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Echos cyclistes
 
 
 
 

Une voie verte de notre région : la trans’Ardennes

 

Cyclistes urbains convaincus de longue date, nous nous demandions si le cyclotourisme était fait pour nous. En effet, le rythme est très différent puisqu’on passe alors de (relativement) courtes distances plusieurs fois par jour à une longue distance sur quelques jours.
Pour essayer, nous voulions un séjour proche et pas trop long. La région Grand-Est nous offrant des circuits en voie verte aboutis, nous avons décidé de tester la Trans-Ardennes (entre 110 et 120 km) en ce magnifique week-end de l’Ascension.
Descendre le cours de la Meuse depuis Remilly-Aillicourt, début de la voie verte, jusqu’à Givet, son terminus en trois étapes, tel était notre programme soigneusement préparé lors d’une soirée d’hiver.

Jour 1. (40 km) Nous partons de Châlons avec la voiture chargée des vélos pour gagner Remilly-Aillicourt. A notre arrivée sur place, le temps de trouver un endroit où se garer, préparer les vélos et le sac de voyage, il est déjà 11h. Une fois sur la voie verte, le rythme se trouve facilement et nous profitons avec plaisir du soleil et du vert paysage ardennais. Nous croisons d’autres cyclistes ou des piétons. Quelques promeneurs à roller utilisent parfois le beau ruban d’asphalte de la voie verte. Nous sommes doublés aussi par de plus rapides que nous (ce n’est pas difficile) et c’est là que nous nous rendons compte qu’un rétroviseur sur la gauche du guidon est indispensable. En effet, l’intérêt de ce genre de balade réside aussi dans le bavardage avec le coéquipier. Et qui dit bavardage, dit rouler de front et d’utiliser toute la largeur de la voie. Le rétro est alors fort utile pour voir de loin ceux qui veulent doubler.

La première courte étape à Sedan servira à trouver de quoi déjeuner sur un banc en bordure de Meuse. L’arrivée à Charleville se déroule sans anicroche. Cependant, il est un peu compliqué de trouver la bonne sortie puis d’accéder au centre ville : une fois la voie verte quittée, on retrouve le tout-voiture très rapidement.

Jour 2. (60km) Après une bonne nuit de repos, nous repartons en direction du nord vers 10h. Si sur la voie verte, on ne peut se tromper de direction car des panneaux indiquent clairement le nord et le sud, dès que l’on en sort, tout devient plus compliqué. C’est ainsi que nous aurons un peu de mal à retrouver le cours d’eau malgré le plan donné la veille par l’Office de Tourisme.

Mais, sitôt le flot des voitures laissé en ville, nous retrouvons avec bonheur, la rivière, ses berges et les cadeaux du printemps : cygnes, oies bernaches et leurs oisons, vaches et veaux, chevaux, marguerites, genêts, églantiers, iris, nénuphars, digitales, valérianes, campanules…, qui nous tiendront compagnie tout au long du chemin. Les champs succèdent aux jardins d’agrément et aux potagers selon qu’on est proche ou non d’habitations. Les écluses joliment entretenues permettent des haltes fort agréables.

Petit à petit, le paysage change : les prairies se font plus rares au profit des collines. Nous côtoyons ainsi des falaises rocheuses, des carrières de schistes, des forêts profondes. A quelques kilomètres de Monthermé et de son célèbre méandre, nous saluons les quatre fils Aymon, quatre rochers ainsi surnommés en raison d’une légende locale.

La voie verte se transforme parfois en voie partagée (pour les riverains) limitée à 30 km/h et très peu fréquentée par les voitures. Sur quelques rares et courts tronçons, il faudra prendre une véloroute (route à faible fréquentation) de façon bien sécurisée. Après une pause-déjeuner puis un pause-lecture (nous sommes en vacances tout de même), nous arrivons à Haybes en milieu d’après-midi, après avoir fait nos 60 km sans problème. Une saine fatigue nous envahit mais pas de courbatures, pas de crampes ! Une bonne douche, une promenade de découverte dans Haybes (le village vaut le détour) et après le dîner nous trouvons notre lit avec plaisir.

Jour 3. (25km+40km) Le petit déjeuner dégusté, nous enfourchons nos montures (toujours pas de courbatures !) pour notre avant-dernière étape : Givet. L’air est encore chargé de fraîcheur mais on sent que la journée sera chaude. Il nous faut affronter la seule difficulté de notre voyage : entre Ham-sur-Meuse et Chooz, la voie verte s’interrompt. Il faut regagner la départementale. L’itinéraire est parfaitement fléché. Mais comme il ne suit plus la Meuse, la route devient très accidentée. Il nous faudra alors grimper une belle côte, exercice auquel nous sommes peu rompus. Heureusement, une belle descente jusqu’au joli village de Chooz permet de retrouver la voie verte . Cette portion de route ne sera bientôt plus utilisée par les cyclistes puisque les travaux reliant la voie verte au niveau de la presqu’ile de Chooz sont commencés.

Pour la première fois, nous allons monter dans un train avec un vélo, nous sommes donc un peu inquiets. A tort, tout se déroule très bien. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls, une famille et leurs deux enfants et deux autres personnes sont de la partie. La voie ferrée Givet/Charleville longe la Meuse et nous apercevons souvent des cyclistes sur la voie verte, un peu plus loin. L’arrivée en gare de Charleville nous révèle une (très) mauvaise surprise. Certes la SNCF a fait des efforts pour l’accueil des vélos dans les trains. En revanche, rien n’est prévu dans les gares : c’est ainsi qu’arrivés voie 2, il nous a fallu faire descendre la volée de marche avec nos vélos puis le tunnel passé, remonter nos vélos jusqu’à la voie 1. Sur notre dos. A bout de bras. Bref comme on pouvait !!!!!

Nous avons ensuite mis du temps à retrouver un accès à la voie verte, faute aux travaux en ville mais aussi à une signalétique rare et de petite taille. Lorsqu’enfin nous y sommes, nous repartons, vers le sud cette fois, pour rejoindre Remilly et notre voiture. Ces 40 derniers kilomètres seront les plus difficiles. En effet, le soleil tape, le mercure monte et les 32° sont difficiles à supporter, d’autant que cette partie du parcours offre peu d’ombre. Une pause d’une demi-heure sur LE banc ombragé nous permet de repartir pour les derniers kilomètres.

Notre voiture est toujours là, c’est la fin de notre voyage à deux-roues ! Cette sortie fut un bonheur. Déjà nous cherchons notre prochaine destination. Le canal de Bourgogne, parait-il offre un beau parcours.

 


Points positifs

 Points négatifs

Des paysages magnifiques

 

 

Manque de poubelles près des bancs

 

Une voie verte très bien entretenue

 

Moins bonne signalétique dès que l’on en sort pour la (re)trouver

 


Très peu de déchets sur les bords de voie

Rien n’indique le nom des villages traversés ce qui rend difficile le repérage sur la carte

 


Une bonne signalétique sur la voie verte

Quelques rares et courtes ruptures de la voie verte

 

Un rappel fréquent des règles sur la voie verte : chiens en laisse, cyclistes à allure modérée (hélas pas beaucoup respecté, certains prenant la voie pour un vélodrome) 

Une carte assez précise de la voie verte distribuée dans les offices de tourisme 
 
 
Un passage par-dessus la Meuse
Un passage par-dessus la Meuse
Une bien agréable pause
Une bien agréable pause
Une écluse aux couleurs du vélo
Une écluse aux couleurs du vélo
une promenade bucolique
une promenade bucolique
Avenir 2 Roues dans les Ardennes
Avenir 2 Roues dans les Ardennes
 
 
Publié le samedi 22 juin 2019

 

Inauguration d’une cyclerie à Châlons

 

L’agglo a choisi la Semaine Européenne du Développement Durable pour lancer le projet « Cycle de la liberté » porté en très grande partie par les compagnons Emmaüs de Courtisols.


De façon très pragmatique, ce projet se traduit dans les faits par un atelier solidaire et participatif de réparation de vélos qui a été inauguré la mardi 28 mai 2019, au 12 chemin du Perthuis à Châlons. Ce sont donc MM. Lemeray et un compagnon des Emmaüs, qui ont coupé le ruban rouge ouvrant le passage au public pour la première fois. Les quelques mots de bienvenue et de remerciements prononcés, chacun a pu s’avancer pour visiter les lieux.


Cet atelier, que beaucoup appellent déjà la cyclerie, partage les locaux d’Emmaüs avec l’activité vêtement pour l’instant. La recherche d’un local pour y délocaliser la friperie se poursuit. Pour l’instant donc, l’atelier se partage en trois parties :
• L’atelier participatif
• L’atelier solidaire
• La zone de stockage


Que recouvrent ces termes ? Un peu d’explications pour ceux qui ne connaissent pas la différence :
L’atelier participatif est un atelier dans lequel on peut réparer son vélo soi-même, avec ou sans aide, le but étant de devenir autonome pour la réparation et/ou l’entretien.
L’atelier solidaire est un atelier tenu par un compagnon des Emmaüs : les vélos sont alors réparés par un compagnon de la communauté.
La zone de stockage  : y sont stockés des vélos donnés aux Emmaüs. Les moins abimés seront remis en état pour être vendus, les autres seront désossés pour récupérer les pièces détachées qui seront mises en vente ou réutilisées sur place.


Les pieds d’atelier et l’outillage sont déjà en place mais il faudra attendre le mois de septembre pour une ouverture régulière du lieu au public. Au début, le local sera ouvert deux fois par semaine, l’idée étant de trouver un compagnon Emmaüs permanent formé à la réparation vélo pour l’atelier solidaire. Puis des bénévoles viendront pour aider sur la partie atelier participatif. En attendant l’ouverture régulière, le lieu ne restera pas inoccupé, il faut en effet commencer à démonter les vélos irréparables pour créer un stock de pièces d’occasion.


C’est vraiment une belle idée qui est mise là en application. Avenir 2 Roues depuis longtemps caressait cette idée. Cependant elle demandait une forte présence humaine et de gros moyens techniques, ce qui était hors de portée. Cependant, une réflexion est en cours sur un partenariat atelier participatif avec Emmaüs.

 
Quelques mots des porteurs du projet
Quelques mots des porteurs du projet
Le ruban est coupé
Le ruban est coupé
l'atelier participatif
l’atelier participatif
L'atelier solidaire
L’atelier solidaire
La zone de stockage
La zone de stockage
 
 
Publié le vendredi 14 juin 2019
Mis à jour le mercredi 29 mai 2019

 

Accidentologie 2018

 

Les premières données sur les accidents impliquant un ou des cyclistes sur l’année 2018, bien qu’elles ne soient pas encore validées par l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière) nous ont été données par la préfecture. Pour mémoire, ces chiffres sont ceux des accidents provoquant le déplacement de la police et/ou une hospitalisation. C’est ainsi que certains accidents sont signalés dans la presse locale et non comptabilisés par la Sécurité routière.

Pour ces derniers, Avenir 2 Roues s’est rapproché de la police pour avoir plus d’informations. Il semble hélas, que les accidents soient souvent dus à l’imprudence de cyclistes mais restent sans gravité.

Pour en revenir aux chiffres de la préfecture, sur Châlons, aucun accident n’est à déplorer en 2018. Par comparaison, 25 accidents à Reims et 3 à Epernay (pourtant deux fois moins peuplée que notre bonne ville) ont été recensés sur la même période. C’est une excellente nouvelle qui confirme les bons chiffres de 2017 à Châlons.

En 2018 toujours, et si on élargit à la Marne, le bilan est plus lourd : 42 victimes cyclistes (pour 37 accidents) parmi lesquelles : 1 tué, 14 blessées hospitalisés et 27 blessés légers. Si 75 % des accidents du département se produisent en agglomération, le cycliste tué était un cycliste sur route. Ce qui situe la Marne, dans ces tristes statistiques, au niveau des chiffres nationaux, relevant une majorité de décès de cyclistes en milieu rural (voir plus bas).

Ceci pour rappeler aux Cassandre qui clament la dangerosité du rouler à vélo en ville que ce n’est pas en zone urbaine qu’est le vrai danger surtout si on respecte les règles du Code de la route. S’il est vrai que les frayeurs sont fréquentes (on est rarement doublé à un mètre ou plus…), les chiffres à Châlons prouvent encore une fois que pédaler n’est pas si dangereux.

Par ailleurs, pour élargir le débat de la sécurité aux derniers mois, les chiffres suivants publiés par l’ONISR en février 2019 nous rappellent que, toujours au niveau national, pour un temps de déplacement identique, le risque d’être blessé est 8 fois plus élevé en vélo qu’en voiture et 20 fois plus élevé qu’à pied. Ceci s’explique à la fois par la fragilité du cycliste qui n’est pas protégé par une carrosserie et par son partage de la chaussée avec les véhicules motorisés. Cependant, seulement 30 % des cyclistes tués lors d’un accident roulaient en ville, ce qui tend à montrer que la vitesse reste un facteur déterminant d’accident et de gravité d’accident. A quand le centre ville en zone 30 ?

En valeur absolue, les cyclistes ne représentent qu’entre 2,9 % et 5,75 % des tués selon les mois (sur les 12 derniers mois), ce qui représente une faible part des accidentés. Hélas, l’augmentation est de 34 % depuis décembre 2007 alors que le nombre de tués dans un accident, tous usagers confondus, est en baisse de 31 %.

Comment expliquer ceci ?

On peut supposer que la pratique du vélo a augmenté récemment, comme en témoignent les chiffres de vente du secteur, ce qui expliquerait le décalage avec le reste des usagers. La remontée globale est aussi attribuée à un relâchement des comportements constatés ces derniers temps mais difficilement quantifiable scientifiquement.

Ces chiffres ne doivent pas décourager de faire du vélo, pour se rendre au travail, en courses ou sur les lieux de loisir car plus les cyclistes sont nombreux sur la route, moins il y a d’accidents. En effet, plus nombreux, ils sont plus visibles et font baisser la vitesse moyenne des voitures. Par ailleurs, des règles de conduite simples peuvent aider à limiter le risque d’accident :

  • respecter les règles du code de la route, bien sûr,
  • être visible (éclairage, gilet jaune,…) ...
  • ... et prévisible (signaler les changements de direction, garder sa trajectoire, mettre un rétroviseur sur son vélo, …)

 

 
 
Publié le mercredi 22 mai 2019

 

Les parcs vélos sécurisés de la piscine olympique

 

On les attendait, et enfin ils sont installés !

Ils ont fière allure ces dix abris posés le long du gymnase Pierre de Coubertin, face à la piscine. Un lieu judicieusement choisi puisque les plaintes pour vol de vélo ou d’accessoires sont fréquentes dans ce site fort fréquenté par une population sportive.

Les dix box individuels sont en métal, munis d’une porte coulissante et d’un système de fermeture. Nous les avons testés pour vous.

Ils sont donc beaux, rien à dire. Mais sont-ils pratiques ?
Oui car très simples à utiliser (photo 1) : on rentre le vélo dans le box, on ferme la porte, on verrouille et le tour est joué. Un mode d’emploi (photo 2) est même là pour nous aider.

Le système de verrouillage est-il efficace ? Oui, si vous avez un bon antivol vélo, (et vous en avez un puisqu’on vous le répète sur tous les tons !) puisque c’est lui qui va fermer le box. Et là, attention : le meilleur des antivols vélos, c’est le U (photo 3). Dans ce cas, il ne faut pas que son diamètre excède 1.9 cm. Dans le pire des cas, il est possible d’attacher le vélo dans le box avec le bon antivol, puis de verrouiller la porte avec un petit antivol (photo 4). Certes, ce dernier est relativement facile à forcer mais pour ne pouvoir voler qu’une selle ou un kit d’éclairage, le jeu n’en vaut guère la chandelle.

Ces box conviennent-ils à tous les vélos ? Oui, lorsqu’on dispose d’un vélo basique (VTT, VTC, …). En revanche, on oublie pour les vélos hors norme (vélo-cargo, tandem, ….). De même ceux équipés de sacoches ne pourront entrer qu’en avant (photo 5), à moins d’avoir des sacoches souples. Quant aux vélos équipés de caisse, tout dépend de la hauteur du porte-bagage (photo 6).
Vous pouvez faire entrer votre vélo par l’avant ou par l’arrière, à vous de voir ce qui vous convient le mieux.

Voilà donc un bel aménagement, qui permet de faire du sport en toute tranquillité. Il n’y a plus désormais qu’à remplacer les pitoyables arceaux vélos d’Aquacité !

 
photo 1
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photo 2
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photo 3
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photo 5
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photo 6
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Publié le lundi 25 février 2019

 

Un plan pour les vélos

 

Mardi 27 novembre 2018, un grand plan mobilités a été annoncé par le gouvernement. Une partie de ce plan comprend le plan vélo déjà publié le 14 septembre 2018, et communiqué par le Premier Ministre Edouard Philippe.

Cette inscription du plan vélo en entier au sein du plan mobilités donne bon espoir de le voir appliqué même s’il faut maintenant attendre la publication des arrêtés qui feront passer cette déclaration de « bonnes intentions » à une réalité applicable.

Pour mémoire, le plan vélo dévoilé en septembre est une grande première puisque jamais l’état ne s’était autant engagé sur la pratique du vélo. Qui plus est ce plan est doté d’un financement de 50 millions d’euros par an sur 7 ans. Pour remettre les choses en proportion, avec cette somme, on peut réaliser 250 mètres d’autoroute urbaine !

Ce plan a pour objectif de tripler la part modale du vélo, de passer de 3 % à 9 % de cyclistes (moyenne nationale). Pour cela, il s’appuie sur quatre grandes orientations :

La sécurisation des déplacements vélos

Un des arguments souvent avancé pour ne pas se déplacer à vélo est le manque de sécurité . Sécuriser les déplacements étaient donc en effet une priorité même si, à Châlons, le nombre d’accidents reste très en deçà des chiffres nationaux.
Il est donc prévu dans ce plan de développer les aménagements cyclables en dotant les communes de fonds donnés après appels à projet.
Prévue aussi, la généralisation, sur 10 ans, les sas cyclables aux feux. Cette consigne a priori assez simple à appliquer se complique sur les feux à masse métallique (ceux qui se déclenchent seulement lorsqu’une voiture est arrêtée au feu) car il faudra alors changer les capteurs de place. On peut cependant applaudir cette mesure qui permet au cycliste de se placer devant la file de voitures à l’arrêt, lui évitant de respirer les vapeurs d’échappement et, surtout, d’être bien visible et, donc plus en sécurité.

Annoncée aussi, la généralisation des double sens cyclables (DSC), même dans les zones 50. Les DSC pour l’instant limitées aux zones 30, permettent aux cyclistes en prenant des raccourcis, de gagner du temps et de l’énergie. Car ne l’oublions pas, le vélo avance à l’énergie musculaire ! Rappelons au passage que les DSC ne présentent pas de danger (aucun accident à déplorer sur Châlons depuis leur création) puisque arrivant face à face, cyclistes et automobilistes se voient et peuvent donc adapter leur conduite.

Le gouvernement prévoit aussi une communication systématique sur chaque nouvelle mesure en faveur des vélos. Voici une très bonne nouvelle. Combien de fois des automobilistes garés sur des sas cyclables ne disent-ils pas ne pas connaître cet aménagement ! IL y a certes, une part de mauvaise fois mais il faut avouer que de nombreuses nouveautés sont installées sans explications.

La lutte conte le vol

La crainte du vol représente un frein considérable à la pratique du vélo. C’est pourquoi un volet y est consacré avec, en particulier, un plan d’action contre le vol avec la facilitation du dépôt de plainte en cas de vol, l’amélioration du stationnement vélos sécurisé (au niveau des gares surtout) et l’obligation pour les vélos neufs d’être marqués d’un numéro rappelant l’actuel Bicycode.

Il faudra voir avec le temps si ces déclarations d’intention sont vraiment suivies d’effet. Pour ce qui est des abris sécurisés par exemple, la mise en place doit être confiée à la SNCF. Aura-t’elle les moyens et l’envie de suivre ?

La création d’un cadre incitatif à l’usage du vélo

La mise en place de mesures fiscales incitatives : notamment, la création d’un forfait mobilité durable (qui remplacera l’IKV ou indemnité kilométrique vélo) pouvant aller jusqu’à 400 euros par an, accessible à tous les salariés, fonctionnaires compris.

Le soutien à l’achat de vélos à assistance électrique (arrêté prévu fin octobre 2018) et à la mise à disposition de flottes de vélos par les entreprises.

Le développement d’une culture vélo

Au-delà des déclarations d’intention, la principale annonce concernant ce point est la promesse que tous les enfants sauraient aller au collège à vélo de façon autonome et sécurisée, à l’horizon 2022.
Par ailleurs, il est mis en avant la volonté d’avoir une réflexion plus globale autour des mobilités, de développer l’activité physique pour la santé et de déployer des plans de mobilité scolaire tels que les vélobus.

 
 
Publié le jeudi 29 novembre 2018

 

Carte grise vélo : Info ou intox ?

 

Depuis quelques jours, court sur les réseaux sociaux ou de bouche à oreilles, cette rumeur qui fait peur : avec le nouveau plan vélo, la carte grise va être généralisée aux bicyclettes.

Une rumeur qui fait peur car on la pare de toutes les dérives possibles : les vélos seront répertoriés. La carte grise sera taxée. On connaîtra le propriétaire. Si celui-ci est en infraction, on pourra le retrouver. Voire lui faire payer une amende. Et même, lui retirer des points sur son permis. Bref, cette rumeur lancée par BFMTV enfle telle la grenouille de Jean de la Fontaine.

Alors qu’en est-il exactement ?

Oui, c’est vrai le plan vélo prévoit le marquage systématique pour les vélos neufs : tous les vélos neufs mis en vente un an après la promulgation de la loi d’orientation des mobilités devront être marqués. Quoi qu’il en soit, le projet de loi visant à généraliser le marquage des vélos doit être présenté au conseil des ministres avant la fin de l’année. Il doit être discuté et peut-être modifié par des amendements courant 2019 à l’Assemblée nationale et au Sénat pour une mise en application un an après, donc pas avant 2020.

 Mais il est faux que soit prévue l’instauration d’une carte grise pour les vélos. Il y aura uniquement un certificat de propriété du vélo afin de garantir sa provenance et de lutter contre le recel lors d’une revente. De la même façon qu’il existe aujourd’hui un passeport BICYCODE®, remis au cycliste qui fait graver son vélo, le cycliste de demain aura un certificat de propriété. Il s’agit d’un mode d’emploi lui permettant de sécuriser son enregistrement sur la base de données bicycode.org et d’une preuve de propriété de son vélo à transmettre lors de la revente.

Ce marquage n’est absolument pas une immatriculation des vélos, permettant de verbaliser le cycliste.
Rappelons au passage cette idée reçue qui a la vie dure : on ne peut pas retirer à un cycliste des points sur son permis pour une faute commise à vélo. Ceci au nom de l’égalité devant la loi : ceux qui n’ont pas de permis seraient favorisés par rapport à ceux qui en sont détenteur.

Bref, tout ce que promet le plan vélo, c’est, d’ici 2020, de faire marquer par les vendeurs de vélos professionnels le vélo neuf acheté.

Plus besoin de surveiller la date de marquage qui se fera dans sa ville ou de trouver une association ou un vendeur qui le fasse, le marquage sera fait à la vente. Aux acheteurs, en revanche, à être vigilant et à rappeler la loi aux vendeurs. Combien de fois encore, des cyclistes repartent de chez le vendeur (et pas toujours des grandes surfaces !) avec un vélo qui n’est pas équipé des accessoires de sécurité obligatoires comme la loi le réclame !

(Article écrit avec l’aide de la FUB)

 
 
 
Publié le jeudi 8 novembre 2018

 

Accidentologie 2017

 

Cette année encore, sur le territoire de l’agglomération châlonnaise, le bilan des accidents pour la petite reine est léger puisqu’officiellement, (chiffres préfecture) un seul accident est à signaler. Il faut cependant relativiser ce bon chiffre puisqu’il ne s’agit que de ceux répertorier car nécessitant la présence de la police. Pour se convaincre que les chiffres sont un peu plus élevés, il suffit de lire l’Union qui relate certains accrochages n’apparaissant pas dans les statistiques officielles. Pour autant, les chiffres restent très bas depuis que la préfecture nous livre les statistiques des accidents concernant les deux-roues non motorisés.

En 2017, donc, le seul accident recensé a mis en cause un automobiliste qui, alors qu’il était à l’arrêt à cheval sur le trottoir, a ouvert sa portière au moment où le cycliste passait. Lequel cycliste, blessé, a dû être transporté à l’hôpital.

C’est l’occasion de rappeler que selon l’article R-412-9 du Code de la Route : « Sur les voies où la vitesse maximale autorisée n’excède pas 50 km/ h, un conducteur de cycle peut s’écarter des véhicules en stationnement sur le bord droit de la chaussée, d’une distance nécessaire à sa sécurité.  » (photo 1)
Il ne faut donc pas hésiter à utiliser cette possibilité qui nous laisse à distance des portières. En contrepartie, le conducteur de voiture pourra doubler le cycliste (à 1m !) même si une ligne continue est tracée au sol. De quoi contenter tout le monde.
Sur les pistes cyclables sur trottoir, il faut être attentif aussi aux voitures garées sur la gauche des cyclistes (photo 2) . En effet, le passager éventuel peut lui aussi ouvrir sa portière.
A vélo, donc, soyons attentifs tout le temps.

 
photo 1
photo 1
photo 2
photo 2
 
 
Publié le jeudi 5 avril 2018
Mis à jour le vendredi 6 avril 2018

 

Châlons dans le Baromètre des villes cyclables

 

Les résultats sont enfin parus !

Vous vous en souvenez peut-être et même vous faites partis de ceux qui ont répondu au baromètre villes cyclables : 28 questions auxquelles il fallait répondre par une note allant de 1 à 6 et deux questions plus précises : quels sont les endroits les plus problématiques de ma ville ; quels commentaires à ajouter. Le tout portant bien sûr, sur la pratique du vélo.

Pour voir notre bonne ville retenue dans les villes sondées, il fallait dépasser les cinquante réponses. Il y en a eu 123. Voici le commentaire de la FUB sur cette grande enquête :

Les résultats de l’édition 2017 du Baromètre des villes cyclables sont sans aucune ambiguïté : les villes françaises ont des efforts significatifs à faire pour permettre à leurs habitants de se déplacer à vélo confortablement et en sécurité. La future Loi d’orientation des mobilités doit donner une impulsion nationale aux politiques cyclables locales. En particulier, le Plan vélo annoncé par la Ministre des Transports doit inciter les villes de France à enfin investir sérieusement dans les infrastructures cyclables.
 
Le diagnostic du ressenti dressé par le Baromètre des villes cyclables dans 316 communes de France métropolitaine et d’outre-mer estime qu’actuellement les conditions pour l’usage du vélo ne sont pas satisfaisantes : seulement 21 villes ont obtenu une note supérieure à la moyenne. Le constat est sans appel : aujourd’hui, les villes françaises ne permettent pas de circuler à vélo de manière simple, confortable et sécurisée.

Sur les 316 communes qui ont participé, Châlons fait partie des 21 villes à avoir une note supérieure à la moyenne : 3.15 (ou 12/20).

Certes, loin derrière Strasbourg et quelques autres villes de notre Grand-Est qui caracolent en tête de liste mais devant Troyes, Chaumont, Charleville et Reims, de notre ex Champagne-Ardenne.

Les points forts tout d’abord. Sont soulignés la circulation tranquille dans les rues résidentielles de la ville, la facilité à louer un vélo et les bonnes conditions de stationnement, les efforts faits par l’agglo pour son écoute, les réponses apportées aux problèmes et l’entretien des voies cyclables.

Sont pointés du doigt en revanche, le manque de sécurité sur les grands axes (Avenue du Gal de Gaulle, rue Carnot, allée Paul Doumer, avenue de Metz pour ne citer qu’elles) et les carrefours ou giratoire (quinconces St Jean, hémicycle, Porte Ste Croix, place de Verdun…), en particulier pour les personnes vulnérables (personnes âgées, enfants). Les points négatifs sont aussi, dans une moindre mesure, les vols de vélos et le manque de continuité des voies cyclables.

Ce sondage intéressant, même s’il n’a été fait que par une minorité de cyclistes, a le mérite de donner à la ville et à l’agglo des pistes de travail. On voit bien que certaines choses étaient déjà visibles et repérées. Ainsi, l’avenue du du Gal de Gaulle, marquée comme la plus problématique se voit, en ce moment même, équipée d’une piste sur trottoir.

C’est aussi un bon outil de travail pour l’association.

Vous pourrez, si vous le désirez trouver toutes les réponses au sondage en cliquant sur ce lien : www.parlons-velo.fr

 
les sondés
les sondés
les résultats par question (1)
les résultats par question (1)
les résultats par question (2)
les résultats par question (2)
classement des réponses
classement des réponses
 
 
Publié le vendredi 30 mars 2018

 

Radio Mau Nau... à bicyclette !

 

Grace à un partenariat avec Radio Mau Nau, Avenir 2 Roues est à l’antenne chaque semaine !

« A bicyclette » : c’est la petite chronique hebdomadaire sur le vélo pour parler actualités vélo, conseils...

Rendez-vous en direct sur Radio Mau Nau FM 90,6 à compter du 8 janvier 2018. Chaque chronique sera passée trois fois dans la semaine : le mardi à 12h40, le jeudi à 18h10 et le vendredi à 10h10,

Si vous avez manqué les premiers épisodes, vous pouvez les réécouter ci-dessous :

A bicyclette du 9 janvier 2018 - 3:05 min
Présentation de l’association Avenir 2 Roues

IMG/mp3/00_A_bicyclette-2.mp3

A bicyclette du 16 janvier 2018 - 6:45 min
Vélospective des projets vélos en 2017 sur le territoire châlonnais et actualités nationales

IMG/mp3/01_A_bicyclette.mp3

A bicyclette du 23 janvier 2018 - 4:05 min
Comment être bien visible à vélo

IMG/mp3/02_A_bicyclette.mp3

A bicyclette du 30 janvier 2018 - 3:10 min
La santé et le vélo

IMG/mp3/03_A_bicyclette.mp3

A bicyclette du 6 février 2018 - 4:20 min
Les temps de trajet à vélo à Châlons

IMG/mp3/04_A_bicyclette.mp3

A bicyclette du 13 février 2018 - 5:44 min
Les équipements obligatoire de sécurité à vélo

IMG/mp3/04_A_bicyclette.mp3

A bicyclette du 20 février 2018 - 5:43 min
Les aménagements en cours à châlons

IMG/mp3/06_A_bicyclette.mp3

A bicyclette du 27 février 2018 - 3:50 min
Le vélo à assistance électrique

IMG/mp3/07_A_bicyclette.mp3

 

Bien attacher son vélo - 7 min

IMG/mp3/08_A_bicyclette_-_Bien_attacher_son_velo.mp3

Se positionner sur la chaussée - 5:51 min

IMG/mp3/09_A_bicyclette_-_Se_positionner_sur_la_chaussee.mp3

Les chevrons - 3:23 min

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Les doubles sens cyclables - 4:01 min

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La prime à l’achat VAE 2018 - 4:03 min

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Le baromètre des villes cyclables - 3:52 min

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Le tourne à droite cycliste - 3:35 min

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Le marquage Bicycode - 3:54 min

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La fête du vélo - 5:45 min

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Les sas cyclistes - 4:59 min

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reprendre le vélo - 3:46 min

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Conseils aux automobilistes - 3:48 min

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Voies cyclables sur trottoir - 8:35 min

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Alternatiba - 5:01 min

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Le parking vélo de la foire - 5:01 min

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Radio Mau Nau
Radio Mau Nau
FM 90.6
 

Fichier MP3 - 7.1 Mo
 
 
Publié le mercredi 28 février 2018
Mis à jour le samedi 27 octobre 2018

 

Nouveau dispositif de prime d’achat du VAE

 

Le nouveau dispositif de prime d’achat du vélo à assistance électrique (VAE) débute aujourd’hui.

Désormais, un acheteur de vélo électrique peut se faire rembourser jusqu’à 20 % du prix du cycle mais sans dépasser 200 €. Mais à deux conditions :

  • Il faut que les personnes concernées ne soient pas imposables
  • que leur commune propose déjà une aide similaire à condition que les deux aides cumulées ne dépassent pas le plafond

Selon Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), « c’est comme si le dispositif n’existait plus », les conditions d’application excluant la majorité des acheteurs. « On sait que les acquéreurs de vélo à assistance électrique sont rarement des gens qui sont non imposables et, de toute, manière, le reste à charge sur un tel produit serait très lourd », regrette-t-il.

À la fin septembre 2017, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérard Darmanin avait annoncé la fin de la prime. Devant les critiques d’associations, de politiques ou d’industriels, la ministre des transports Élisabeth Borne a annoncé un mois plus tard que le gouvernement voulait remettre en place un nouveau dispositif. Le gouvernement a budgété une enveloppe de 5 millions d’euros en 2018 pour ce nouveau dispositif. Pour la mouture 2017, il était prévu 30 millions d’€ mais le succès avait été tel que l’opération s’est montée à 50 millions pour l’état.

En comparaison les aides sont bien plus généreuses pour les voitures électriques alors que la majorité des trajets en France font moins de 5 km. « Le vélo à assistance électrique peut pourtant inciter de nombreuses personnes à basculer vers un moyen de transport qui a des vertus sur la santé publique », dit Olivier Schneider.

La FUB espère désormais que les économies permettront au moins au gouvernement d’abonder un vrai plan vélo dans le cadre de la prochaine loi sur les mobilités.

Avenir 2 Roues aussi, évidemment. D’autant qu’aucune aide n’est prévue ni par la ville de Châlons ni par l’agglo et que, ipso facto, tous les châlonnais et habitants de l’agglo sont déjà écartés de cette prime.

 
 
Publié le samedi 10 février 2018
Mis à jour le jeudi 1er février 2018

 

Se déplacer à vélo est-il dangereux ?

 

 
Cyclistes, automobillistes, piétons,… tous ont leur mot à dire sur la pratique du vélo en ville. Le discours de ceux qui en parlent sans le pratiquer est évidemment souvent très négatif, avec une remarque très souvent assénée : « Le vélo, c’est dangereux ! »

Pourtant, en prenant du recul, on constate que le nombre de morts à vélo a beaucoup diminué depuis 30 ans et qu’il reste stable depuis 10 ans malgré la forte hausse des déplacements à vélo. Ainsi, le nombre d’accidents ramené au nombre de déplacements à vélo a considérablement diminué.
 Plus précisément, après avoir diminué de plus de moitié en 15 ans (de 1986 à 2000) en France, le nombre total de morts à vélo s’est stabilisé depuis, en fluctuant entre 140 et 200 par an, avec de petites variations à la hausse ou à la baisse d’une année à l’autre (voir graphique), avec plus d’accidents mortels sur route qu’en ville.

Pendant le même temps, le nombre de déplacements à vélo a explosé : selon l’enquête décennale EGT en Ile de France, il a plus que doublé (+114 %) de 2001 à 2010. Les chiffres pour 2016 ne sont pas connus, mais cette hausse s’est assurément poursuivie, voire amplifiée puisqu’il y a au moins 3 fois plus de déplacements à vélo aujourd’hui qu’il y a 15 ans en Ile de France (et en France en général).

Donc le nombre d’accidents à vélo rapporté au nombre de déplacements à vélo a été divisé par 3 en 10 ans. On peut supposer que c’est dû essentiellement à un effet « sécurisation par le nombre », qui incite les automobilistes à plus de prudence et de respect vis-à-vis des cyclistes. Aussi peut-être aux aménagements qui fleurissent dans les villes.

En revanche, le nombre de piétons tués reste plus de 3 fois plus élevé que celui de cyclistes et a fait un bond de près de 20 % en 2016 par rapport à 2015 (+ 91 morts). Pour autant, dans les discussions entend-on souvent : « Tu te déplaces à pied en ville ? Quelle folie, c’est extrêmement dangereux ! »

Il est vraiment difficile de comprendre le pourquoi de ces réactions quand on connaît par ailleurs les bénéfices directs (diminution de la sédentarité) et indirects (réduction de la pollution de l’air) pour la santé : leurs effets globaux sont bien plus importants en terme de santé publique et individuelle que celui des accidents. Il faut souligner aussi que les ¾ des déplacements en voiture font moins de 5 km et pourraient facilement être faits à vélo !

Cela n’empêche pas, au contraire, de se préoccuper dans le même temps de réduire les accidents : chacun, piéton, cycliste, motocycliste et automobiliste, a sa part de responsabilité à prendre pour améliorer son comportement sur la voirie ; mais sans perdre de vue les bénéfices pour la santé qu’apportent les mobilités actives.
 
Merci à Benoit CARROUEE pour son aide à la rédaction de cet article.

 
 
 
Publié le lundi 18 décembre 2017

 

Double sens cyclable et priorité rue de Marne

 

Tout est parti d’une constatation : certains doubles sens cyclables (DSC) de Châlons se terminent par une bande de pointillés équivalent à un cédez-le-passage, d’autres non et d’autres encore avaient des bandes tellement effacées qu’on ne savait plus si elles étaient encore en vigueur.

La question se posait en particulier en fin de DSC de la rue de Marne. Depuis quelques jours, le doute n’est plus permis : les bandes pointillées ont été bien repeintes et ne laissent plus planer la moindre interrogation : le cycliste sortant de la rue de Marne au niveau de la rue Cosme Clause n’est pas prioritaire.

Restent les autres rues, celles où il n’y a aucune indication en sortant du DSC, la rue Lochet, par exemple. Là, le code s’applique : le cycliste a la priorité sur les véhicules qui arrivent de sa gauche. Cependant, il est préférable de se montrer très prudent et d’arriver sur ces intersections tout tranquillement. En effet, les DSC, récents, ne sont pas encore totalement entrés dans les réflexes de tous les conducteurs et bien rares sont ceux qui pensent à vérifier ce qui arrive d’une rue qu’ils savent en sens unique. A leur décharge en plus, le manque de cohérence rencontré sur ces DSC : selon le code, tous les sens uniques en zone 30 sont de fait des DSC, sauf avis contraire du maire. Ce qui donne parfois oui, parfois non, et il faut à chaque fois vérifier le panneau : pour les cyclistes, qu’ils peuvent emprunter la voie en sens unique, pour les automobilistes, qu’ils peuvent rencontrer un cycliste face à eux.

Pas toujours simple mais n’oublions pas les avantages du DSC : des raccourcis pour les cyclistes, et surtout, une très bonne visibilité pour les deux conducteurs qui se voient mutuellement puisque face à face.

 
Cyclistes, vous n'êtes pas prioritaires !
Cyclistes, vous n’êtes pas prioritaires !
 
 
Publié le lundi 7 août 2017

 

Balade vélo vintage
16 juin 2017

 

L’ASPTT convie tous les cyclistes à une balade dans Châlons le vendredi 16 juin. Le départ se fera de la place Foch, 18h30, pour une durée de 1h30 à 2h.

Dans l’idéal, les cyclistes doivent venir avec un vélo ancien (des débuts de la bicyclette aux années 80) et la tenue correspondante. Les plus beaux déguisements seront récompensés par des bons d’achat à dépenser dans les commerces du centre ville.

Cependant, si vous ne pouvez vous déguiser la balade vous est malgré tout ouverte.

Venez nombreux profiter de ce weekeend dédié au vélo :

  • vendredi soir : la balade vélo vintage
 
Balade vélo rétro
Balade vélo rétro
16 juin 2017
 
 
Publié le mardi 6 juin 2017

 

Une nouvelle piste cyclable à Châlons

 

Voilà bien longtemps qu’on en parlait mais on ne voyait rien venir. Enfin, la voici : la piste reliant le pont de Marne à l’hémicycle est tracée.

Il s’agit certes d’une piste provisoire qui va servir de test jusqu’en septembre, pour les détails à mettre au point.

Les horodateurs par exemple (photo 1) devraient être tournés d’un quart de tour pour que les automobilistes prenant un ticket de stationneemnt ne soient pas sur la piste.

Pour l’instant les sorties/entrées de piste ne sont pas encore finalisées mais cela se fera. De même, lorsque le tracé final sera mis en place, toute la piste du rond-point de la gare à celui de l’hémicycle sera repris.

On peut constater que cette piste est déjà bien utilisée (photo 2), preuve en est qu’elle était vraiment nécessaire. Mais on peut regretter qu’elle soit déjà occupée par les poubelles (photo 3), cependant, il faut bien admettre que sur la trentaine de poubelles située sur le cheminement, ces deux-là étaient les seules à être mal positionnées.

Quant au pont du canal (photo 4) trop étroit pour y tracer un espace piétons/un espaces cyclistes, il sera partagé. C’est une mauvaise habitude à donner aux cyclistes alors que l’on regrette à juste titre, que ceux-ci envahissent les trottoirs alors qu’ils devraient être sur la chaussée.

 
photo 1
photo 1
photo 2
photo 2
photo 3
photo 3
photo 4
photo 4
 
 
Publié le jeudi 18 mai 2017

 

De nouvelles pistes cyclables

 

Le printemps arrive et, avec lui, les travaux de voierie. Cette dernière vient d’être refaite sur une partie de l’avenue de Ste Menehould (entre les rue Jean-Sébastien Bach (sortie de la Vallée St Pierre) et Anaïs Ségalas). Conformément à la loi LAURE, elle a été équipée de bandes cyclables flambant neuves. Placées de chaque côté de la chaussée, elles permettent aux automobilistes, nombreux sur cet axe, de laisser leur place aux cyclistes qui ont de cette façon leur espace dédié et se sentent plus en sécurité.

Ces travaux se poursuivent déjà par la réfection de la voierie de la même avenue depuis la rue Anaïs Ségalas jusqu’à la place de Verdun. Les cheminements cyclables seront poursuivis, ce qui permettra aux cyclistes allant vers le centre ville de pouvoir accéder plus facilement au sas cyclable installé au feu tricolore au bout de l’avenue.

Ces sas permettent aux cyclistes, rappelons-le, de se positionner devant les voitures qui attendent au feu afin de ne pas respirer les vapeurs des gaz d’échappement mais aussi de se positionner au mieux pour prendre sa voie (voir article Les SAS vélos).

 
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
avenue de Ste Menehould
 
 
Publié le samedi 1er avril 2017

 

Indemnité VAE : mode d’emploi

 


Le décret paru au JO du 18 février 2017 permet l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) avec une aide à hauteur de 20 % du prix d’achat, plafonné à 200 euros.
A noter que cette aide n’est pas cumulable avec celles éventuellement déjà accordées par certaines collectivités locales. Voici donc les détails pratiques :

  • Le décret prend effet dès le lendemain de la signature, soit le 19 février 2017 et ce jusqu’au 31 janvier 2018
  • Il est uniquement valable sur un achat de vélo électrique neuf
  • Le bonus écologique vélo n’est pas cumulable avec une subvention accordée localement par une collectivité locale
  • L’Etat rembourse 20 % du prix du VAE dans une limite de 200 €
  • Le vélo à assistance électrique ne doit pas utiliser de batterie au plomb
  • Cette aide sera versée une seule fois aux personnes physiques (y compris s’il y a plusieurs achats successifs)
  • Il n’y a pas de restriction par foyer (autrement dit deux personnes physiques et majeures de la même famille peuvent y avoir droit)
  • Le vélo électrique ne doit pas être vendu dans l’année suivant son achat

    La demande devra être faite sur un site de téléservice dédié de l’Agence de Service et de Paiement (ASP) : https://portail-bonusvelo.asp-public.fr.


Les documents suivants seront nécessaires :
• un justificatif de domicile de moins de 3 mois
• une copie de la pièce d’identité
• une copie de la facture du vélo électrique (au nom du bénéficiaire de l’aide).

Rappelons que le VAE permet de réduire la pollution de l’air par rapport aux deux-roues motorisés et aux voitures, tout en allégeant les efforts et la sur-ventilation des cyclistes fragiles. C’est aussi une solution pour la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports, en particulier en zone périurbaine ou rurale où les solutions de transports publics sont moins développées.
En effet, la moitié des usagers du vélo à assistance électrique qui ont déjà bénéficié d’une aide locale à l’achat d’un VAE ont fait ce choix en remplacement de la voiture, selon l’étude de l’Ademe sur les bénéfices des services vélo. Rappelons aussi qu’environ la moitié des trajets automobiles fait moins de 3 km et pourraient pour la plupart être faits autrement. De même, le vélo électrique est facile à garer car il ne prend que peu de place.
Il est confortable, silencieux, bon marché (par rapport à l’utilisation de la voiture) et plus rapide que la voiture en contexte urbain. Il est bon pour la santé : pour l’Organisation Mondiale de la Santé, 30 minutes de vélo par jour peut allonger de 8 ans l’espérance de vie ! Enfin en France, dans 80 % des cas, les trajets effectués en voiture font moins de 10 km alors que dans 50 % des cas, les trajets effectués en voiture font moins de 3 km. Soit des distances très facilement atteignables en vélo électrique.


Mais acheter un VAE ne se fait pas à la légère. Vous trouverez sur le site de Que choisir des éléments de réflexion : www.quechoisir.org/guide-d-achat-velo-electrique-n8147


D’autre part, sur Châlons vous pouvez louer auprès du SITAC (agence commerciale place Monseigneur Tissier) un VAE pour une durée minimale de trois mois qui vous permet d’essayer ce type assez nouveau de véhicule avant de vous lancer dans l’achat.


Alors vélo électrique ou vélo classique, mais vélo !

 
 
Publié le lundi 20 mars 2017

 

Accidentologie vélo 2016

 

Chaque année, la préfecture nous fournit les chiffres concernant les accidents impliquant un vélo sur Châlons, ce qui permet de faire un bilan pour l’année écoulée.
Avant toute chose, il faut garder en tête que ces chiffres ne concernent que les accidents impliquant l’intervention de la police et faisant alors état d’un procès-verbal et ne sont recensés que les accidents corporels impliquant au moins un véhicule, un blessé ayant subi des soins et sur la voie publique. Aucun accident matériel ne rentre dans la base de données.
Ceci étant, cette année 2016 aura été marquée par le tragique accident, rue Jean Jaurès, qui coûta la vie à un cycliste. Aucun témoin n’ayant vu ce qui s’est passé, il est impossible de dire dans quelles circonstances exactes a eu lieu cette tragédie. Mais le cycliste ayant été renversé par un camion, rappelons qu’il faut toujours avoir en tête que les gros véhicules (camion, bus, estafettes,…) ont des angles morts importants (voir illustration) et qu’il faut toujours s’en tenir à distance, et en tout cas ne jamais se glisser sur le côté, rester derrière sans coller.
Dans le cas des autres accidents deux sont dus à une faute de l’automobiliste : un refus de priorité, dans un cas, un dépassement dans l’autre. Quant au dernier recensé, le procès-verbal fait état d’un cycliste traversant la chaussée mais on ne sait pas dans quelles circonstances.
Si l’un des accidents s’est produit à la tombée du jour, les autres ont eu lieu au milieu de la journée.
Il est bien difficile avec si peu d’éléments de tirer des conclusions qui ne seraient que hâtives. C’est cependant l’occasion de rappeler quelques consignes de sécurité lorsqu’on roule à vélo.

  • Prendre sa place sur la chaussée
  • Indiquer clairement les changements de direction
  • Etre très visible : l’éclairage et les catadioptres obligatoires, certes, mais aussi des vêtements clairs, le gilet jaune à bandes réfléchissantes, au moins dès que la nuit tombe et par temps de brume ou de brouillard.

 

 
credit preventionroutière.asso
credit preventionroutière.asso
 
 
Publié le samedi 11 mars 2017

 

Port du casque obligatoire pour les moins de 12 ans

 

Depuis le 21 décembre 2016, le décret n° 2016-1800 rend obligatoire le port du casque pour les conducteurs et les passagers de cycle âgés de moins de douze ans :

« Art. R. 431-1-3. - I. - En circulation, le conducteur et le passager d’un cycle, s’ils sont âgés de moins de douze ans, doivent être coiffés d’un casque conforme à la réglementation relative aux équipements de protection individuelle. Ce casque doit être attaché.
II. - S’il est âgé d’au moins dix-huit ans, le conducteur de cycle qui transporte un passager âgé de moins de douze ans doit s’assurer que ce passager est coiffé d’un casque dans les conditions prévues au I.
De même, la personne âgée d’au moins dix-huit ans qui accompagne au moins un conducteur de cycle âgé de moins de douze ans doit s’assurer, lorsqu’elle exerce une autorité de droit ou de fait sur ce ou ces conducteurs, que chacun est coiffé d’un casque dans les conditions prévues au I.
III. - Le fait de contrevenir aux dispositions du II est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.
IV. - Un arrêté du ministre chargé de la sécurité routière fixe les caractéristiques du casque mentionné au I. »

Pour que le temps soit laissé à chacun de s’équiper, la loi entrera en vigueur le 22 mars 2017.

Pour autant était-il vraiment nécessaire de rendre obligatoire le port du casque pour les cyclistes ? (Cet article ne parle que des cyclistes du quotidien) Car ne nous voilons pas la face, on commence par les enfants puis l’obligation sera étendue à tous.

Alors, oui, les enfants ont une tête proportionnellement plus grosse par rapport au reste du corps et le risque est plus grand pour eux de se cogner la tête plutôt que l’épaule. D’autant qu’ils ont une conscience du danger amoindrie. Il est vrai aussi que le petit transporté sur le porte-bagages n’aura peut-être pas conscience de la chute qui arrive et moins le réflexe de placer ses mains en avant pour amortir cette chute.

Mais ces arguments ne sont pas valables lorsqu’on parle d’adultes.
Tout d’abord, comme le constate le magazine Sport et Vie (n°149, mars-avril 2015) : « Il y aurait à ce jour 549 078 études sur le port du casque pour les cyclistes. Aucune ne permet de conclure s’il sauve plus de vies qu’il n’en coûte. »
Presque 600 000 études quand même ! Pas deux ou trois !

A côté de cela, une étude de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR) publiée en 2005 fait état des chiffres des traumatismes crâniens. Etude très parlante, jugez vous-mêmes :
La part des blessés touchés au crâne est de :

  • 26 % pour les piétons
  • 24 % pour les automobilistes
  • 17 % pour les cyclistes.

Pourquoi, alors, en toute bonne logique, ne pas imposer le port du casque aux piétons et automobilistes ?

D’autre part, rendre le port du casque obligatoire laisse à croire que le vélo est un moyen de transport dangereux, alors que les vélos provoquent rarement des accidents et que les cyclistes chutent peu tout seuls. Ce port de casque obligatoire, donc, dédouane les décideurs qui feraient mieux de rendre la ville plus sûre aux cyclistes par des aménagements mais aussi par une modération de la circulation motorisée puisqu’il a été démontré que la généralisation du 30 km/h en ville améliore la sécurité de tous. 

Par ailleurs, on voit bien que ce sont les pays qui n’ont pas de politique cyclable qui imposent le casque (Autriche, Espagne, Lettonie…). Ce n’est pas le cas Aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Belgique où les cyclistes sont très nombreux.

De plus, dans les pays où le port du casque a été rendu obligatoire soit la pratique a chuté de façon drastique (Australie, Nouvelle-Zélande par exemple) soit la loi a été retirée (Mexique…).
Retirée ? Mais pourquoi ? Parce que :

  • moins de cyclistes dans les rues, c’est plus d’accidents ; c’est ce qu’on appelle l’effet de sécurité par le nombre
  • lorqu’un automobiliste voit un cycliste casqué, inconsciemment, il en conclut que celui-ci est moins vulnérable, son comportement change et devient plus risqué. (source BBC News)
  • en France, la sédentarité est le 4e facteur de mortalité (après tabagisme, hypertension et le diabète). (Source : Fédération Française de Cardiologie) et il suffit que l’obligation de porter le casque dissuade 1 cycliste sur 4 000 pour que le bilan financier devienne négatif. (Analyse coût/bénéfice pour la collectivité sur les dépenses de santé). Or on connaît bien les avantages du vélo sur la santé.

Laissons donc chacun choisir s’il veut ou non porter le casque sans que cela soit imposé à tous et sans nuace.

Pour conclure, une petite précision : avec cette nouvelle loi, si un enfant ne porte pas de casque à vélo, il est puni d’une amende de quatrième classe.
Autant qu’un camion qui grille un feu rouge !

Si vous voulez aller plus loin :

Le casque bientôt obligatoire pour les - de 12 ans - droitauvelo.org

C’en est fait... les enfants seront marqués d’un casque : www.isabelleetlevelo.fr

10 arguments contre le port du casque à vélo : transports.blog.lemonde.fr

Port du casque obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans : troyesenselle.fr

 
crédit carfree.fr
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Publié le mardi 3 janvier 2017

 

Avenir 2 Roues a 20 ans !

 

Ce vendredi 7 octobre, de nombreux vélos stationnaient devant la salle de l’Alcazar à Saint Memmie. C’était là en effet que se réunissaient les adhérents d’Avenir 2 Roues pour fêter les 20 ans de leur association.

Car c’est dans le Journal Officiel du 20 mars 1996 qu’on retrouve la date de sa création. C’était le jeune Stéphane Lecler, à l’origine de cette idée, qui en fut le premier président, suivi de Marie-Céline Damagnez puis de Véronique Porcel.

L’association a d’abord eu pour objectif de « promouvoir l’utilisation des deux roues sous toutes ses formes pour les déplacements comme pour les loisirs, en zone urbaine comme à la campagne » ensuite changé en « promouvoir l’utilisation des deux roues non motorisés sous toutes ses formes pour les déplacements urbains ».

Les moyens de promotion n’ont quant à eux pas changé : « sensibiliser et informer le public et être interlocuteur des pouvoirs publics »

L’information et la sensibilisation sont d’autant plus importantes à l’heure actuelle que fleurissent à la grande joie des cyclistes, des aménagements et panneaux spécifiques de plus en plus nombreux. Citons en vrac, la création ou prolongation de nombreuses voies cyclables, l’installation de sas cyclistes aux feux, la mise en place de doubles sens cyclables, la création de parcs vélos équipés d’arceaux parfois même abrités, la création de parcs vélos fermés et sécurisés, la mise en place de la location de vélos classiques, pliants ou à assistance électrique…. Ce serait un beau cadeau d’anniversaire que d’avoir aussi à Châlons les « tourne à droite » aux feux tricolores comme il en existe dans de très nombreuses villes.

Pour faire part de toutes ces nouveautés et les expliquer au public, Avenir 2 Roues est présente lors de nombreuses manifestations : salon de l’habitat et de l’environnement, fête de la nature, fête du développement durable… et, évidemment le parc vélo de la foire : le premier créé en 2005, dont les anciens parlent encore avec des trémolos dans la voix (« Il n’y avait pas d’abri. C’était une bataille permanente pour gagner quelques mètres, quelques barrières. ») a accueilli 350 cyclistes. En 2015, il accueillait plus de 1 500 cyclistes , et 1 731 en 2014.

Avenir 2 Roues est aussi interlocuteur des services publics : elle est désormais invitée à chaque commission circulations actives et consultée sur les nouveaux aménagements AVANT qu’ils ne soient mis en place par la ville ou par la communauté d’agglomération.

Le travail mené par Avenir 2 Roues est bien plus pris en compte depuis la nomination d’une Mme Vélo (Mme Ragetly) nommée en 2009, à la suite du Grenelle de l’environnement, qui prouve la volonté d’une véritable politique cyclable de la communauté d’agglomération.

Mais si L’association a pu se développer autant, c’est grâce à ses adhérents qui lui donnent du poids et aux bénévoles qui donnent beaucoup de leur temps pour que l’association puisse vivre pleinement.

Sans eux, Avenir 2 Roues n’aurait jamais eu 20 ans.

Et ils étaient là, les bénévoles, les adhérents en cette soirée du 7 octobre, ils étaient là pour fêter dignement cet anniversaire. M. Bourg-Broc, président de Châlons agglo, M.Guillemot, adjoint au maire, délégué aux Aménagement urbain, Circulation et Stationnement nous ont aussi fait le plaisir de nous rejoindre. Nous avons ainsi appris grâce à eux que M. Apparu a fait un courrier au ministre des transports concernant l’homologation des panneaux « tourne à droite » pour les cyclistes aux feux tricolores et que le tiers central de l’avenue de Ste Menehould allait être refait et équipé de pistes cyclables. Les deux autres tiers devraient être réaménagés sur les deux prochaines années.

Avait aussi répondu présent à notre invitation Stéphane Lecler, premier président et créateur d’Avenir 2 Roues. C’était un vrai plaisir de faire sa connaissance, pour certains, ou de le revoir, pour d’autres. Ce fut l’occasion d’échanges d’anecdotes et il nous a confié avoir trouvé de belles améliorations dans les équipements pour cyclistes dans la ville.

Après quelques discours et remerciements d’usage, la soirée s’est clôturée par un verre de l’amitié autour de quelques spécialités salées et sucrées des uns et des autres.

 
Stéphane Lecler
Stéphane Lecler
M. Bourg-Broc et M. Guillemot
M. Bourg-Broc et M. Guillemot
20 ans
20 ans
20 années d'action
20 années d’action
20 bougies à souffler
20 bougies à souffler
 
 
Publié le samedi 15 octobre 2016

 

Pas d’accident cycliste en 2015

 

Une très bonne nouvelle est tombée de la préfecture : en 2015, aucun accident impliquant un vélo sur Châlons et dans l’agglomération n’a été à déplorer cette année. A titre de comparaison, 4 avaient été relevés en 2014.

Nouvelle à nuancer, certes, puisque les seuls accidents recensés en préfecture sont ceux qui requièrent l’intervention de la police et qui, donc, déplorent un blessé. Dans la mesure où le nombre de cyclistes n’a pas baissé cette année 2014 (source : comptages Avenir 2 Roues), il s’agit donc d’un vrai progrès.

Continuons à partager la chaussée avec les automobilistes en respectant les règles du Code de la Route afin d’améliorer encore le bien rouler ensemble.

 
 
Publié le jeudi 28 avril 2016

 

Cédez le passage cycliste

 

Depuis 2012, deux possibilités sont offertes aux cyclistes qui abordent un feu tricolore d’un carrefour en T : tourner à droite ou aller tout droit (illustration 1). 

800 de ces panneaux sont installés à plus de 2 500 intersections de plus de 100 villes en France (chiffres rencontre CVTC 16/03/16). A Epernay, à Reims entre autre, mais toujours pas à Châlons !

Voici ceux qui viennent de sortir (illustration 2) et qui concernent tous les types de carrefours.

Regardez les bien car un jour, peut-être,…. nous les verrons « pour de vrai » à Châlons aussi.

 
illustration 1
illustration 1
illustration 2
illustration 2
 
 
Publié le mercredi 30 mars 2016

 

Partage de la voirie : des nouveautés pour les cyclistes

 

Le décret n° 2015-808 du 2 juillet 2015 relatif au plan d’actions pour les mobilités actives et au stationnement vient de paraître au journal officiel. Il présente une palette de nouveautés pour les cyclistes. Vous pourrez avoir accès à une intéressante version illustrée de ce plan d’action.

Toutes ces mesures sont applicables dès maintenant, sauf pour l’alinéa 5 qui le sera au 1er janvier 2016.

Voici un résumé de ces nouvelles mesures :

  1. Le stationnement sur les espaces dévolus aux piétons et aux vélos, désormais qualifié de « très gênant » sera sanctionné comme tel (135 €). Cela concerne le stationnement sur trottoirs, bandes et pistes cyclables et sur les 5 mètres précédant les passages piétons.
  2. Les cyclistes pourront rouler à un mètre des voitures stationnées en toute légalité. Avant, le code de la route enjoignait aux cyclistes de rouler au plus près du bord droit de la chaussée, ce qui était très dangereux et pas conseillé à cause du danger de l’ouverture de portières.
  3. Les doubles-sens cyclables sont généralisés sur les voies limitées à 30 km/h, venant ainsi compléter leur généralisation dans les zones apaisées introduites en 2008, certaines municipalités créant des « voies 30 » qui n’avaient pas d’obligation de double-sens cyclable puisqu’elles n’étaient pas des « zones 30 ».
  4. Il est possible pour les gestionnaires de voirie d’indiquer une trajectoire vélo par un marquage au sol, sécurisant ainsi réglementairement les pratiques des collectivités qui ont déjà expérimenté, avec succès, ce dispositif.
  5. Le sas vélo est interdit aux cyclomotoristes comme c’est déjà le cas pour les pistes cyclables sauf décision expresse du maire (à partir du 1er janvier 2016).
  6. Il sera possible de créer des « chaussées à voie centrale banalisée », comme il en existe à Epernay. Sur ces voies, les automobilistes n’auront accès à la bande cyclable que s’il n’y a pas de cycliste. Un bon schéma valant toutes les explications, se reporter à l’illustration.
  7. Par ailleurs, les automobilistes, si la situation le permet, auront la possibilité de chevaucher la ligne blanche continue pour dépasser un cycliste.

Toutes ces mesures sont les bienvenues car elles accordent aux cyclistes encore un peu plus de légitimité sur la chaussée et, dans le cas des mesures 2 et 4, légalisent des pratiques déjà bien en usage.

 
chaussées à voie centrale banalisée. crédit CEREMA
chaussées à voie centrale banalisée. crédit CEREMA
 
 
Publié le samedi 11 juillet 2015

 
 
 
 
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