confinement. Ceux qui, en extrême urgence et qui ont une autorisation de sortie, le font à vélo ne me posent aucun problème. Quand le confinement sera terminé, l’objectif sera de simplifier la vie des gens et prendre leur véhicule personnel car il faudra peut-être limiter les transports collectifs pour avoir le moins de personnes possible dans les transports en commun. » Cependant, il accorde à chacun le droit de prendre son vélo s’il le juge utile.

De son côté, M. Bourg-Broc semble un peu plus volontaire. Il déclare en effet que le nombre de vélos électriques proposés à la location va être augmenté de trente-cinq. Par ailleurs, un nouveau marché va être lancé pour l’achat et la mise en place d’abris et d’arceaux vélo. Il fait état d’une réflexion sur d’autres pistes qui ne sont pas précisées.

Dès que nous aurons des nouvelles avérées de ces décisions, nous vous en ferons part.

 

 
Libé 04 05 20
Libé 04 05 20
vues satellite de la France avant/pendant le confinement
vues satellite de la France avant/pendant le confinement
Le vélo est mon geste barrière
Le vélo est mon geste barrière
 
 
Publié le mardi 5 mai 2020
Mis à jour le mercredi 6 mai 2020

 

Vélo et confinement

 

Lors des premières interventions du gouvernement pour annoncer le confinement, certaines choses étaient claires : on peut sortir faire ses courses, aider une personne vulnérable.. Mais peut-on le faire à vélo ?

La FUB a posé la question au gouvernement. Voici la réponse :

« Peut-on faire du vélo pendant la période de confinement ? La réponse du ministère de l’Intérieur est : le vélo est un moyen de déplacement. L’usage du vélo est uniquement prohibé pour la pratique d’une activité physique » précise Thierry Du Crest, coordinateur interministériel vélo, dans un texte daté du 23 mars, avant de rappeler les différentes situations dérogatoires organisées par le décret du 16 mars 2020 pour l’usage de la bicyclette :
> Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle
> Déplacements pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés (liste sur gouvernement.fr)
> Déplacement pour motif de santé
> Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants

Le décret du 23 mars a sensiblement fait évoluer les cas acceptables de déplacement :

>Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.
>Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité[1] dans des établissements dont les activités demeurent autorisées.
>Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés  ; soin des patients atteints d’une affection de longue durée.
>Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
>Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
>Convocation judiciaire ou administrative.
>Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative

Vous pourrez donc toujours utiliser votre vélo pour vos trajets habituels, en pensant cependant à vous munir de l’autorisation dûment signée, datée et marquée de l’heure de votre sortie. N’oubliez pas non plus votre pièce d’identité.

Prenez bien soin de vous !

 
 
Publié le jeudi 26 mars 2020

 

Municipales 2020 : la place du cyclable à Châlons

 

Le 5 mars 2020, Avenir 2 Roues et Le Vert Solidaire ont organisé une soirée sur les thèmes de l’environnement, le vélo et le vivre ensemble.
C’est une centaine de personnes –la jauge de la cantine, en fait- qui était présente : des adhérents des deux associations, des colistiers des candidats mais aussi des gens simplement curieux d’avoir un éclairage sur les thèmes de la soirée.

Nous allons dans cet article reporter les réponses des candidats à propos du vélo, réponses données dans l’ordre du tirage au sort effectué en début de soirée soit : M. Benoît Apparu, puis M. Rudy Namur, M. Dominique Vatel, représenté par M. Porté et M. Alan Pierrejean. 

D’autres questions avaient été envoyées à chaque liste mais le temps étant compté, seules trois ont pu être posées à l’oral. Vous pourrez retrouver l’intégralité des réponses et des questions en consultant le document des questions écrites ci-dessous.

La pollution par les transports, contribue au réchauffement climatique, qui est un des fléaux de ce début de siècle. Comment prévoyez-vous au niveau de Châlons, la réalisation d’un plan de mobilité globale afin de diminuer ces nuisances automobiles et promouvoir l’ensemble des alternatives à la voiture individuelle ? (précision : A2R ne préconise pas la suppression des voitures à moteur, mais il est possible parfois de laisser sa voiture pour de petits trajets et de prendre son vélo)

M. Apparu :

Le transport en commun est la meilleure façon de lutter contre pollution à condition qu’ils soient le plus écolo possible : changer le maximum de bus vers des bus au gaz. C’est grâce au développement du transport en commun qu’on pourra le substituer au transport individuel.
1. Bilan d’un très bon réseau de transports en commun à Châlons, un des plus efficaces en terme de fréquentation. Réseau remanié, moins centralisé, davantage disposé en étoile à partir de juillet (ne pas passer par le centre-ville systématiquement) pour une efficacité plus grande et meilleure substitution aux véhicules.
2. Mais le transport en commun ne peut apporter toues les réponses : le développement du véhicule individuel électrique est aussi une réponse.
3. Pour les transports plus longs, développement d’installations : covoiturage avec Blablacarlines entre Reims et Châlons. Amélioration des transports en commun : train : nombre de rotations quotidiennes avec Reims et Epernay augmentées de 20 %. Toutes ces actions permettront de substituer ces différents types de transport au véhicule individuel.
Mais le véhicule individuel ne peut être supprimé, pas dans une ville comme une agglo comme la nôtre de 100 000 habitants où la voiture reste indispensable quand on habite à 20 km.

M. Namur  :

1. Engagement à mettre en place un Plan de Déplacement Urbain pour organiser les déplacements sur le territoire : vélos, piétons, trottinettes, voiture, transports en commun. Pour favoriser la réduction de la pollution et action sociale (poids dans le pouvoir d’achat de certains) par la gratuité ciblée (problématique environnementale) des bus. Objectif : plus d’usagers. Pas de gratuité totale car ne réduit pas de manière drastique les véhicules individuels.
2. Moderniser la flotte de bus (ex : Vitry avec développement d’une usine à hydrogène à partir de la biomasse). Piste à étudier.
3. Favoriser les bornes électriques mais aussi dans les quartiers. Exemple : future rénovation quartier Schmit pour en faire une vitrine de quartier populaire et écologique.
4. Donner la possibilité aux cyclistes de garer leur vélo partout.
5. Transformer l’ancienne RN44 en coulée verte.
6. Expérimenter la piétonisation de la rue de la Marne en été avec piste cyclable.
Parle de son expérience avec la peur de son fils à vélo, donc travail à mener pour réduire pollution et l’utilisation du véhicule thermique.

M. Porté  :

Paris 4 % des déplacements à vélo, Copenhague 49 %. Objectif de 9 % sur Châlons à l’horizon 2024 possible.
1. Augmenter les pistes cyclables, limiter les discontinuités. Remettre plus de cohérence au niveau du Plan Mobilité avec augmentation de la place du vélo, des pistes cyclables, des zones 30.
2. Permettre de pouvoir prendre le bus plus facilement : décentraliser la place Tissier en cohérence avec la gare.
3. Pas pour les véhicules électriques car la production électrique pose problème : coupler vélo et bus.
4. Travailler sur la promotion du vélo, par des animations et réduire la part de la voiture thermique le plus possible.
5. Pour plus de vélos, réduire le danger. Exemples : axe place Tissier, rue Léon Bourgeois (pas d’équipements, pas de plan de cohérence). D’où cohérence sur le Plan vélo dans une mobilité douce.
6. Se préoccuper des trottinettes ou vélos non éclairés. Travail en lien avec les services de l’Etat.
7. Penser à un Label Ville Vélo.
Le vélo, c’est moins de pollution.

M. Pierrejean :

Loi LOM : objectif tripler part du vélo passer de 3 % à 9 % d’ici 2024. Appel à projet lancé avec des fonds : 152 dossiers déposés pour 111 territoires pour 43 millions d’€ d’aide (Epernay et Vouziers bénéficiaires).
1. Appel à s’inspirer de ces villes pour bénéficier de ces aides. Augmenter la location des vélos Sitac (95 vélos, 35 électriques).
2. Réfléchir à une prime vélo.
3. Engagement d’un Plan de Mobilité Global avec travail collectif (aucune difficulté pour écoute et consultation). Définition d’un Plan de Circulation avec associations avec itinéraires réservés, zones de circulation apaisée.
4. Le baromètre « Parlons vélo » a donné la note D à Châlons (même si 1ère du département) ce qui est moyen. On peut s’améliorer : manque de parkings, pistes cyclables ou manque de continuité ; terminer les voies vertes (Condé sur Marne, Vitry)
5. Communiquer pour inciter à prendre son vélo : participation à la semaine Européenne de la Mobilité ou au défi : « au boulot, j’y vais à vélo » (durant 2 semaines, cumuler les kilomètres faits par les salariés pour se rendre au travail à vélo et déclarer une entreprise vainqueur du tournoi).


Les zones 30 ont été évoquées et certaines existent dans Châlons : elles permettent une circulation apaisée qui peut rassurer certains cyclistes. Nous voudrions connaître votre point de vue si la mise en place de zones 30 dans la vile de Châlons ?

M. Apparu

Pour ce qui et des zones 30 : impérativement augmenter le taux de ces zones en centre-ville. Ce n’est pas toujours respecté, rôle de la police municipal. La réglementation en terme de vélo y est différente et donc non adaptables à l’ensemble des rues en question. Zones 30 mais pas partout en ville, peut-être dans certains quartiers, mais attention à ne pas les généraliser car conséquences réglementaires au niveau national concernant les circulations vélo.

M. Namur :

1. Multiplication zone 30. Mais difficulté d’information de la présence d’une zone 30 : tout piéton peut traverser n’importe où. Pédagogie, éducation à faire de manière à bien les identifier, de manière physique.
2. Mise en place de ralentisseurs dans certaines rues comme rue Grande Etape (collège Notre Dame). Modifications décidées dans le cadre plan de déplacement urbain avec les habitants pour coordination et convergence des points de vue.
3. Certaines rues posent problème pour les vélos, nuisances (pollution, bruit) (av. de Metz… 17 000 véhicules /jour), et donc question de la contournante de Châlons (Quelques dizaines de millions d’€) mais il faut mettre les moyens.

M. Porté  :

Rappel : pour le plus de bio possible dans l’alimentation.
1. Zones 30 ont l’intérêt de mettre les vélos plus en sécurité (idéal étant de séparer vélo et voiture par piste cyclable séparée) : il en faut mais pas morcelées, avec problèmes de vitesse excessive des véhicules. Penser un Plan Vélo pour travailler en cohérence avec vélos, bus et voitures, participer à l’éducation des automobilistes et dans les écoles. Travailler avec le SITAC et les chauffeurs de bus et permettre aux vélos de prendre les couloirs de bus.
2. Refaire la rue de la Marne et penser aux zones 30 vers les autres villages et centres commerciaux.

M. Pierrejean :

1. Les zones 30 s’intègrent parfaitement dans les sujets travaillés dans le grand Plan de mobilité Globale cité précédemment : zones 30 oui, mais doivent être ciblées.
2. Réflexion sur le sens circulation, avec mise en zone 30 de rues si nécessaire : sécurité, sécurité des cyclistes, cheminement continu.

Dans le baromètre des villes cyclables « Parlons vélo » qui donne à Châlons une note supérieure à la moyenne, sur les 5 thèmes abordés, celui de la sécurité est celui qui est le moins bien noté : les cyclistes ne se sentent pas en sécurité. Ce sentiment d’insécurité empêche certains (les plus vulnérables, les plus jeunes, les personnes âgées) de prendre leur vélo, et c’est dommage. Avez des projets pour lutter contre ce sentiment d’insécurité ?

M. Apparu :

1. Vous avez raison de cibler le point le plus négatif. On a déjà un peu répondu à cette question, mais il faut mettre une cohérence dans les pistes cyclables car les rues ont été refaites avec toujours le souci de mettre une piste cyclable. Mais les travaux ne sont pas toujours faits en continu. Il faut remettre de la cohérence. Cette cohérence va créer de l’habitude chez l’automobiliste et donc de la sécurité chez le cycliste.
2. Habitudes et usages : plus il y aura de vélos, plus les automobilistes feront attention. On éduque l’automobiliste par l’habitude, par l’usage.
3. Pour bien fonctionner, être plus dur avec les automobilistes en excès de vitesse. pour sécuriser les vélos, il faut sanctionner les excès de vitesse.

M. Namur  :

La sécurité dans l’organisation des transports, c’est important (relations entre piétons, cyclistes et automobiliste)
1. Travailler sur l’éclairage pour lutter contre le sentiment d’insécurité.
2. Revêtement : insécurité pour le piéton (passage piéton)
3. Zones 30 à multiplier en lien avec les acteurs du site.
4. Questions des cyclistes sur les trottoirs : pourquoi ? Répression des automobilistes en excès de vitesse mais aussi question d’éducation populaire, de l’éducation des cyclistes (rôle des associations de concert avec la collectivité)

M. Porté  :

Il faut penser sécurité. Travailler à l’éducation, penser sécurité dès l’école primaire, encourager les parents à emmener leurs enfants à l’école à vélo pas en voiture, ce qui permettrait de réduire le nombre de voitures. Mettre une piste cyclable dès qu’une chaussée est refaite. Prendre le bus facilement, et travailler pour que la cohabitation avec les cyclistes soit bonne. Reboucher tous les trous (rue Carnot), repenser la rue Sarrail où la piste cyclable est discontinue. Catastrophe au niveau de la cohérence des pistes cyclables : reprendre cette cohérence et bien finaliser les pistes cyclables.

M.Pierrejean :

D’accord avec tout ce qui a été dit : penser sécurité des cyclistes, plus de civisme de la part des automobilistes. Dans mon équipe M. James Alcon spécialiste du vélo répondra à toutes vos questions.


Questions du public :
Questionneur : Châlons est une ville idéale pour le vélo. Cependant la rue Juliette Récamier a été complètement oubliée pour les vélos (pour mener au skate parc). Êtes-vous prêt à faire le maximum ?

M. Apparu  :

D’accord mais des réalités techniques : largeurs obligatoires de trottoir, rue et stationnement. On n’a pas toujours la possibilité en centre-ville. On se pose la question à chaque fois que l’on fait des travaux. Mais pas de possibilité de mettre des pistes cyclables partout.
Questionneur : vous avez fait un choix : faire des parkings.

M. Apparu :

Vivre ensemble : il faut tenir compte de celui qui vient de 30 km en centre-ville et qui doit se garer, sinon on flingue le centre-ville. Essayer de trouver des équilibres.

M. Namur :

Trouver un point d’équilibre mais les trouver par la convergence, la concertation : travailler ensemble, avec conseils de quartier. Mise en place d’un Plan de déplacement urbain pour des parcours cyclables cohérents.

M. Porté :

Châlons idéale pour le vélo avec cohérence. Mettre en place de transports en commun gratuits, de parkings relais (existent déjà pour la Foire). Le fait d’avoir un vélo permet par l’économie de l’achat de la voiture d’augmenter son pouvoir d’achat et de plus consommer à Châlons.

M. Pierrejean :

On ne peut pas mettre de pistes cyclables partout mais on peut progresser. James Alcon travaille sur le projet.


Membre de l’association A2R. On a fini par parler d’éducation en fin de débat, comment éduquer les automobilistes et les parents et enfants au vélo ?

M. Apparu :

Rappel : le transport gratuit n’existe pas : oui pour le consommateur mais c’est le contribuable qui paie.
Education au vélo. Les programmes scolaires ne sont pas de la responsabilité de la ville. Hors temps scolaire éventuellement avec dispositifs permettant de faire de l’éducation. Mais toujours un peu de méfiance sur la rééducation sur de nombreux thèmes. Le travail éducatif est celui des parents, l’instruction celui de l’Education Nationale.

M. Namur :

Nuance car il y a déjà des séances de prévention routière actuellement en classe. Peut-être les centres socio culturels ont un rôle à jouer mais des compétences sont nécessaires (moyens, personnes).

M. Porté :

Les enfants peuvent inciter leurs parents à faire du vélo. Travailler en lien avec certaines associations comme le fait A2R dans des écoles. Faire un parcours vélo dans un quartier ou en ville, pour se rendre à l’école, en lien ou pas avec l’Education Nationale. Un parcours pour les classes avec enseignants vers le domaine nature comme Coolus.

M. Pierrejean  :

Encourager la formation des jeunes au vélo : apprendre à l’école, pour éduquer les parents (comme pour l’écologie), c’est une certitude.

C’est sur le verre de l’amitié que s’est terminée cette soirée instructive, permettant à chacun d’échanger encore sur les thèmes abordés.

 

 
Les quatre candidats...
Les quatre candidats...
...face à un public attentif.
...face à un public attentif.
Un parc vélo mobile pour l'occasion.
Un parc vélo mobile pour l’occasion.
 

Questions écrites aux candidats - Réponses des candidats sur le cyclable à Châlons
Fichier PDF - 88.5 ko
 
 
Publié le lundi 9 mars 2020
Mis à jour le mardi 10 mars 2020

 

Imaginez…

 


Imaginez une ville moyenne, aux alentours de 40 000 âmes, arrosée par une rivière, située dans la région Grand-Est, à la géographie parfois difficile pour les communications, comptant déjà un réseau de plusieurs kilomètres de pistes cyclables parfois partagées avec piétons et automobilistes, mais qui souffre encore cruellement d’un manque d’aménagements ou d’équipements cyclables.

Imaginez un adjoint au maire, féru de vélo, sensible aux déplacements doux, convaincu que le vélo doit trouver sa place dans un univers urbain dominé par la voiture, et qui souhaite faire basculer cette situation en faveur du vélo.

Imaginez ce même adjoint se lançant dans une politique ambitieuse en faveur des déplacements doux par l’élaboration d’un Plan Vélo, répondant aux enjeux environnementaux, sociaux, touristiques de son territoire, et pour lesquels la pratique du vélo est un réel atout. Un plan visant à planifier de façon cohérente et concertée une politique de déplacements à vélo. Un plan visant à favoriser une cohabitation harmonieuse entre les différents modes de déplacements urbains. Plan qui regroupe à la fois des aménagements avec la mise en place d’équipements et de balisages adaptés à la pratique du vélo, ainsi que des actions de sensibilisation.

Imaginez que ce plan soit élaboré de façon collective, concertée, en impliquant les services de la ville, les services de l’Etat, et les partenaires locaux comme des associations de cyclistes, des clubs de cyclisme et cyclotourisme, des associations de quartiers…

Imaginez ce Plan Vélo se déclinant sur 9 axes stratégiques : étendre et sécuriser le réseau cyclable, favoriser le stationnement des vélos, encourager l’emploi du VAE, mettre en place des services autour du vélo, favoriser les déplacements à vélo des agents de la ville ou de l’agglo, inciter les entreprises à favoriser les déplacements doux de leur personnel, mettre en place des services autour du vélo, développer et promouvoir le tourisme à vélo, et enfin former, informer, sensibiliser et animer.

Imaginez que pour communiquer sur ce Plan Vélo, notre adjoint utilise des supports variés comme le site internet de la Ville, les réseaux sociaux, le mensuel de la Ville, le support diverses manifestations nationales ou européennes, la création d’une expo sur la pratique du vélo en ville, des réunions d’information avec les partenaires sur l’avancement du projet, et enfin diverses présentations à la presse du plan vélo et de l’avancement du projet.
Imaginez… 

Ce ne peut être qu’un rêve ?

Et bien non, détrompez-vous, c’est la réalité… La réalité d’un homme, Dominique Andrès, adjoint au maire, qui a planifié son Plan Vélo en 2016 sur 4 années dans sa commune d’Epinal. Aujourd’hui Epinal a plus que triplé ses pistes cyclables en site propre ou partagé avec les piétons et automobilistes, et la culture du vélo est en train d’imprégner de plus en plus la population de sa ville.
Alors les déplacements doux, voici un thème qui va forcement s’inviter dans les débats publics pré-électoraux du printemps. Mesdames et messieurs les candidats aux Municipales, vous ne pouvez plus faire abstraction de la question de la place du vélo dans notre ville.
Epinal est la preuve que rien n’est utopique. Avenir2Roues pourrait imaginer un tel Plan Vélo pour Châlons-en-Champagne et l’Agglo.
Et nous allons militer pour que les candidats aux élections municipales, la Ville, l’Agglo, les administrations et entreprises locales, les associations, sociétés de transports conjuguent enfin, de façon durable, et surtout au présent, le « penser vélo ».

 
 
Publié le lundi 9 mars 2020

 

L’enquête « Parlons-vélo » 2019 à Châlons

 

 Comme il y a deux ans, la FUB (Fédération Urbaine de Bicyclette) a mis en ligne une enquête nationale sur le ressenti de tout un chacun sur le cyclable dans sa commune. Car, si effectivement une grande majorité de cyclistes a répondu, il était possible pour tous de participer à l’enquête.

 Pour Châlons, les 286 réponses prises en compte ont permis l’édition et l’analyse des réponses. Ce qui n’est pas le cas des autres communes de l’agglomération qui n’atteignaient pas le seuil des 50 réponses. Les commentaires ci-dessous ne concernent donc que la ville préfecture.

 Au niveau global tout d’abord, une bonne nouvelle : la note de Châlons passe de 3,15/6 en 2017 à 3,22/6 en 2019, ce qui permet de nous classer dans les villes en légère amélioration, sans nous permettre cependant de changer de catégorie puisque nous restons dans la catégorie médiane. Mais cette note porte Châlons au premier rang des huit villes classées en Champagne-Ardenne en étant dans le trio de tête, avec Chaumont et Sainte-Savine (à côté de Troyes), des villes qui obtiennent une note au-dessus de la moyenne.

 Cette enquête demandait de compléter une carte avec les points durs et les rues à traiter prioritairement (photos 1 et 2), de répondre à une série de questions sur cinq thèmes différents et laissait la possibilité de commenter librement le cyclable à Châlons.

 Pour ce qui est du questionnaire, il se partageait en cinq thèmes : le ressenti général, la sécurité, le confort, les efforts de la commune et les services et stationnement.
Le thème qui progresse le plus est le confort. Ce meilleur ressenti peut probablement s’expliquer par la progression des aménagements cyclables sur Châlons (mise en place des « cédez le passage cyclistes » par exemple) et la création des pistes sur trottoirs Jean Jaurès et de Gaulle qui permettent une circulation plus fluide.

Les efforts fournis par la commune sont en revanche perçus en régression dans le questionnaire. Cette critique revient aussi dans les commentaires libres. A la lecture de ceux-ci, on peut supposer que les travaux de voierie menés dans l’hypercentre où le cyclable a été pris en compte a minima ont joué dans cette évolution.

 Lorsque l’on se penche sur les vingt-six questions posées, il se dégage de la même façon des points en progression (les DSC se généralisent, on trouve facilement magasins/ateliers de réparation) et d’autres en régression (la proposition lors des travaux sur les itinéraires cyclables, d’une solution alternative sûre, la possibilité de circuler à vélo en sécurité sur les grands axes, la possibilité d’aller partout de façon rapide et directe grâce au réseau cyclable).

 Les commentaires libres quant à eux reflètent finalement les réponses aux questions en les nuançant ou en apportant des précisions.
Il y a bien sûr quelques commentaires positifs constatant des améliorations sur Châlons et incitant la commune et l’agglo à poursuivre leur travail. Ces considérations sont hélas contrebalancés par des critiques (en nombre quasi égal) sur le cyclable dans l’hypercentre et une municipalité pointée comme pro voiture.
Pour ce qui est des pistes et bandes cyclables, thème qui recueille le plus grand nombre de remarques, soulignons :

  • une importante demande de pistes (sur chaussée majoritairement mais séparées de la circulation aussi) (32 commentaires)
  • le manque de continuité des pistes (14)
  • la difficile réinsertion dans la circulation en fin de piste sur trottoir(14)
  • le passage chaotique des trottoirs lors des traversées des rues perpendiculaires aux pistes sur trottoirs (12)

Sur d’autres thèmes, certains revenaient de façon récurrente :

  • le mauvais état des chaussées (bien plus sensible à vélo qu’en voiture. Sans parler des trottinettes !)
  • une forme de frilosité quant à la mise en place des nouveaux « outils » proposés aux collectivités locales : « cédez le passage cyclistes », doubles sens cyclables…..
  • une demande de communication plus importante sur le partage de la voierie et le respect mutuel entre les différents usagers
  • des parcs vélos jugés en quantité insuffisante.

 Si l’on peut se réjouir de voir les châlonnais ayant participé à l’enquête apprécier les améliorations quant au cyclable, il faut aussi prendre en compte ce qui semble fonctionner moins bien. Avenir 2 Roues restera donc vigilant pour que les avancées pour les cyclistes continuent à progresser.

Les résultats complets de l’enquête sont visibles en ligne : https://palmares.parlons-velo.fr/

 
les points durs
les points durs
les tronçons à traiter en priorité
les tronçons à traiter en priorité
résumé
résumé
 
 
Publié le lundi 24 février 2020

 

Le Plan Climat Châlons agglo

 


L’agglo a lancé l’élaboration d’un plan climat en 2018. Le montage de ce projet s’est fait au sein de l’administration territoriale mais aussi avec les associations concernées, dont Avenir 2 Roues pour ce qui concerne les mobilités actives.
Soumis au vote des élus communautaires le 19 décembre 2019, ce plan a été adopté à l’unanimité. Cette adoption entérinée, plusieurs étapes de validation administrative suivront. Toujours un peu longues, pour le citoyen, elles sont hélas incontournables avant la mise en application sur le terrain.

Ce plan ne concerne pas que la mobilités dont nous allons parler ci-dessous. Pour ceux qui veulent en prendre connaissance dans son entier, il suffit d’aller sur https://planclimat.chalons-agglo.fr/public/index.php ?rub=publication-partie&id=1&parentid=1


Ce plan a été mis en place en partant de constats :
• le transport routier représente 31 % de la consommation énergétique et 34 % des émissions de gaz à effet de serre : on imagine les enjeux pour la planète et la santé
• de nombreux actifs travaillent dans leur commune de résidence et utilisent en majorité un moyen de transport personnel, souvent en autosolistes.

Un des objectifs de ce plan climat est donc réduire la consommation d’énergie dans le transport routier en visant un public particulier : les salariés. Différents axes de réflexion ont donc été décidés :

  • Penser les différents modes de déplacement en complémentarité : ce qui s’inscrit bien dans le plan national vélo qui préconise de favoriser et sécuriser le stationnement vélo dans et autour des gares. Il serait bien à cette occasion de réfléchir à une intermodalité vélo/bus, certes déjà commencée avec la station vélo sécurisée de la place Tissier, mais des progrès restent à faire. En effet, il est possible de transporter un vélo dans les bus du SITAC mais seulement pliable et plié.
  • Développer des alternatives à la voiture : évidemment, à Avenir 2 Roues, on pense tout de suite au vélo : économique (pour soi, pour la collectivité), bon pour la santé, bon pour la planète.
  • Communiquer : pour convaincre ceux qui trouvent que le vélo est dangereux. Bien sûr, le risque d’accident existe comme pour tout moyen de transport mais les bénéfices du déplacement à vélo sont 20 fois supérieurs aux risques. Peut-on en dire autant des transports motorisés ?

Pour réussir à réduire la consommation d’énergie dans le transport routier, l’agglo veut donc :

  • Accélérer le développement du réseau cyclable en accélérant la mise en œuvre le schéma directeur
  • Promouvoir des solutions alternatives à la voiture individuelle pour la mobilité des salariés.

Au sein de l’associaition, on se prend à rêver d’aller plus loin encore :

  • Prévoir une prime à l’achat d’un VAE au niveau local. Le seul moyen d’obtenir la prime de l’état pour ceux qui peuvent y prétendre.
  • Créer un véritable réseau cyclable qui mènerait aux administrations, aux zones commerciales et industrielles.
  • Mettre en place des abris vélos sécurisés dans les zones d’habitations collectives souvent peu riches en locaux pour vélos….

 

 
 
Publié le lundi 24 février 2020

 

Parlons-vélo 2019 : enquête terminée

 

L’enquête Parlons-vélo est terminée.

Tout d’abord, merci aux 334 personnes qui ont fait l’effort de répondre. C’est presque trois fois plus qu’en 2017, ce qui représente 320 réponses sur Châlons même, les 14 autres se partageant entre Fagnières, Sarry et Saint Memmie. C’est dire si l’intérêt pour le vélo et la volonté de faire entendre sa voix sont fortes.

Pourquoi était-il si important de répondre ? Pour deux raisons : tout d’abord, cela permet à Avenir 2 Roues d’avoir des données à procurer aux décideurs (agglo, ville), des données locales et pratiques puisqu’elles sont issues de ceux qui roulent à vélo. D’autre part, il ne faut pas oublier qu’au printemps prochain, auront lieu les élections municipales. Nous aurons là encore des arguments pour interroger les candidats sur leur future politique cyclable. Et il fait toujours plus sérieux de se recommander de plusieurs centaines de cyclistes que de quelques-uns.

Cette enquête terminée, la FUB doit traiter les données, soit plus de 180 000 réponses au niveau national ; il s’agit d’un travail colossal de récupération des données puis de synthèse. Le tout sera transmis aux associations début février sous forme de graphiques, tableaux… immédiatement exploitables.

Pour l’instant, nous avons déjà accès aux cartes qui étaient à compléter :
• celle des points noirs (les endroits qui font peur) (carte 1)
• celle des rues à traiter en priorité (carte 2 et 3)

Pour ce qui est des points noirs, les endroits particulièrement sensibles sont, sans surprise, les carrefours et giratoires. On a beau nous dire que les giratoires ont surtout été construits à l’époque du tout-voiture (l’avons-nous d’ailleurs quittée cette époque ?), le plus récent, celui du boulevard Léon Blum n’est pas plus sécurisant que les autres pour les cyclistes. De plus, sur les quatre plus gros points noirs, deux sont en hyper centre. Pourtant en zone 30, dite zone apaisée. Ce qui tend à prouver que cette vision a minima de l’aménagement cyclable est loin d’être suffisamment sécurisant pour l’usager vulnérable qu’est le cycliste.

Pour ce qui est des rues à aménager en priorité aux yeux des utilisateurs de la petite reine, on retrouve sans surprise les carrefours cités plus hauts mais aussi les axes structurants (rues du faubourg saint Antoine, Léon Bourgeois/Prieur de la Marne/Carnot, avenue des Alliés…) c’est-à-dire les rues les plus fréquentées. En revanche, il est moins aisé de comprendre cette demande d’aménagement sur des rues récemment refaites et pensées voitures/cyclistes comme l’avenue de Ste Menehould ou l’avenue du Gal de Gaulle. Peut-être aurons-nous des éclaircissements en février lorsque nous serons communiqués les commentaires libres des sondés.

 
carte 1
carte 1
carte 2
carte 2
carte 3
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Publié le samedi 7 décembre 2019

 

Châlons d’Est en Ouest

 

Aujourd’hui, c’est décidé, je teste la liaison cyclable Est/Ouest de Châlons. L’idée est de partir du quartier de la Vallée Saint Pierre pour gagner la zone commerciale Centre Ouest de Fagnières.
Je quitte le quartier par la rue Jean-Sébastien Bach (photo 1) et arrive directement sur une piste cyclable avenue de sainte Menehould.


A partir de là, deux choix s’offrent à moi :

  • Soit je tourne à gauche sur la rue Chevalier et rejoins l’hémicycle par la rue Grande Etape puis place Foch, rue de Marne jusqu’à l’hémicycle (2 km) par des rues non aménagées pour les cyclistes
  • Soit je continue tout droit par l’avenue de Valmy, la place aux Chevaux, le boulevard Léon Blum jusqu’à l’hémicycle (2 km aussi) mais davantage aménagé.

Bon, c’est parti pour la deuxième option : d’abord l’avenue de Sainte Menehould, sa large piste cyclable, son tapis de bitume tout récent (photo 2). Arrivé au feu de la place Valmy, je veux me placer sur le sas cyclable, mais un camion de la ville a déjà pris la place ! J’explique donc au conducteur qu’il n’a rien à faire là. Il me répond gentiment et avec forces excuses qu’il ne savait pas (ben voyons !) et qu’il fera désormais attention (ben voyons (bis) !).

Le feu passe au vert. La traversé de la place Valmy dans ce sens ne pose guère de problème : il suffit d’aller tout droit pour arriver avenue de Valmy et sa piste cyclable (photo 3). Le feu devant la caserne est au rouge. Un « cédez-le-passage-cycliste » tout droit serait le bienvenu étant donné le nombre rarissime de voitures qui sortent désormais de la caserne Chanzy-Forgeot. Ensuite, quelques coups de pédales jusqu’au carrefour Jansen. Le feu est encore au rouge. Je me place sur la gauche du sas afin de pouvoir prendre la voie du milieu en face de moi. A partie de cet endroit, plus de pistes cyclable, ni de sas. Je poursuis mon chemin place aux Chevaux, puis aborde le boulevard Léon Blum. Il est large, les voitures y roulent assez vite mais en cette fin de matinée, elles ne sont pas trop nombreuses.

Le passage du giratoire Blum (carrefour Blum/ Patton) se fait sans problème. En revanche, lorsque je sors du giratoire (photo 4), en allant vers l’Hémicycle, je me retrouve sur la voie de gauche et il me faut me rabattre sur celle de droite pour accéder à la piste cyclable de la rue Jean Jaurès. Pas de problème à ce moment de peu de circulation mais il n’en n’est pas de même aux heures de pointe : le malheureux cycliste est coincé entre deux files de voitures, qui pour certaines doivent changer de voie, qui sur la droite, qui sur la gauche et, là, on comprend que certains prennent le trottoir. Ce problème est connu des services de l’agglo. Un moyen d’éviter ce point noir est trouvé : un cheminement cyclable le long du canal, par le sentier déjà existant. Il n’y a plus qu’à le mettre en place !

Je suis donc à l’Hémicycle. Je rentre sur le giratoire et prends dans la foulée la piste sur le pont de l’écluse dont l’entrée est facile et bien faite. Après le pont, je reprends la piste sur trottoir de la rue Jaurès. C’est là que l’on se rend compte de l’utilité d’une sonnette : elle sert très souvent à signaler notre arrivée aux piétons qui sont sur la piste. Parce que si j’entends énormément râler (à juste titre) après tous ces cyclistes sur les trottoirs, personne ne s’émeut des piétons sur les pistes cyclables !

Arrivé au giratoire de la gare (photo 6), deux possibilités encore :

  • Poursuivre sur la rue Jean Jaurès, assez étroite, non aménagée et très fréquentée (trajet de 900 m).
  • Ou passer devant la gare, prendre la rue Galley, un petit bout de la rue de Fagnières, puis à gauche la rue Simonnot et rejoindre ainsi l’avenue de Paris (975 m).

Je choisis cette deuxième solution. A éviter si un train vient d’arriver. Et si les pneus du vélo sont en mauvais état : le revêtement de la rue qui passe devant la gare est un tissu de pansements, de creux et de bosses ! Un jour, ce sera refait mais en attendant…
La rue Galley (photo 7), en revanche, est en très bon état et munie d’une piste cyclable. Elle se termine sur un feu qui serait bien plus sympathique avec un tourne-à-droite. Un jour peut-être….

 Un tout petit bout de la rue de Fagnières (ça roule vite, par là !) et je tourne à gauche rejoindre la plus calme rue Simonnot. Au bout, un autre feu (photo 8). Encore un qui serait bien équipé d’un tourne-à-droite vers la piste cyclable de l’avenue de Paris. Je ne reviendrai pas sur les candélabres placés dessus, le sujet a été largement débattu ! Après avoir évité quelques piétons (encore !) et une camionnette stationnée sur la piste (photo 9), j’arrive au rond-point des Crayères. Il faut reprendre la chaussée juste avant mais le retour dans la circulation est bien pensé.

Je passe le giratoire puis aborde la route d’Epernay (photo 10), équipée d’une bande cyclable bien large au début, qui se rétrécit ensuite, hélas. La piste s’arrête une quinzaine de mètres avant le carrefour avec les rues des Poste et Pinotie et est remplacée par des chevrons (photos 11 et 12). Cette bande, unidirectionnelle, de chaque côté de la chaussée, est alors remplacée par une piste bidirectionnelle séparée de la chaussée mais de l’autre côté de la route. Si on ne le sait pas, il n’est pas facile de le deviner. Est-ce pour cela qu’un cycliste continue sur le trottoir ? (photo 13) Ce passage est compliqué et peu intuitf : je passe le feu à vélo mais pour faire la traversée, je dois me mettre sur le trottoir et attendre que le flot de voitures soit passé et que le feu repasse au rouge. Et là, cerise sur le gâteau, pile poil en face de la traversée cyclable, un candélabre !!! (photo 14) entouré d’un monstrueux petit muret en béton. Sûrement pour protéger le réverbère ; les cyclistes sont si peu soigneux, n’est-ce pas ?
Bon, c’est à mon tour de traverser. J’y vais. J’évite le muret puis accède à la dernière ligne droite (photos 15 et 16) me menant au centre commercial. Je croise ou double quelques piétons.

Juste avant l’entrée de la zone commerciale, la piste prend fin (photo 17) au niveau de la bretelle d’entrée du parking. Et à 5 m, un joli panneau « voie verte » nous accueille (photo 18).
Donc, piste cyclable. Traversée à pied. Puis voie verte où je peux reprendre le vélo. Où est cette continuité cyclable dont on nous rebat les oreilles !

Je constate que le parking Leclerc est équipé de deux abris vélos assez vastes, ce qui n’est pas le cas des autres magasins de la zone. Puis je repars pour le trajet de retour.

La piste bidirectionnelle de la route d’Epernay (ses piétons, ses chiens). Arrivée au carrefour avec la rue de Postes (photo 19), je constate que la remise dans la circulation est bien plus facile (même s’il faut quand même éviter le réverbère bien protégé !).

Je poursuis ensuite mon chemin, sur la bande cyclable, route d’Epernay puis avenue Pierre Semard jusqu’au feu du carrefour avec la route de Montmirail où un sas m’attend (photo 20). Pas de voiture dessus cette fois. Je tourne ensuite à gauche pour reprendre la route de Montmirail, équipée elle aussi. Passage du rond-point des Crayères puis reprise de la piste sur trottoir de l’avenue de Paris.
Je regarde avec envie l’avenue Jean Jaurès qui remonte vers le rond-point de la gare en 400 m mais non, ne rêvons pas, le vélo n’est pas un « véhicule autorisé » (photo 21) ! Donc, faisons le détour par la rue du Lt Loyer : 800 m.
Je poursuis sur l’avenue de Paris donc, je passe sur les piétons, la voiture qui a trouvé une chouette place de parking sur la piste (photo 22) et le pompon : une entreprise a scotché des cédez-le-passage avec un petit vélo à l’intérieur sur les réverbères. Message subliminal : "cycliste, laisse passer les camions qui sortent de notre entreprise." Depuis quand, une entreprise privée peut-elle édicter sa loi sur la voie publique ?

La piste sur trottoir se termine, il faut reprendre la chaussée sur le giratoire Mendela (en bas de la côte de Troyes). Il n’y a pas trop de circulation, je rentre facilement dessus. Puis j’en sors rue Loyer et emprunte sa bande cyclable pour rejoindre le rond-point de la gare. Je reprends la piste sur trottoir rue Jean Jaurès. Un trou, soigneusement entouré de barrières bloque la piste cyclable juste après le chemin du Perthuis (photo 23). Il est là depuis plusieurs mois. Ferais-je du mauvais esprit en supposant qu’un pareil trou sur une chaussée aurait été réparé dans la journée ?

J’utilise la voie verte pour me remettre dans la circulation lorsque la piste s’arrête au niveau du pont de l’écluse. Voilà plusieurs années qu’on nous promet la finalisation de cette piste en même temps que les travaux sur le pont de l’écluse mais pour l’instant rien ne se fait !

L’Hémicycle, la rue de Marne, la place Foch, la rue de Vaux, la place Monseigneur Tissier, la rue Grande Etape, le début de la rue Chevalier. Rien de tout cela n’est aménagé mais tout se passe bien, la circulation est assez faible. A la patte d’oie, rue Chevalier/ rue Bablot, j’opte pour la rue Bablot, moins fréquentée, plus calme.
Quelques mètres vers la droite, un virage à gauche et me voilà de retour rue Jean-Sébastien Bach.

Bilan : les 12 km aller/retour se font sans vraie difficulté ni endroits où je me sens en danger. Mais il y a encore du travail pour une réelle continuité cyclable, une vraie prise en compte et un meilleur respect des cyclistes.

 

 
trajet aller
trajet aller
trajet retour
trajet retour
rue J-S Bach
rue J-S Bach
photo 2
photo 2
photo 3
photo 3
photo 5 (pas prise le jour même !)
photo 5 (pas prise le jour même !)
photo 6
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photo 7
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photo 8
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photo 9
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photo 10
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photo 23
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Publié le samedi 7 décembre 2019

 

Visite de l’atelier participatif Emmaüs

 

Une douzaine de personnes se sont retrouvées ce vendredi 22 novembre 2019 à l’atelier vélo solidaire et collaboratif des Emmaüs. En effet, Jean-Luc Mollet, responsable de l’atelier, et Avenir 2 Roues avaient organisé une visite pour mieux connaître ce qu’apporte cet atelier.

Chacun peut y porter son vélo pour le réparer, seul, ou avec l’aide d’un bénévole. Si des pièces sont nécessaires, il est possible de s’en procurer d’occasion et à moindre coup. Les vélos récupérées et trop abîmés pour être remis en état sont désossés et les pièces utilisables sont ainsi classées dans les étagères de l’atelier. Des vêtements d’occasion pour cyclistes sont proposés sur un portant. Il est possible aussi d’acheter des pièces même si on ne vient pas faire de réparation sur place.

L’avantage est donc double : devenir autonome en matière de réparation et d’entretien de son vélo mais aussi réutiliser des accessoires qui auraient été jetés.

L’atelier, ouvert depuis début septembre est donc encore tout jeune et s’organise petit à petit. Les visiteurs ont eu l’occasion de poser des questions sur le fonctionnement de l’atelier : Est-il possible de faire réparer son vélo sans mettre les mains dans le cambouis ? Y a-t’il une vente de vélos d’occasion sur place ? Est-il prévu une ouverture le samedi ? (L’atelier est ouvert pour l’instant le vendredi seulement)…

M.Mollet a pu répondre à certaines questions mais se laisse le temps de la trêve hivernale (l’atelier n’est pas chauffé) pour affiner le projet maintenant qu’il est lancé et intéresse de nombreuses personnes. Pour preuve, le succès rencontré auprès des cyclistes qui viennent en nombre. En attendant, les bonnes volontés qui voudraient aider à l’atelier sont les bienvenues. Un plus grand nombre de bénévoles permettrait par exemple d’élargir les heures d’ouverture au samedi. Pour plus de renseignements, il est possible de s’adresser à M. Mollet, aux Emmaüs de Courtisols ou auprès de l’association Avenir 2 Roues.

C’est autour d’un café ou d’un thé que s’est conclue cette visite alors que la présidente d’Avenir 2 Roues incitait à participer à l’enquête sur les villes cyclables : parlons-vélo.fr. Effectivement, si le nombre de participants sur cette édition est plus important qu’en 2017 (l’enquête est menée tous les deux ans), l’objectif de 450 réponses (cible optimale attendue par la FUB) n’est pas encore atteint.

Atelier participatif et solidaire : espace pour réparer les vélos. Aide, pièces détachées et outils à disposition. Vente de vélos et pièces détachées à faible coût.

12 bis chemin du Perthuis à Châlons-en-Champagne

Le vendredi de 9 à 12h et de 14 à 17h

Fermeture pour l’hiver : à partir du 30 novembre, réouverture le vendredi 3 avril.

 
 
 
Publié le samedi 7 décembre 2019

 

Les panneaux piste cyclable B22a et C113

 

Depuis le décret du 14 septembre 1998, le Code de la route n’impose plus l’obligation aux cyclistes d’emprunter les aménagements cyclables. L’article R 431-9 du code de la route prévoit en effet que « l’obligation d’emprunter les bandes ou pistes cyclables est instituée par l’autorité investie du pouvoir de police après avis du préfet ».

Or « l’autorité investie du pouvoir de police », c’est le maire ou le président d’agglo. Et sur notre bonne ville, c’est Châlons agglo qui gère le cyclable à la fois sur la ville préfecture et toute son agglomération. C’est donc pour toute l’agglo que la décision a été prise : même s’il reste ici et là quelques panneaux B22 (photo 1), aucune piste cyclable n’est obligatoire. Ni celles qui sont sur trottoirs, ni celles qui relient deux communes (Saint-Martin/Recy ou Châlons/Sarry, par exemple).

C’est au final une bonne chose puisque chacun peut selon sa conduite ou son expertise, choisir le trajet qu’il préfère.
Ainsi, un cycliste peut emprunter la chaussée, c’est-à-dire là où les véhicules circulent, plutôt qu’une piste cyclable sur trottoir, parce qu’elle est difficilement praticable en raison de stationnements abusifs, entreposage de poubelles, fréquentation de piétons, …
De plus, les cyclistes rapides (les rouleurs utilitaires chevronnés, les sportifs,…) peuvent préférer emprunter la chaussée plutôt qu’un des aménagements cyclables pour des raisons de confort, entre autres lorsque les nombreux abaissements de trottoirs créent trop de ressauts, parce que les pertes de priorités sont trop fréquentes aux intersections, parce que sur une piste sur trottoir, il faut adapter sa vitesse…

Les automobilistes peuvent bien choisir entre nationales, départementales et autoroutes pour le même trajet, pourquoi le cycliste ne pourrait-il pas avoir le choix lui aussi ?

En revanche, il peut paraître logique d’utiliser prioritairement la bande cyclable le long d’une chaussée (photos 3,4 et 5) sauf si celle-ci est vraiment trop endommagée.

 
photo 1 : B22a : obligation
photo 1 : B22a : obligation
C113 : indication
C113 : indication
photo 3
photo 3
photo 4
photo 4
photo 5
photo 5
 
 
Publié le mardi 12 novembre 2019

 

Les EDPM : engins personnels de déplacement motorisé

 

Un décret paru au Journal officiel du 25 octobre 2019, réglemente désormais l’usage des engins de déplacement personnels motorisés (EDPM) et en particulier des trottinettes électriques, les plus courants des EDPM. S’ils ne sont pas considérés comme des véhicules comme les bicyclettes, leurs règles de circulation et de sécurité s’en approchent fortement.

C’est ainsi que l’utilisateur d’EDPM doit circuler sur les pistes ou bandes cyclables, voies vertes…. En l’absence de pistes cyclables, il ne peut circuler que sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h (donc pas hors agglomération) et sur les aires piétonnes, à condition de rouler à une allure modérée (6 km/h) et de ne pas gêner les piétons. Par ailleurs, la circulation sur les trottoirs est interdite, sauf si le maire l’autorise, ce qui n’est pas le cas pour Châlons. De plus, il est interdit d’être à deux sur ces engins, de pousser ou tracter une charge ou un véhicule  et de  se faire remorquer par un véhicule.

Comme pour les cyclistes, le port du casque audio ou des écouteurs est interdit. L’utilisateur doit être âgé d’au moins 12 ans et rouler à une vitesse maximum de 25 km/h. L’engin ne peut pas transporter plusieurs personnes en même temps.

De nuit ou par visibilité insuffisante la journée, le conducteur doit se vêtir d’un équipement rétro-réfléchissant. Tout ceci étant obligatoire depuis le 26 octobre 2019.

De plus, à partir du 1er juillet 2020, l’engin devra être équipé d’un système de freinage, d’un avertisseur sonore, de feux (avant et arrière) et d’un dispositif réfléchissant (à l’avant).

Le texte ne dit rien en revanche de l’utilisation des sas cyclables, « cédez-le-passage, cyclistes » et autres doubles sens cyclables.

Il est important de retenir de tout cela, que désormais les cyclistes devront partager les pistes cyclables avec les EDPM. Qu’il faudra aussi partager la chaussée avec voitures et EPDM.

Et c’est tant mieux car la FUB souligne le phénomène la sécurité par le nombre ou d’effet "masse critique" : plus les cyclistes (et EDPM maintenant) sont nombreux sur l’espace public, plus ils sont visibles par les autres usagers et, alors, le risque d’accident décroit.

Les EDPM : une chance pour les cyclistes ?

 
crédit Huffington Post
crédit Huffington Post
 
 
Publié le mardi 12 novembre 2019

 

Atelier de réparation de vélos solidaire et participatif

 

 

C’est le vendredi 6 septembre qu’a ouvert l’atelier de réparation vélos participatif et solidaire des Emmaüs. Et déjà le succès est au rendez-vous. 

Rappelons le principe de cet atelier.
Un atelier solidaire, puisque tenu par les Emmaüs qui ont pour objet la lutte contre la pauvreté et l’exclusion grâce à une activité économique, basée sur la récupération et le réemploi.
Un atelier participatif, puisque les cyclistes qui y viennent devront mettre la main à la pâte. En effet, cet atelier de réparation vise à donner de l’autonomie au cycliste en lui permettant d’apprendre les gestes de base. Au final, celui-ci sera capable de se débrouiller seul.

Sur place, les visiteurs ne sont pas abandonnés, un compagnon, des bénévoles sont là pour apporter leur aide et leurs connaissances. Par ailleurs, des pièces détachées récupérées sur des vélos sont mises en vente à des prix d’occasion. On y trouve aussi des pièces et accessoires donnés aux Emmaüs de Courtisols et acheminés à l’atelier de Châlons.

Quelques informations pratiques : l’atelier est ouvert le vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h. Il est situé 12 bis, chemin du Perthuis.
Chacun peut y venir juste pour visiter mais aussi pour proposer son aide. En effet, si suffisamment de bénévoles peuvent se relayer sur le site, une ouverture plus large (le samedi, pourquoi pas) pourrait être mise en place.

 
 
 
Publié le jeudi 3 octobre 2019
Mis à jour le mercredi 2 octobre 2019

 

Piste cyclable de St Memmie

 


Pendant de longs mois, le centre bourg de St Memmie s’est refait une beauté. Pour se conformer à loi LAURE, la municipalité y a inclus le déplacement cyclable, obligatoire dès qu’il y a réfection de voierie.


Les engins sont partis, les trottoirs balayés, les peintures appliquées au sol et on découvre alors le nouveau visage du centre bourg (désormais en zone 30) et plus particulièrement son cheminement cyclable.

Arrivant des quinconces St Jean, le cycliste à l’œil acéré aperçoit au sol des damiers avec un logo vélo (photo 1). Chic, il y a bien un aménagement cyclable ! Certes, les damiers ne signifient pas grand-chose dans ce contexte puisqu’ils indiquent aux conducteurs qu’ils ne doivent pas encombrer les voies sur lesquelles ils sont tracés*, dans un texte parlant des transports en commun. Difficile de comprendre le rapport avec les vélos.


Mais bref, actons : St Memmie a pensé aux cycles. D’ailleurs, une piste sur trottoir se profile : il faut un œil bien exercé pour la trouver car elle est de la même couleur que le trottoir piéton, simplement séparée de ce dernier par une bande gris clair et signalée par un logo vélo de belle facture mais quasi invisible (photo 2).
Par ailleurs, pour y accéder, il faut franchir un saut de trottoir de 3 à 4 cm, taillé en biais (photo 3). Attention donc, aux jours de pluie, de givre ou de gel car il est impossible d’aborder cette piste autrement qu’en mettant la roue presque parallèlement au trottoir. Les risques de chute sont importants.


Une fois la piste repérée puis le vélo dessus, inutile de s’élancer : la piste mesure 1,50 m de long environ –non, non, il n’y a pas erreur de virgule : 1,50m (photo 4)- puis le cycliste arrive sur une rue à traverser : rien au sol ne signale aux automobilistes la possible traversée d’un vélo, donc, prudence !
Cette rue passée, un long chemin attend le cycliste : 15m. Puis une rue à traverser, toujours sans rien pour prévenir l’automobiliste. Puis 30m. Une rue. Puis 20m.
Ah ! Pas de rue cette fois. Mais deux places de stationnement  : une pour les urgences, une autre pour les transports de fonds ! (photo 5)


Mais revenons à nos deux-roues qui ont dû se replacer sur la chaussée comme ils peuvent puisque la piste s’arrête sans que rien ne soit prévu pour réintégrer la circulation. Quelques coups de pédale puis reprise de la piste sur trottoir. Cette fois située sur une chaussée surélevée, on y accède sans saut de trottoir. Oui, mais :
• Il faut bien viser entre un potelet et un poteau supportant un panneau (photo 6)
• De plus, cette entrée est située au niveau d’un damier (décidément !) qui traverse la rue et que les piétons utilisent comme un passage protégé (photo 6)
Une fois la piste réintégrée, le cycliste peut rouler sur 100m d’un seul tenant ! Qui se terminent par un stop, sur trottoir, sans rien de prévu pour un retour dans la circulation, retour d’autant plus difficile qu’on se retrouve le long d’un giratoire (photo 7)
Il était si simple de conduire le cycliste sur une bande cyclable sur chaussée une dizaine de mètres avant le giratoire ! Pourquoi ne pas l’avoir fait ?


Imaginons, maintenant que notre cycliste a fait ce qu’il avait à faire à la mairie (au cimetière, au collège, chez un maraîcher…) et veuille repartir vers les quinconces.
Alors là, facile : rien, strictement rien n’est prévu pour lui dans le sens St Memmie/Châlons.
Et contrairement au bon sens qui dit : « Ici, on ne fait pas les choses à moitié », eh bien, à St Memmie, si !


Si, par hasard, tout ceci vous a un peu découragé et que vous trouvez cette piste cyclable (qui a tout de même coûté 60 000 euros au contribuable de l’agglo) pas très facile à utiliser, souvenez-vous qu’elle n’est pas obligatoire et que vous pouvez utiliser la route.


*instruction interministérielle de la signalisation routière, et plus particulièrement le D de l’article 118-3 intitulé « Marques relatives aux transports en commun »

 
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Publié le lundi 23 septembre 2019
Mis à jour le dimanche 22 septembre 2019

 

Une voie verte de notre région : la trans’Ardennes

 

Cyclistes urbains convaincus de longue date, nous nous demandions si le cyclotourisme était fait pour nous. En effet, le rythme est très différent puisqu’on passe alors de (relativement) courtes distances plusieurs fois par jour à une longue distance sur quelques jours.
Pour essayer, nous voulions un séjour proche et pas trop long. La région Grand-Est nous offrant des circuits en voie verte aboutis, nous avons décidé de tester la Trans-Ardennes (entre 110 et 120 km) en ce magnifique week-end de l’Ascension.
Descendre le cours de la Meuse depuis Remilly-Aillicourt, début de la voie verte, jusqu’à Givet, son terminus en trois étapes, tel était notre programme soigneusement préparé lors d’une soirée d’hiver.

Jour 1. (40 km) Nous partons de Châlons avec la voiture chargée des vélos pour gagner Remilly-Aillicourt. A notre arrivée sur place, le temps de trouver un endroit où se garer, préparer les vélos et le sac de voyage, il est déjà 11h. Une fois sur la voie verte, le rythme se trouve facilement et nous profitons avec plaisir du soleil et du vert paysage ardennais. Nous croisons d’autres cyclistes ou des piétons. Quelques promeneurs à roller utilisent parfois le beau ruban d’asphalte de la voie verte. Nous sommes doublés aussi par de plus rapides que nous (ce n’est pas difficile) et c’est là que nous nous rendons compte qu’un rétroviseur sur la gauche du guidon est indispensable. En effet, l’intérêt de ce genre de balade réside aussi dans le bavardage avec le coéquipier. Et qui dit bavardage, dit rouler de front et d’utiliser toute la largeur de la voie. Le rétro est alors fort utile pour voir de loin ceux qui veulent doubler.

La première courte étape à Sedan servira à trouver de quoi déjeuner sur un banc en bordure de Meuse. L’arrivée à Charleville se déroule sans anicroche. Cependant, il est un peu compliqué de trouver la bonne sortie puis d’accéder au centre ville : une fois la voie verte quittée, on retrouve le tout-voiture très rapidement.

Jour 2. (60km) Après une bonne nuit de repos, nous repartons en direction du nord vers 10h. Si sur la voie verte, on ne peut se tromper de direction car des panneaux indiquent clairement le nord et le sud, dès que l’on en sort, tout devient plus compliqué. C’est ainsi que nous aurons un peu de mal à retrouver le cours d’eau malgré le plan donné la veille par l’Office de Tourisme.

Mais, sitôt le flot des voitures laissé en ville, nous retrouvons avec bonheur, la rivière, ses berges et les cadeaux du printemps : cygnes, oies bernaches et leurs oisons, vaches et veaux, chevaux, marguerites, genêts, églantiers, iris, nénuphars, digitales, valérianes, campanules…, qui nous tiendront compagnie tout au long du chemin. Les champs succèdent aux jardins d’agrément et aux potagers selon qu’on est proche ou non d’habitations. Les écluses joliment entretenues permettent des haltes fort agréables.

Petit à petit, le paysage change : les prairies se font plus rares au profit des collines. Nous côtoyons ainsi des falaises rocheuses, des carrières de schistes, des forêts profondes. A quelques kilomètres de Monthermé et de son célèbre méandre, nous saluons les quatre fils Aymon, quatre rochers ainsi surnommés en raison d’une légende locale.

La voie verte se transforme parfois en voie partagée (pour les riverains) limitée à 30 km/h et très peu fréquentée par les voitures. Sur quelques rares et courts tronçons, il faudra prendre une véloroute (route à faible fréquentation) de façon bien sécurisée. Après une pause-déjeuner puis un pause-lecture (nous sommes en vacances tout de même), nous arrivons à Haybes en milieu d’après-midi, après avoir fait nos 60 km sans problème. Une saine fatigue nous envahit mais pas de courbatures, pas de crampes ! Une bonne douche, une promenade de découverte dans Haybes (le village vaut le détour) et après le dîner nous trouvons notre lit avec plaisir.

Jour 3. (25km+40km) Le petit déjeuner dégusté, nous enfourchons nos montures (toujours pas de courbatures !) pour notre avant-dernière étape : Givet. L’air est encore chargé de fraîcheur mais on sent que la journée sera chaude. Il nous faut affronter la seule difficulté de notre voyage : entre Ham-sur-Meuse et Chooz, la voie verte s’interrompt. Il faut regagner la départementale. L’itinéraire est parfaitement fléché. Mais comme il ne suit plus la Meuse, la route devient très accidentée. Il nous faudra alors grimper une belle côte, exercice auquel nous sommes peu rompus. Heureusement, une belle descente jusqu’au joli village de Chooz permet de retrouver la voie verte . Cette portion de route ne sera bientôt plus utilisée par les cyclistes puisque les travaux reliant la voie verte au niveau de la presqu’ile de Chooz sont commencés.

Pour la première fois, nous allons monter dans un train avec un vélo, nous sommes donc un peu inquiets. A tort, tout se déroule très bien. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls, une famille et leurs deux enfants et deux autres personnes sont de la partie. La voie ferrée Givet/Charleville longe la Meuse et nous apercevons souvent des cyclistes sur la voie verte, un peu plus loin. L’arrivée en gare de Charleville nous révèle une (très) mauvaise surprise. Certes la SNCF a fait des efforts pour l’accueil des vélos dans les trains. En revanche, rien n’est prévu dans les gares : c’est ainsi qu’arrivés voie 2, il nous a fallu faire descendre la volée de marche avec nos vélos puis le tunnel passé, remonter nos vélos jusqu’à la voie 1. Sur notre dos. A bout de bras. Bref comme on pouvait !!!!!

Nous avons ensuite mis du temps à retrouver un accès à la voie verte, faute aux travaux en ville mais aussi à une signalétique rare et de petite taille. Lorsqu’enfin nous y sommes, nous repartons, vers le sud cette fois, pour rejoindre Remilly et notre voiture. Ces 40 derniers kilomètres seront les plus difficiles. En effet, le soleil tape, le mercure monte et les 32° sont difficiles à supporter, d’autant que cette partie du parcours offre peu d’ombre. Une pause d’une demi-heure sur LE banc ombragé nous permet de repartir pour les derniers kilomètres.

Notre voiture est toujours là, c’est la fin de notre voyage à deux-roues ! Cette sortie fut un bonheur. Déjà nous cherchons notre prochaine destination. Le canal de Bourgogne, parait-il offre un beau parcours.

 


Points positifs

 Points négatifs

Des paysages magnifiques

 

 

Manque de poubelles près des bancs

 

Une voie verte très bien entretenue

 

Moins bonne signalétique dès que l’on en sort pour la (re)trouver

 


Très peu de déchets sur les bords de voie

Rien n’indique le nom des villages traversés ce qui rend difficile le repérage sur la carte

 


Une bonne signalétique sur la voie verte

Quelques rares et courtes ruptures de la voie verte

 

Un rappel fréquent des règles sur la voie verte : chiens en laisse, cyclistes à allure modérée (hélas pas beaucoup respecté, certains prenant la voie pour un vélodrome) 

Une carte assez précise de la voie verte distribuée dans les offices de tourisme 
 
 
Un passage par-dessus la Meuse
Un passage par-dessus la Meuse
Une bien agréable pause
Une bien agréable pause
Une écluse aux couleurs du vélo
Une écluse aux couleurs du vélo
une promenade bucolique
une promenade bucolique
Avenir 2 Roues dans les Ardennes
Avenir 2 Roues dans les Ardennes
 
 
Publié le samedi 22 juin 2019

 

Inauguration d’une cyclerie à Châlons

 

L’agglo a choisi la Semaine Européenne du Développement Durable pour lancer le projet « Cycle de la liberté » porté en très grande partie par les compagnons Emmaüs de Courtisols.


De façon très pragmatique, ce projet se traduit dans les faits par un atelier solidaire et participatif de réparation de vélos qui a été inauguré la mardi 28 mai 2019, au 12 chemin du Perthuis à Châlons. Ce sont donc MM. Lemeray et un compagnon des Emmaüs, qui ont coupé le ruban rouge ouvrant le passage au public pour la première fois. Les quelques mots de bienvenue et de remerciements prononcés, chacun a pu s’avancer pour visiter les lieux.


Cet atelier, que beaucoup appellent déjà la cyclerie, partage les locaux d’Emmaüs avec l’activité vêtement pour l’instant. La recherche d’un local pour y délocaliser la friperie se poursuit. Pour l’instant donc, l’atelier se partage en trois parties :
• L’atelier participatif
• L’atelier solidaire
• La zone de stockage


Que recouvrent ces termes ? Un peu d’explications pour ceux qui ne connaissent pas la différence :
L’atelier participatif est un atelier dans lequel on peut réparer son vélo soi-même, avec ou sans aide, le but étant de devenir autonome pour la réparation et/ou l’entretien.
L’atelier solidaire est un atelier tenu par un compagnon des Emmaüs : les vélos sont alors réparés par un compagnon de la communauté.
La zone de stockage  : y sont stockés des vélos donnés aux Emmaüs. Les moins abimés seront remis en état pour être vendus, les autres seront désossés pour récupérer les pièces détachées qui seront mises en vente ou réutilisées sur place.


Les pieds d’atelier et l’outillage sont déjà en place mais il faudra attendre le mois de septembre pour une ouverture régulière du lieu au public. Au début, le local sera ouvert deux fois par semaine, l’idée étant de trouver un compagnon Emmaüs permanent formé à la réparation vélo pour l’atelier solidaire. Puis des bénévoles viendront pour aider sur la partie atelier participatif. En attendant l’ouverture régulière, le lieu ne restera pas inoccupé, il faut en effet commencer à démonter les vélos irréparables pour créer un stock de pièces d’occasion.


C’est vraiment une belle idée qui est mise là en application. Avenir 2 Roues depuis longtemps caressait cette idée. Cependant elle demandait une forte présence humaine et de gros moyens techniques, ce qui était hors de portée. Cependant, une réflexion est en cours sur un partenariat atelier participatif avec Emmaüs.

 
Quelques mots des porteurs du projet
Quelques mots des porteurs du projet
Le ruban est coupé
Le ruban est coupé
l'atelier participatif
l’atelier participatif
L'atelier solidaire
L’atelier solidaire
La zone de stockage
La zone de stockage
 
 
Publié le vendredi 14 juin 2019
Mis à jour le mercredi 29 mai 2019

 

Accidentologie 2018

 

Les premières données sur les accidents impliquant un ou des cyclistes sur l’année 2018, bien qu’elles ne soient pas encore validées par l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière) nous ont été données par la préfecture. Pour mémoire, ces chiffres sont ceux des accidents provoquant le déplacement de la police et/ou une hospitalisation. C’est ainsi que certains accidents sont signalés dans la presse locale et non comptabilisés par la Sécurité routière.

Pour ces derniers, Avenir 2 Roues s’est rapproché de la police pour avoir plus d’informations. Il semble hélas, que les accidents soient souvent dus à l’imprudence de cyclistes mais restent sans gravité.

Pour en revenir aux chiffres de la préfecture, sur Châlons, aucun accident n’est à déplorer en 2018. Par comparaison, 25 accidents à Reims et 3 à Epernay (pourtant deux fois moins peuplée que notre bonne ville) ont été recensés sur la même période. C’est une excellente nouvelle qui confirme les bons chiffres de 2017 à Châlons.

En 2018 toujours, et si on élargit à la Marne, le bilan est plus lourd : 42 victimes cyclistes (pour 37 accidents) parmi lesquelles : 1 tué, 14 blessées hospitalisés et 27 blessés légers. Si 75 % des accidents du département se produisent en agglomération, le cycliste tué était un cycliste sur route. Ce qui situe la Marne, dans ces tristes statistiques, au niveau des chiffres nationaux, relevant une majorité de décès de cyclistes en milieu rural (voir plus bas).

Ceci pour rappeler aux Cassandre qui clament la dangerosité du rouler à vélo en ville que ce n’est pas en zone urbaine qu’est le vrai danger surtout si on respecte les règles du Code de la route. S’il est vrai que les frayeurs sont fréquentes (on est rarement doublé à un mètre ou plus…), les chiffres à Châlons prouvent encore une fois que pédaler n’est pas si dangereux.

Par ailleurs, pour élargir le débat de la sécurité aux derniers mois, les chiffres suivants publiés par l’ONISR en février 2019 nous rappellent que, toujours au niveau national, pour un temps de déplacement identique, le risque d’être blessé est 8 fois plus élevé en vélo qu’en voiture et 20 fois plus élevé qu’à pied. Ceci s’explique à la fois par la fragilité du cycliste qui n’est pas protégé par une carrosserie et par son partage de la chaussée avec les véhicules motorisés. Cependant, seulement 30 % des cyclistes tués lors d’un accident roulaient en ville, ce qui tend à montrer que la vitesse reste un facteur déterminant d’accident et de gravité d’accident. A quand le centre ville en zone 30 ?

En valeur absolue, les cyclistes ne représentent qu’entre 2,9 % et 5,75 % des tués selon les mois (sur les 12 derniers mois), ce qui représente une faible part des accidentés. Hélas, l’augmentation est de 34 % depuis décembre 2007 alors que le nombre de tués dans un accident, tous usagers confondus, est en baisse de 31 %.

Comment expliquer ceci ?

On peut supposer que la pratique du vélo a augmenté récemment, comme en témoignent les chiffres de vente du secteur, ce qui expliquerait le décalage avec le reste des usagers. La remontée globale est aussi attribuée à un relâchement des comportements constatés ces derniers temps mais difficilement quantifiable scientifiquement.

Ces chiffres ne doivent pas décourager de faire du vélo, pour se rendre au travail, en courses ou sur les lieux de loisir car plus les cyclistes sont nombreux sur la route, moins il y a d’accidents. En effet, plus nombreux, ils sont plus visibles et font baisser la vitesse moyenne des voitures. Par ailleurs, des règles de conduite simples peuvent aider à limiter le risque d’accident :

  • respecter les règles du code de la route, bien sûr,
  • être visible (éclairage, gilet jaune,…) ...
  • ... et prévisible (signaler les changements de direction, garder sa trajectoire, mettre un rétroviseur sur son vélo, …)

 

 
 
Publié le mercredi 22 mai 2019

 

Les parcs vélos sécurisés de la piscine olympique

 

On les attendait, et enfin ils sont installés !

Ils ont fière allure ces dix abris posés le long du gymnase Pierre de Coubertin, face à la piscine. Un lieu judicieusement choisi puisque les plaintes pour vol de vélo ou d’accessoires sont fréquentes dans ce site fort fréquenté par une population sportive.

Les dix box individuels sont en métal, munis d’une porte coulissante et d’un système de fermeture. Nous les avons testés pour vous.

Ils sont donc beaux, rien à dire. Mais sont-ils pratiques ?
Oui car très simples à utiliser (photo 1) : on rentre le vélo dans le box, on ferme la porte, on verrouille et le tour est joué. Un mode d’emploi (photo 2) est même là pour nous aider.

Le système de verrouillage est-il efficace ? Oui, si vous avez un bon antivol vélo, (et vous en avez un puisqu’on vous le répète sur tous les tons !) puisque c’est lui qui va fermer le box. Et là, attention : le meilleur des antivols vélos, c’est le U (photo 3). Dans ce cas, il ne faut pas que son diamètre excède 1.9 cm. Dans le pire des cas, il est possible d’attacher le vélo dans le box avec le bon antivol, puis de verrouiller la porte avec un petit antivol (photo 4). Certes, ce dernier est relativement facile à forcer mais pour ne pouvoir voler qu’une selle ou un kit d’éclairage, le jeu n’en vaut guère la chandelle.

Ces box conviennent-ils à tous les vélos ? Oui, lorsqu’on dispose d’un vélo basique (VTT, VTC, …). En revanche, on oublie pour les vélos hors norme (vélo-cargo, tandem, ….). De même ceux équipés de sacoches ne pourront entrer qu’en avant (photo 5), à moins d’avoir des sacoches souples. Quant aux vélos équipés de caisse, tout dépend de la hauteur du porte-bagage (photo 6).
Vous pouvez faire entrer votre vélo par l’avant ou par l’arrière, à vous de voir ce qui vous convient le mieux.

Voilà donc un bel aménagement, qui permet de faire du sport en toute tranquillité. Il n’y a plus désormais qu’à remplacer les pitoyables arceaux vélos d’Aquacité !

 
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Publié le lundi 25 février 2019

 

Un plan pour les vélos

 

Mardi 27 novembre 2018, un grand plan mobilités a été annoncé par le gouvernement. Une partie de ce plan comprend le plan vélo déjà publié le 14 septembre 2018, et communiqué par le Premier Ministre Edouard Philippe.

Cette inscription du plan vélo en entier au sein du plan mobilités donne bon espoir de le voir appliqué même s’il faut maintenant attendre la publication des arrêtés qui feront passer cette déclaration de « bonnes intentions » à une réalité applicable.

Pour mémoire, le plan vélo dévoilé en septembre est une grande première puisque jamais l’état ne s’était autant engagé sur la pratique du vélo. Qui plus est ce plan est doté d’un financement de 50 millions d’euros par an sur 7 ans. Pour remettre les choses en proportion, avec cette somme, on peut réaliser 250 mètres d’autoroute urbaine !

Ce plan a pour objectif de tripler la part modale du vélo, de passer de 3 % à 9 % de cyclistes (moyenne nationale). Pour cela, il s’appuie sur quatre grandes orientations :

La sécurisation des déplacements vélos

Un des arguments souvent avancé pour ne pas se déplacer à vélo est le manque de sécurité . Sécuriser les déplacements étaient donc en effet une priorité même si, à Châlons, le nombre d’accidents reste très en deçà des chiffres nationaux.
Il est donc prévu dans ce plan de développer les aménagements cyclables en dotant les communes de fonds donnés après appels à projet.
Prévue aussi, la généralisation, sur 10 ans, les sas cyclables aux feux. Cette consigne a priori assez simple à appliquer se complique sur les feux à masse métallique (ceux qui se déclenchent seulement lorsqu’une voiture est arrêtée au feu) car il faudra alors changer les capteurs de place. On peut cependant applaudir cette mesure qui permet au cycliste de se placer devant la file de voitures à l’arrêt, lui évitant de respirer les vapeurs d’échappement et, surtout, d’être bien visible et, donc plus en sécurité.

Annoncée aussi, la généralisation des double sens cyclables (DSC), même dans les zones 50. Les DSC pour l’instant limitées aux zones 30, permettent aux cyclistes en prenant des raccourcis, de gagner du temps et de l’énergie. Car ne l’oublions pas, le vélo avance à l’énergie musculaire ! Rappelons au passage que les DSC ne présentent pas de danger (aucun accident à déplorer sur Châlons depuis leur création) puisque arrivant face à face, cyclistes et automobilistes se voient et peuvent donc adapter leur conduite.

Le gouvernement prévoit aussi une communication systématique sur chaque nouvelle mesure en faveur des vélos. Voici une très bonne nouvelle. Combien de fois des automobilistes garés sur des sas cyclables ne disent-ils pas ne pas connaître cet aménagement ! IL y a certes, une part de mauvaise fois mais il faut avouer que de nombreuses nouveautés sont installées sans explications.

La lutte conte le vol

La crainte du vol représente un frein considérable à la pratique du vélo. C’est pourquoi un volet y est consacré avec, en particulier, un plan d’action contre le vol avec la facilitation du dépôt de plainte en cas de vol, l’amélioration du stationnement vélos sécurisé (au niveau des gares surtout) et l’obligation pour les vélos neufs d’être marqués d’un numéro rappelant l’actuel Bicycode.

Il faudra voir avec le temps si ces déclarations d’intention sont vraiment suivies d’effet. Pour ce qui est des abris sécurisés par exemple, la mise en place doit être confiée à la SNCF. Aura-t’elle les moyens et l’envie de suivre ?

La création d’un cadre incitatif à l’usage du vélo

La mise en place de mesures fiscales incitatives : notamment, la création d’un forfait mobilité durable (qui remplacera l’IKV ou indemnité kilométrique vélo) pouvant aller jusqu’à 400 euros par an, accessible à tous les salariés, fonctionnaires compris.

Le soutien à l’achat de vélos à assistance électrique (arrêté prévu fin octobre 2018) et à la mise à disposition de flottes de vélos par les entreprises.

Le développement d’une culture vélo

Au-delà des déclarations d’intention, la principale annonce concernant ce point est la promesse que tous les enfants sauraient aller au collège à vélo de façon autonome et sécurisée, à l’horizon 2022.
Par ailleurs, il est mis en avant la volonté d’avoir une réflexion plus globale autour des mobilités, de développer l’activité physique pour la santé et de déployer des plans de mobilité scolaire tels que les vélobus.

 
 
Publié le jeudi 29 novembre 2018

 

Carte grise vélo : Info ou intox ?

 

Depuis quelques jours, court sur les réseaux sociaux ou de bouche à oreilles, cette rumeur qui fait peur : avec le nouveau plan vélo, la carte grise va être généralisée aux bicyclettes.

Une rumeur qui fait peur car on la pare de toutes les dérives possibles : les vélos seront répertoriés. La carte grise sera taxée. On connaîtra le propriétaire. Si celui-ci est en infraction, on pourra le retrouver. Voire lui faire payer une amende. Et même, lui retirer des points sur son permis. Bref, cette rumeur lancée par BFMTV enfle telle la grenouille de Jean de la Fontaine.

Alors qu’en est-il exactement ?

Oui, c’est vrai le plan vélo prévoit le marquage systématique pour les vélos neufs : tous les vélos neufs mis en vente un an après la promulgation de la loi d’orientation des mobilités devront être marqués. Quoi qu’il en soit, le projet de loi visant à généraliser le marquage des vélos doit être présenté au conseil des ministres avant la fin de l’année. Il doit être discuté et peut-être modifié par des amendements courant 2019 à l’Assemblée nationale et au Sénat pour une mise en application un an après, donc pas avant 2020.

 Mais il est faux que soit prévue l’instauration d’une carte grise pour les vélos. Il y aura uniquement un certificat de propriété du vélo afin de garantir sa provenance et de lutter contre le recel lors d’une revente. De la même façon qu’il existe aujourd’hui un passeport BICYCODE®, remis au cycliste qui fait graver son vélo, le cycliste de demain aura un certificat de propriété. Il s’agit d’un mode d’emploi lui permettant de sécuriser son enregistrement sur la base de données bicycode.org et d’une preuve de propriété de son vélo à transmettre lors de la revente.

Ce marquage n’est absolument pas une immatriculation des vélos, permettant de verbaliser le cycliste.
Rappelons au passage cette idée reçue qui a la vie dure : on ne peut pas retirer à un cycliste des points sur son permis pour une faute commise à vélo. Ceci au nom de l’égalité devant la loi : ceux qui n’ont pas de permis seraient favorisés par rapport à ceux qui en sont détenteur.

Bref, tout ce que promet le plan vélo, c’est, d’ici 2020, de faire marquer par les vendeurs de vélos professionnels le vélo neuf acheté.

Plus besoin de surveiller la date de marquage qui se fera dans sa ville ou de trouver une association ou un vendeur qui le fasse, le marquage sera fait à la vente. Aux acheteurs, en revanche, à être vigilant et à rappeler la loi aux vendeurs. Combien de fois encore, des cyclistes repartent de chez le vendeur (et pas toujours des grandes surfaces !) avec un vélo qui n’est pas équipé des accessoires de sécurité obligatoires comme la loi le réclame !

(Article écrit avec l’aide de la FUB)

 
 
 
Publié le jeudi 8 novembre 2018

 

Accidentologie 2017

 

Cette année encore, sur le territoire de l’agglomération châlonnaise, le bilan des accidents pour la petite reine est léger puisqu’officiellement, (chiffres préfecture) un seul accident est à signaler. Il faut cependant relativiser ce bon chiffre puisqu’il ne s’agit que de ceux répertorier car nécessitant la présence de la police. Pour se convaincre que les chiffres sont un peu plus élevés, il suffit de lire l’Union qui relate certains accrochages n’apparaissant pas dans les statistiques officielles. Pour autant, les chiffres restent très bas depuis que la préfecture nous livre les statistiques des accidents concernant les deux-roues non motorisés.

En 2017, donc, le seul accident recensé a mis en cause un automobiliste qui, alors qu’il était à l’arrêt à cheval sur le trottoir, a ouvert sa portière au moment où le cycliste passait. Lequel cycliste, blessé, a dû être transporté à l’hôpital.

C’est l’occasion de rappeler que selon l’article R-412-9 du Code de la Route : « Sur les voies où la vitesse maximale autorisée n’excède pas 50 km/ h, un conducteur de cycle peut s’écarter des véhicules en stationnement sur le bord droit de la chaussée, d’une distance nécessaire à sa sécurité.  » (photo 1)
Il ne faut donc pas hésiter à utiliser cette possibilité qui nous laisse à distance des portières. En contrepartie, le conducteur de voiture pourra doubler le cycliste (à 1m !) même si une ligne continue est tracée au sol. De quoi contenter tout le monde.
Sur les pistes cyclables sur trottoir, il faut être attentif aussi aux voitures garées sur la gauche des cyclistes (photo 2) . En effet, le passager éventuel peut lui aussi ouvrir sa portière.
A vélo, donc, soyons attentifs tout le temps.

 
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Publié le jeudi 5 avril 2018
Mis à jour le vendredi 6 avril 2018

 

Radio Mau Nau... à bicyclette !

 

Grace à un partenariat avec Radio Mau Nau, Avenir 2 Roues est à l’antenne chaque semaine !

« A bicyclette » : c’est la petite chronique hebdomadaire sur le vélo pour parler actualités vélo, conseils...

Rendez-vous en direct sur Radio Mau Nau FM 90,6 à compter du 8 janvier 2018. Chaque chronique sera passée trois fois dans la semaine : le mardi à 12h40, le jeudi à 18h10 et le vendredi à 10h10,

Si vous avez manqué les premiers épisodes, vous pouvez les réécouter ci-dessous :

A bicyclette du 9 janvier 2018 - 3:05 min
Présentation de l’association Avenir 2 Roues

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A bicyclette du 16 janvier 2018 - 6:45 min
Vélospective des projets vélos en 2017 sur le territoire châlonnais et actualités nationales

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A bicyclette du 23 janvier 2018 - 4:05 min
Comment être bien visible à vélo

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A bicyclette du 30 janvier 2018 - 3:10 min
La santé et le vélo

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A bicyclette du 6 février 2018 - 4:20 min
Les temps de trajet à vélo à Châlons

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A bicyclette du 13 février 2018 - 5:44 min
Les équipements obligatoire de sécurité à vélo

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A bicyclette du 20 février 2018 - 5:43 min
Les aménagements en cours à châlons

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A bicyclette du 27 février 2018 - 3:50 min
Le vélo à assistance électrique

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Bien attacher son vélo - 7 min

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Se positionner sur la chaussée - 5:51 min

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Les chevrons - 3:23 min

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Les doubles sens cyclables - 4:01 min

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La prime à l’achat VAE 2018 - 4:03 min

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Le baromètre des villes cyclables - 3:52 min

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Le tourne à droite cycliste - 3:35 min

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Le marquage Bicycode - 3:54 min

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La fête du vélo - 5:45 min

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Les sas cyclistes - 4:59 min

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reprendre le vélo - 3:46 min

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Conseils aux automobilistes - 3:48 min

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Voies cyclables sur trottoir - 8:35 min

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Alternatiba - 5:01 min

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Le parking vélo de la foire - 5:01 min

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Radio Mau Nau
Radio Mau Nau
FM 90.6
 

Fichier MP3 - 7.1 Mo
 
 
Publié le mercredi 28 février 2018
Mis à jour le samedi 27 octobre 2018

 

Nouveau dispositif de prime d’achat du VAE

 

Le nouveau dispositif de prime d’achat du vélo à assistance électrique (VAE) débute aujourd’hui.

Désormais, un acheteur de vélo électrique peut se faire rembourser jusqu’à 20 % du prix du cycle mais sans dépasser 200 €. Mais à deux conditions :

  • Il faut que les personnes concernées ne soient pas imposables
  • que leur commune propose déjà une aide similaire à condition que les deux aides cumulées ne dépassent pas le plafond

Selon Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), « c’est comme si le dispositif n’existait plus », les conditions d’application excluant la majorité des acheteurs. « On sait que les acquéreurs de vélo à assistance électrique sont rarement des gens qui sont non imposables et, de toute, manière, le reste à charge sur un tel produit serait très lourd », regrette-t-il.

À la fin septembre 2017, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérard Darmanin avait annoncé la fin de la prime. Devant les critiques d’associations, de politiques ou d’industriels, la ministre des transports Élisabeth Borne a annoncé un mois plus tard que le gouvernement voulait remettre en place un nouveau dispositif. Le gouvernement a budgété une enveloppe de 5 millions d’euros en 2018 pour ce nouveau dispositif. Pour la mouture 2017, il était prévu 30 millions d’€ mais le succès avait été tel que l’opération s’est montée à 50 millions pour l’état.

En comparaison les aides sont bien plus généreuses pour les voitures électriques alors que la majorité des trajets en France font moins de 5 km. « Le vélo à assistance électrique peut pourtant inciter de nombreuses personnes à basculer vers un moyen de transport qui a des vertus sur la santé publique », dit Olivier Schneider.

La FUB espère désormais que les économies permettront au moins au gouvernement d’abonder un vrai plan vélo dans le cadre de la prochaine loi sur les mobilités.

Avenir 2 Roues aussi, évidemment. D’autant qu’aucune aide n’est prévue ni par la ville de Châlons ni par l’agglo et que, ipso facto, tous les châlonnais et habitants de l’agglo sont déjà écartés de cette prime.

 
 
Publié le samedi 10 février 2018
Mis à jour le jeudi 1er février 2018

 

Se déplacer à vélo est-il dangereux ?

 

 
Cyclistes, automobillistes, piétons,… tous ont leur mot à dire sur la pratique du vélo en ville. Le discours de ceux qui en parlent sans le pratiquer est évidemment souvent très négatif, avec une remarque très souvent assénée : « Le vélo, c’est dangereux ! »

Pourtant, en prenant du recul, on constate que le nombre de morts à vélo a beaucoup diminué depuis 30 ans et qu’il reste stable depuis 10 ans malgré la forte hausse des déplacements à vélo. Ainsi, le nombre d’accidents ramené au nombre de déplacements à vélo a considérablement diminué.
 Plus précisément, après avoir diminué de plus de moitié en 15 ans (de 1986 à 2000) en France, le nombre total de morts à vélo s’est stabilisé depuis, en fluctuant entre 140 et 200 par an, avec de petites variations à la hausse ou à la baisse d’une année à l’autre (voir graphique), avec plus d’accidents mortels sur route qu’en ville.

Pendant le même temps, le nombre de déplacements à vélo a explosé : selon l’enquête décennale EGT en Ile de France, il a plus que doublé (+114 %) de 2001 à 2010. Les chiffres pour 2016 ne sont pas connus, mais cette hausse s’est assurément poursuivie, voire amplifiée puisqu’il y a au moins 3 fois plus de déplacements à vélo aujourd’hui qu’il y a 15 ans en Ile de France (et en France en général).

Donc le nombre d’accidents à vélo rapporté au nombre de déplacements à vélo a été divisé par 3 en 10 ans. On peut supposer que c’est dû essentiellement à un effet « sécurisation par le nombre », qui incite les automobilistes à plus de prudence et de respect vis-à-vis des cyclistes. Aussi peut-être aux aménagements qui fleurissent dans les villes.

En revanche, le nombre de piétons tués reste plus de 3 fois plus élevé que celui de cyclistes et a fait un bond de près de 20 % en 2016 par rapport à 2015 (+ 91 morts). Pour autant, dans les discussions entend-on souvent : « Tu te déplaces à pied en ville ? Quelle folie, c’est extrêmement dangereux ! »

Il est vraiment difficile de comprendre le pourquoi de ces réactions quand on connaît par ailleurs les bénéfices directs (diminution de la sédentarité) et indirects (réduction de la pollution de l’air) pour la santé : leurs effets globaux sont bien plus importants en terme de santé publique et individuelle que celui des accidents. Il faut souligner aussi que les ¾ des déplacements en voiture font moins de 5 km et pourraient facilement être faits à vélo !

Cela n’empêche pas, au contraire, de se préoccuper dans le même temps de réduire les accidents : chacun, piéton, cycliste, motocycliste et automobiliste, a sa part de responsabilité à prendre pour améliorer son comportement sur la voirie ; mais sans perdre de vue les bénéfices pour la santé qu’apportent les mobilités actives.
 
Merci à Benoit CARROUEE pour son aide à la rédaction de cet article.

 
 
 
Publié le lundi 18 décembre 2017

 

Double sens cyclable et priorité rue de Marne

 

Tout est parti d’une constatation : certains doubles sens cyclables (DSC) de Châlons se terminent par une bande de pointillés équivalent à un cédez-le-passage, d’autres non et d’autres encore avaient des bandes tellement effacées qu’on ne savait plus si elles étaient encore en vigueur.

La question se posait en particulier en fin de DSC de la rue de Marne. Depuis quelques jours, le doute n’est plus permis : les bandes pointillées ont été bien repeintes et ne laissent plus planer la moindre interrogation : le cycliste sortant de la rue de Marne au niveau de la rue Cosme Clause n’est pas prioritaire.

Restent les autres rues, celles où il n’y a aucune indication en sortant du DSC, la rue Lochet, par exemple. Là, le code s’applique : le cycliste a la priorité sur les véhicules qui arrivent de sa gauche. Cependant, il est préférable de se montrer très prudent et d’arriver sur ces intersections tout tranquillement. En effet, les DSC, récents, ne sont pas encore totalement entrés dans les réflexes de tous les conducteurs et bien rares sont ceux qui pensent à vérifier ce qui arrive d’une rue qu’ils savent en sens unique. A leur décharge en plus, le manque de cohérence rencontré sur ces DSC : selon le code, tous les sens uniques en zone 30 sont de fait des DSC, sauf avis contraire du maire. Ce qui donne parfois oui, parfois non, et il faut à chaque fois vérifier le panneau : pour les cyclistes, qu’ils peuvent emprunter la voie en sens unique, pour les automobilistes, qu’ils peuvent rencontrer un cycliste face à eux.

Pas toujours simple mais n’oublions pas les avantages du DSC : des raccourcis pour les cyclistes, et surtout, une très bonne visibilité pour les deux conducteurs qui se voient mutuellement puisque face à face.

 
Cyclistes, vous n'êtes pas prioritaires !
Cyclistes, vous n’êtes pas prioritaires !
 
 
Publié le lundi 7 août 2017

 

Balade vélo vintage
16 juin 2017

 

L’ASPTT convie tous les cyclistes à une balade dans Châlons le vendredi 16 juin. Le départ se fera de la place Foch, 18h30, pour une durée de 1h30 à 2h.

Dans l’idéal, les cyclistes doivent venir avec un vélo ancien (des débuts de la bicyclette aux années 80) et la tenue correspondante. Les plus beaux déguisements seront récompensés par des bons d’achat à dépenser dans les commerces du centre ville.

Cependant, si vous ne pouvez vous déguiser la balade vous est malgré tout ouverte.

Venez nombreux profiter de ce weekeend dédié au vélo :

  • vendredi soir : la balade vélo vintage
 
Balade vélo rétro
Balade vélo rétro
16 juin 2017
 
 
Publié le mardi 6 juin 2017

 

Une nouvelle piste cyclable à Châlons

 

Voilà bien longtemps qu’on en parlait mais on ne voyait rien venir. Enfin, la voici : la piste reliant le pont de Marne à l’hémicycle est tracée.

Il s’agit certes d’une piste provisoire qui va servir de test jusqu’en septembre, pour les détails à mettre au point.

Les horodateurs par exemple (photo 1) devraient être tournés d’un quart de tour pour que les automobilistes prenant un ticket de stationneemnt ne soient pas sur la piste.

Pour l’instant les sorties/entrées de piste ne sont pas encore finalisées mais cela se fera. De même, lorsque le tracé final sera mis en place, toute la piste du rond-point de la gare à celui de l’hémicycle sera repris.

On peut constater que cette piste est déjà bien utilisée (photo 2), preuve en est qu’elle était vraiment nécessaire. Mais on peut regretter qu’elle soit déjà occupée par les poubelles (photo 3), cependant, il faut bien admettre que sur la trentaine de poubelles située sur le cheminement, ces deux-là étaient les seules à être mal positionnées.

Quant au pont du canal (photo 4) trop étroit pour y tracer un espace piétons/un espaces cyclistes, il sera partagé. C’est une mauvaise habitude à donner aux cyclistes alors que l’on regrette à juste titre, que ceux-ci envahissent les trottoirs alors qu’ils devraient être sur la chaussée.

 
photo 1
photo 1
photo 2
photo 2
photo 3
photo 3
photo 4
photo 4
 
 
Publié le jeudi 18 mai 2017

 

De nouvelles pistes cyclables

 

Le printemps arrive et, avec lui, les travaux de voierie. Cette dernière vient d’être refaite sur une partie de l’avenue de Ste Menehould (entre les rue Jean-Sébastien Bach (sortie de la Vallée St Pierre) et Anaïs Ségalas). Conformément à la loi LAURE, elle a été équipée de bandes cyclables flambant neuves. Placées de chaque côté de la chaussée, elles permettent aux automobilistes, nombreux sur cet axe, de laisser leur place aux cyclistes qui ont de cette façon leur espace dédié et se sentent plus en sécurité.

Ces travaux se poursuivent déjà par la réfection de la voierie de la même avenue depuis la rue Anaïs Ségalas jusqu’à la place de Verdun. Les cheminements cyclables seront poursuivis, ce qui permettra aux cyclistes allant vers le centre ville de pouvoir accéder plus facilement au sas cyclable installé au feu tricolore au bout de l’avenue.

Ces sas permettent aux cyclistes, rappelons-le, de se positionner devant les voitures qui attendent au feu afin de ne pas respirer les vapeurs des gaz d’échappement mais aussi de se positionner au mieux pour prendre sa voie (voir article Les SAS vélos).

 
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
 
 
Publié le samedi 1er avril 2017

 

Accidentologie vélo 2016

 

Chaque année, la préfecture nous fournit les chiffres concernant les accidents impliquant un vélo sur Châlons, ce qui permet de faire un bilan pour l’année écoulée.
Avant toute chose, il faut garder en tête que ces chiffres ne concernent que les accidents impliquant l’intervention de la police et faisant alors état d’un procès-verbal et ne sont recensés que les accidents corporels impliquant au moins un véhicule, un blessé ayant subi des soins et sur la voie publique. Aucun accident matériel ne rentre dans la base de données.
Ceci étant, cette année 2016 aura été marquée par le tragique accident, rue Jean Jaurès, qui coûta la vie à un cycliste. Aucun témoin n’ayant vu ce qui s’est passé, il est impossible de dire dans quelles circonstances exactes a eu lieu cette tragédie. Mais le cycliste ayant été renversé par un camion, rappelons qu’il faut toujours avoir en tête que les gros véhicules (camion, bus, estafettes,…) ont des angles morts importants (voir illustration) et qu’il faut toujours s’en tenir à distance, et en tout cas ne jamais se glisser sur le côté, rester derrière sans coller.
Dans le cas des autres accidents deux sont dus à une faute de l’automobiliste : un refus de priorité, dans un cas, un dépassement dans l’autre. Quant au dernier recensé, le procès-verbal fait état d’un cycliste traversant la chaussée mais on ne sait pas dans quelles circonstances.
Si l’un des accidents s’est produit à la tombée du jour, les autres ont eu lieu au milieu de la journée.
Il est bien difficile avec si peu d’éléments de tirer des conclusions qui ne seraient que hâtives. C’est cependant l’occasion de rappeler quelques consignes de sécurité lorsqu’on roule à vélo.

  • Prendre sa place sur la chaussée
  • Indiquer clairement les changements de direction
  • Etre très visible : l’éclairage et les catadioptres obligatoires, certes, mais aussi des vêtements clairs, le gilet jaune à bandes réfléchissantes, au moins dès que la nuit tombe et par temps de brume ou de brouillard.

 

 
credit preventionroutière.asso
credit preventionroutière.asso
 
 
Publié le samedi 11 mars 2017

 

Port du casque obligatoire pour les moins de 12 ans

 

Depuis le 21 décembre 2016, le décret n° 2016-1800 rend obligatoire le port du casque pour les conducteurs et les passagers de cycle âgés de moins de douze ans :

« Art. R. 431-1-3. - I. - En circulation, le conducteur et le passager d’un cycle, s’ils sont âgés de moins de douze ans, doivent être coiffés d’un casque conforme à la réglementation relative aux équipements de protection individuelle. Ce casque doit être attaché.
II. - S’il est âgé d’au moins dix-huit ans, le conducteur de cycle qui transporte un passager âgé de moins de douze ans doit s’assurer que ce passager est coiffé d’un casque dans les conditions prévues au I.
De même, la personne âgée d’au moins dix-huit ans qui accompagne au moins un conducteur de cycle âgé de moins de douze ans doit s’assurer, lorsqu’elle exerce une autorité de droit ou de fait sur ce ou ces conducteurs, que chacun est coiffé d’un casque dans les conditions prévues au I.
III. - Le fait de contrevenir aux dispositions du II est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.
IV. - Un arrêté du ministre chargé de la sécurité routière fixe les caractéristiques du casque mentionné au I. »

Pour que le temps soit laissé à chacun de s’équiper, la loi entrera en vigueur le 22 mars 2017.

Pour autant était-il vraiment nécessaire de rendre obligatoire le port du casque pour les cyclistes ? (Cet article ne parle que des cyclistes du quotidien) Car ne nous voilons pas la face, on commence par les enfants puis l’obligation sera étendue à tous.

Alors, oui, les enfants ont une tête proportionnellement plus grosse par rapport au reste du corps et le risque est plus grand pour eux de se cogner la tête plutôt que l’épaule. D’autant qu’ils ont une conscience du danger amoindrie. Il est vrai aussi que le petit transporté sur le porte-bagages n’aura peut-être pas conscience de la chute qui arrive et moins le réflexe de placer ses mains en avant pour amortir cette chute.

Mais ces arguments ne sont pas valables lorsqu’on parle d’adultes.
Tout d’abord, comme le constate le magazine Sport et Vie (n°149, mars-avril 2015) : « Il y aurait à ce jour 549 078 études sur le port du casque pour les cyclistes. Aucune ne permet de conclure s’il sauve plus de vies qu’il n’en coûte. »
Presque 600 000 études quand même ! Pas deux ou trois !

A côté de cela, une étude de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR) publiée en 2005 fait état des chiffres des traumatismes crâniens. Etude très parlante, jugez vous-mêmes :
La part des blessés touchés au crâne est de :

  • 26 % pour les piétons
  • 24 % pour les automobilistes
  • 17 % pour les cyclistes.

Pourquoi, alors, en toute bonne logique, ne pas imposer le port du casque aux piétons et automobilistes ?

D’autre part, rendre le port du casque obligatoire laisse à croire que le vélo est un moyen de transport dangereux, alors que les vélos provoquent rarement des accidents et que les cyclistes chutent peu tout seuls. Ce port de casque obligatoire, donc, dédouane les décideurs qui feraient mieux de rendre la ville plus sûre aux cyclistes par des aménagements mais aussi par une modération de la circulation motorisée puisqu’il a été démontré que la généralisation du 30 km/h en ville améliore la sécurité de tous. 

Par ailleurs, on voit bien que ce sont les pays qui n’ont pas de politique cyclable qui imposent le casque (Autriche, Espagne, Lettonie…). Ce n’est pas le cas Aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Belgique où les cyclistes sont très nombreux.

De plus, dans les pays où le port du casque a été rendu obligatoire soit la pratique a chuté de façon drastique (Australie, Nouvelle-Zélande par exemple) soit la loi a été retirée (Mexique…).
Retirée ? Mais pourquoi ? Parce que :

  • moins de cyclistes dans les rues, c’est plus d’accidents ; c’est ce qu’on appelle l’effet de sécurité par le nombre
  • lorqu’un automobiliste voit un cycliste casqué, inconsciemment, il en conclut que celui-ci est moins vulnérable, son comportement change et devient plus risqué. (source BBC News)
  • en France, la sédentarité est le 4e facteur de mortalité (après tabagisme, hypertension et le diabète). (Source : Fédération Française de Cardiologie) et il suffit que l’obligation de porter le casque dissuade 1 cycliste sur 4 000 pour que le bilan financier devienne négatif. (Analyse coût/bénéfice pour la collectivité sur les dépenses de santé). Or on connaît bien les avantages du vélo sur la santé.

Laissons donc chacun choisir s’il veut ou non porter le casque sans que cela soit imposé à tous et sans nuace.

Pour conclure, une petite précision : avec cette nouvelle loi, si un enfant ne porte pas de casque à vélo, il est puni d’une amende de quatrième classe.
Autant qu’un camion qui grille un feu rouge !

Si vous voulez aller plus loin :

Le casque bientôt obligatoire pour les - de 12 ans - droitauvelo.org

C’en est fait... les enfants seront marqués d’un casque : www.isabelleetlevelo.fr

10 arguments contre le port du casque à vélo : transports.blog.lemonde.fr

Port du casque obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans : troyesenselle.fr

 
crédit carfree.fr
crédit carfree.fr
 
 
Publié le mardi 3 janvier 2017

 

Cédez le passage cycliste

 

Depuis 2012, deux possibilités sont offertes aux cyclistes qui abordent un feu tricolore d’un carrefour en T : tourner à droite ou aller tout droit (illustration 1). 

800 de ces panneaux sont installés à plus de 2 500 intersections de plus de 100 villes en France (chiffres rencontre CVTC 16/03/16). A Epernay, à Reims entre autre, mais toujours pas à Châlons !

Voici ceux qui viennent de sortir (illustration 2) et qui concernent tous les types de carrefours.

Regardez les bien car un jour, peut-être,…. nous les verrons « pour de vrai » à Châlons aussi.

 
illustration 1
illustration 1
illustration 2
illustration 2
 
 
Publié le mercredi 30 mars 2016

 

Partage de la voirie : des nouveautés pour les cyclistes

 

Le décret n° 2015-808 du 2 juillet 2015 relatif au plan d’actions pour les mobilités actives et au stationnement vient de paraître au journal officiel. Il présente une palette de nouveautés pour les cyclistes. Vous pourrez avoir accès à une intéressante version illustrée de ce plan d’action.

Toutes ces mesures sont applicables dès maintenant, sauf pour l’alinéa 5 qui le sera au 1er janvier 2016.

Voici un résumé de ces nouvelles mesures :

  1. Le stationnement sur les espaces dévolus aux piétons et aux vélos, désormais qualifié de « très gênant » sera sanctionné comme tel (135 €). Cela concerne le stationnement sur trottoirs, bandes et pistes cyclables et sur les 5 mètres précédant les passages piétons.
  2. Les cyclistes pourront rouler à un mètre des voitures stationnées en toute légalité. Avant, le code de la route enjoignait aux cyclistes de rouler au plus près du bord droit de la chaussée, ce qui était très dangereux et pas conseillé à cause du danger de l’ouverture de portières.
  3. Les doubles-sens cyclables sont généralisés sur les voies limitées à 30 km/h, venant ainsi compléter leur généralisation dans les zones apaisées introduites en 2008, certaines municipalités créant des « voies 30 » qui n’avaient pas d’obligation de double-sens cyclable puisqu’elles n’étaient pas des « zones 30 ».
  4. Il est possible pour les gestionnaires de voirie d’indiquer une trajectoire vélo par un marquage au sol, sécurisant ainsi réglementairement les pratiques des collectivités qui ont déjà expérimenté, avec succès, ce dispositif.
  5. Le sas vélo est interdit aux cyclomotoristes comme c’est déjà le cas pour les pistes cyclables sauf décision expresse du maire (à partir du 1er janvier 2016).
  6. Il sera possible de créer des « chaussées à voie centrale banalisée », comme il en existe à Epernay. Sur ces voies, les automobilistes n’auront accès à la bande cyclable que s’il n’y a pas de cycliste. Un bon schéma valant toutes les explications, se reporter à l’illustration.
  7. Par ailleurs, les automobilistes, si la situation le permet, auront la possibilité de chevaucher la ligne blanche continue pour dépasser un cycliste.

Toutes ces mesures sont les bienvenues car elles accordent aux cyclistes encore un peu plus de légitimité sur la chaussée et, dans le cas des mesures 2 et 4, légalisent des pratiques déjà bien en usage.

 
chaussées à voie centrale banalisée. crédit CEREMA
chaussées à voie centrale banalisée. crédit CEREMA
 
 
Publié le samedi 11 juillet 2015

 
 
 
 
Publié le samedi 5 octobre 2019
 
Publié le vendredi 30 mars 2018
 
Publié le lundi 20 mars 2017
 
Publié le mardi 7 mars 2017
 
Publié le samedi 15 octobre 2016
Mis à jour le vendredi 14 octobre 2016
 
Publié le samedi 15 octobre 2016
 
Publié le mardi 28 juin 2016
 
Publié le jeudi 23 juin 2016
 
Publié le jeudi 28 avril 2016
 
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