Avenir 2 roues est une association dont l'objectif est de promouvoir l'utilisation du vélo dans l'agglomération châlonnaise
 
Réparateurs agréés pour la prime réparation
 

Si vous avez un vélo qui n’est pas sorti depuis longtemps mais que vous le préfériez au transports en commun, il est temps de le sortir. En effet, le gouvernement a prévu une prime réparation vélo. Elle n’est pas liée à des conditions de ressources et vous pouvez trouver les modalités dans cet article : Prime réparation vélo

Pour ceux qui habitent Châlons ou ses alentours proches, vous trouverez ci-dessous la liste des réparateurs vélos des environs. L’indication mise entre parenthèses précise si ces entreprises sont agréées pour réparer votre cycle à l’aide de la prime d’état.

  • St Memmie Cycles ; M. Millot (agrément en cours)
  • Collard Véloland (oui)
  • Intersport (oui)
  • Décathlon (oui)
  • Répare’vélo, Recy (oui)

Vous trouverez par ailleurs numéros de téléphone et horaires d’ouverture en suivant ce lien :
https://coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer

De plus, à partir de ce vendredi 15 mai, l’atelier de réparations vélo des Emmaüs (chemin du Perthuis à Châlons) ouvre à nouveau ses portes de 14 à 18h et ce, tous les vendredis.
Gestes barrière oblige, il ne sera plus possible de réparer son vélo soi-même mais on pourra le confier aux personnes sur place, moyennant un forfait participatif très raisonnable en plus du prix de pièces éventuelles. Ce dispositif est bien sûr provisoire.

Plus d’excuses désormais pour ce remettre à pédaler !

 
 

 
Prime réparation vélo
 

Depuis quelques jours, l’association est sollicitée au téléphone pour bénéficier de la « prime réparation vélo » annoncée par l’état. Cela prouve le regain d’intérêt, bien justifié, pour le vélo après cette période de pandémie. Outre l’effet barrière évident de la pratique du vélo, celle-ci permet aussi de se remettre tranquillement à l’exercice après une période pendant laquelle nos concitoyens ont été privés de sport.

Nous rappelons que la possibilité de bénéficier de cette prime ne sera ouverte qu’à partir du 11 mai.

Quelles en sont les conditions ?

• Elle est d’un montant de 50 €
• La réparation doit se faire chez un réparateur agréé (la liste sera rapidement publiée sur le site alvéole-coup de pouce vélo : https://www.coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer
• La prime n’est applicable qu’une fois, sur un vélo jusqu’au 31 décembre 2020
• Elle concerne les pièces et la main d’œuvre
• Elle est déduite directement de la facture (pas d’avance de frais)
• Il faut suivre ces démarches :
1. Contacter par téléphone ou par mail le réparateur affilié de son choix pour prendre rendez-vous
2. Se rendre chez votre réparateur affilié avec votre vélo
3. Apporter un justificatif d’identité (CNI, passeport, permis de conduire ou titre de séjour)
4. Préciser au moment de l’inscription les nom, prénom, date de naissance et numéro de téléphone portable.
5. Se munir de votre téléphone portable car un code SMS vous sera envoyé.

Vous pourrez trouver quelques informations supplémentaires en suivant le lien : https://www.coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer

 

 
 

 
Vélo et déconfinement
 

Depuis le 17 mars dernier, chacun est confiné chez soi. Les sorties sont limitées et les rares occasions de sortir son vélo se limitent aux courses ou aux visites chez le médecin (le moins souvent possible de préférence). Désormais, le déconfinement se profile à défaut de se préciser. Pour certains comme le titre Libé du 4 mai (photo 1), c’est "Un boulevard pour le vélo ".

On ne peut effectivement que reprendre les arguments pour le vélo d’avant la pandémie pour se rendre compte qu’ils sont encore plus d’actualité :

Le vélo, c’est bon pour la santé et particulièrement pour les poumons. Le Covid 19 s’attaquant au système respiratoire, autant l’affronter avec une cage thoracique en béton armé.

Le vélo, c’est bon pour la planète. On voit bien, sur les photos avant/après la pandémie (photo 2) la différence de pollution atmosphérique. Et, même si toute cette pollution n’est pas due aux déplacements, ils en sont cependant responsables pour partie. Mettre plus de vélos dans les rues, c’est réduire cet impact sur la qualité de l’air.

Et de fait, la pratique du vélo est en elle-même un geste barrière puisqu’elle permet de respecter la distanciation physique.

La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne a déclaré : «  Le déconfinement est le moment d’illustrer que le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir. Alors que 60 % des trajets effectués en France en temps normal font moins de 5 km, les semaines à venir représentent une occasion pour de nombreux Français, d’ores et déjà cyclistes ou non, de choisir le vélo pour se rendre au travail ou faire des déplacements de proximité. » 
Le gouvernement a donc bien pris en compte le vélo dans son plan de déconfinement. Pour preuve, une aide de 20 millions d’euros a été dégagée pour favoriser les déplacements cyclables. De cette façon, les transports publics seraient déchargés d’une partie de ses usagers qui se reporteraient sur le vélo afin de limiter la promiscuité qui y règne.
De façon plus précise, il est prévu pour l’instant :

  • une forfait de 50 euros pour la remise en état d’un vélo (changement de chaîne, frein, pneu, dérailleur…) au sein d’un réseau référencé de réparateurs, qui seront répertoriés sur la plateforme www.coupdepoucevelo.fr gérée par la FUB.
  • le financement de places de stationnement temporaires
  • le financement de formations pour apprendre ou réapprendre à rouler à vélo
  • l’accélération de l’instauration dans le secteur privé du forfait mobilités durables, jusqu’à 400 euros. Ce forfait est prévu aussi pour les fonctionnaires nous a fait savoir une adhérente d’Avenir2 roues, elle-même fonctionnaire.

Et au niveau local, comment ça se passe ?
Pour ce qui est du maire de Châlons, M. Apparu, celui-ci répond clairement à l’Union, de ce 4 avril : « Nous n’avons pas pris de décision à ce stade. En première réflexion, nous sommes à Châlons, pas à Paris ou à Lyon. Les sujets ne sont pas tout à fait les mêmes pendant la période de confinement. Ceux qui, en extrême urgence et qui ont une autorisation de sortie, le font à vélo ne me posent aucun problème. Quand le confinement sera terminé, l’objectif sera de simplifier la vie des gens et prendre leur véhicule personnel car il faudra peut-être limiter les transports collectifs pour avoir le moins de personnes possible dans les transports en commun. » Cependant, il accorde à chacun le droit de prendre son vélo s’il le juge utile.

De son côté, M. Bourg-Broc semble un peu plus volontaire. Il déclare en effet que le nombre de vélos électriques proposés à la location va être augmenté de trente-cinq. Par ailleurs, un nouveau marché va être lancé pour l’achat et la mise en place d’abris et d’arceaux vélo. Il fait état d’une réflexion sur d’autres pistes qui ne sont pas précisées.

Dès que nous aurons des nouvelles avérées de ces décisions, nous vous en ferons part.

 

 
Libé 04 05 20
Libé 04 05 20
vues satellite de la France avant/pendant le confinement
vues satellite de la France avant/pendant le confinement
Le vélo est mon geste barrière
Le vélo est mon geste barrière
 
 

 
Vélo et confinement
 

Lors des premières interventions du gouvernement pour annoncer le confinement, certaines choses étaient claires : on peut sortir faire ses courses, aider une personne vulnérable.. Mais peut-on le faire à vélo ?

La FUB a posé la question au gouvernement. Voici la réponse :

« Peut-on faire du vélo pendant la période de confinement ? La réponse du ministère de l’Intérieur est : le vélo est un moyen de déplacement. L’usage du vélo est uniquement prohibé pour la pratique d’une activité physique » précise Thierry Du Crest, coordinateur interministériel vélo, dans un texte daté du 23 mars, avant de rappeler les différentes situations dérogatoires organisées par le décret du 16 mars 2020 pour l’usage de la bicyclette :
> Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle
> Déplacements pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés (liste sur gouvernement.fr)
> Déplacement pour motif de santé
> Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants

Le décret du 23 mars a sensiblement fait évoluer les cas acceptables de déplacement :

>Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.
>Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité[1] dans des établissements dont les activités demeurent autorisées.
>Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés  ; soin des patients atteints d’une affection de longue durée.
>Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
>Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
>Convocation judiciaire ou administrative.
>Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative

Vous pourrez donc toujours utiliser votre vélo pour vos trajets habituels, en pensant cependant à vous munir de l’autorisation dûment signée, datée et marquée de l’heure de votre sortie. N’oubliez pas non plus votre pièce d’identité.

Prenez bien soin de vous !

 
 

 
Municipales 2020 : la place du cyclable à Châlons
 

Le 5 mars 2020, Avenir 2 Roues et Le Vert Solidaire ont organisé une soirée sur les thèmes de l’environnement, le vélo et le vivre ensemble.
C’est une centaine de personnes –la jauge de la cantine, en fait- qui était présente : des adhérents des deux associations, des colistiers des candidats mais aussi des gens simplement curieux d’avoir un éclairage sur les thèmes de la soirée.

Nous allons dans cet article reporter les réponses des candidats à propos du vélo, réponses données dans l’ordre du tirage au sort effectué en début de soirée soit : M. Benoît Apparu, puis M. Rudy Namur, M. Dominique Vatel, représenté par M. Porté et M. Alan Pierrejean. 

D’autres questions avaient été envoyées à chaque liste mais le temps étant compté, seules trois ont pu être posées à l’oral. Vous pourrez retrouver l’intégralité des réponses et des questions en consultant le document des questions écrites ci-dessous.

La pollution par les transports, contribue au réchauffement climatique, qui est un des fléaux de ce début de siècle. Comment prévoyez-vous au niveau de Châlons, la réalisation d’un plan de mobilité globale afin de diminuer ces nuisances automobiles et promouvoir l’ensemble des alternatives à la voiture individuelle ? (précision : A2R ne préconise pas la suppression des voitures à moteur, mais il est possible parfois de laisser sa voiture pour de petits trajets et de prendre son vélo)

M. Apparu :

Le transport en commun est la meilleure façon de lutter contre pollution à condition qu’ils soient le plus écolo possible : changer le maximum de bus vers des bus au gaz. C’est grâce au développement du transport en commun qu’on pourra le substituer au transport individuel.
1. Bilan d’un très bon réseau de transports en commun à Châlons, un des plus efficaces en terme de fréquentation. Réseau remanié, moins centralisé, davantage disposé en étoile à partir de juillet (ne pas passer par le centre-ville systématiquement) pour une efficacité plus grande et meilleure substitution aux véhicules.
2. Mais le transport en commun ne peut apporter toues les réponses : le développement du véhicule individuel électrique est aussi une réponse.
3. Pour les transports plus longs, développement d’installations : covoiturage avec Blablacarlines entre Reims et Châlons. Amélioration des transports en commun : train : nombre de rotations quotidiennes avec Reims et Epernay augmentées de 20 %. Toutes ces actions permettront de substituer ces différents types de transport au véhicule individuel.
Mais le véhicule individuel ne peut être supprimé, pas dans une ville comme une agglo comme la nôtre de 100 000 habitants où la voiture reste indispensable quand on habite à 20 km.

M. Namur  :

1. Engagement à mettre en place un Plan de Déplacement Urbain pour organiser les déplacements sur le territoire : vélos, piétons, trottinettes, voiture, transports en commun. Pour favoriser la réduction de la pollution et action sociale (poids dans le pouvoir d’achat de certains) par la gratuité ciblée (problématique environnementale) des bus. Objectif : plus d’usagers. Pas de gratuité totale car ne réduit pas de manière drastique les véhicules individuels.
2. Moderniser la flotte de bus (ex : Vitry avec développement d’une usine à hydrogène à partir de la biomasse). Piste à étudier.
3. Favoriser les bornes électriques mais aussi dans les quartiers. Exemple : future rénovation quartier Schmit pour en faire une vitrine de quartier populaire et écologique.
4. Donner la possibilité aux cyclistes de garer leur vélo partout.
5. Transformer l’ancienne RN44 en coulée verte.
6. Expérimenter la piétonisation de la rue de la Marne en été avec piste cyclable.
Parle de son expérience avec la peur de son fils à vélo, donc travail à mener pour réduire pollution et l’utilisation du véhicule thermique.

M. Porté  :

Paris 4 % des déplacements à vélo, Copenhague 49 %. Objectif de 9 % sur Châlons à l’horizon 2024 possible.
1. Augmenter les pistes cyclables, limiter les discontinuités. Remettre plus de cohérence au niveau du Plan Mobilité avec augmentation de la place du vélo, des pistes cyclables, des zones 30.
2. Permettre de pouvoir prendre le bus plus facilement : décentraliser la place Tissier en cohérence avec la gare.
3. Pas pour les véhicules électriques car la production électrique pose problème : coupler vélo et bus.
4. Travailler sur la promotion du vélo, par des animations et réduire la part de la voiture thermique le plus possible.
5. Pour plus de vélos, réduire le danger. Exemples : axe place Tissier, rue Léon Bourgeois (pas d’équipements, pas de plan de cohérence). D’où cohérence sur le Plan vélo dans une mobilité douce.
6. Se préoccuper des trottinettes ou vélos non éclairés. Travail en lien avec les services de l’Etat.
7. Penser à un Label Ville Vélo.
Le vélo, c’est moins de pollution.

M. Pierrejean :

Loi LOM : objectif tripler part du vélo passer de 3 % à 9 % d’ici 2024. Appel à projet lancé avec des fonds : 152 dossiers déposés pour 111 territoires pour 43 millions d’€ d’aide (Epernay et Vouziers bénéficiaires).
1. Appel à s’inspirer de ces villes pour bénéficier de ces aides. Augmenter la location des vélos Sitac (95 vélos, 35 électriques).
2. Réfléchir à une prime vélo.
3. Engagement d’un Plan de Mobilité Global avec travail collectif (aucune difficulté pour écoute et consultation). Définition d’un Plan de Circulation avec associations avec itinéraires réservés, zones de circulation apaisée.
4. Le baromètre « Parlons vélo » a donné la note D à Châlons (même si 1ère du département) ce qui est moyen. On peut s’améliorer : manque de parkings, pistes cyclables ou manque de continuité ; terminer les voies vertes (Condé sur Marne, Vitry)
5. Communiquer pour inciter à prendre son vélo : participation à la semaine Européenne de la Mobilité ou au défi : « au boulot, j’y vais à vélo » (durant 2 semaines, cumuler les kilomètres faits par les salariés pour se rendre au travail à vélo et déclarer une entreprise vainqueur du tournoi).


Les zones 30 ont été évoquées et certaines existent dans Châlons : elles permettent une circulation apaisée qui peut rassurer certains cyclistes. Nous voudrions connaître votre point de vue si la mise en place de zones 30 dans la vile de Châlons ?

M. Apparu

Pour ce qui et des zones 30 : impérativement augmenter le taux de ces zones en centre-ville. Ce n’est pas toujours respecté, rôle de la police municipal. La réglementation en terme de vélo y est différente et donc non adaptables à l’ensemble des rues en question. Zones 30 mais pas partout en ville, peut-être dans certains quartiers, mais attention à ne pas les généraliser car conséquences réglementaires au niveau national concernant les circulations vélo.

M. Namur :

1. Multiplication zone 30. Mais difficulté d’information de la présence d’une zone 30 : tout piéton peut traverser n’importe où. Pédagogie, éducation à faire de manière à bien les identifier, de manière physique.
2. Mise en place de ralentisseurs dans certaines rues comme rue Grande Etape (collège Notre Dame). Modifications décidées dans le cadre plan de déplacement urbain avec les habitants pour coordination et convergence des points de vue.
3. Certaines rues posent problème pour les vélos, nuisances (pollution, bruit) (av. de Metz… 17 000 véhicules /jour), et donc question de la contournante de Châlons (Quelques dizaines de millions d’€) mais il faut mettre les moyens.

M. Porté  :

Rappel : pour le plus de bio possible dans l’alimentation.
1. Zones 30 ont l’intérêt de mettre les vélos plus en sécurité (idéal étant de séparer vélo et voiture par piste cyclable séparée) : il en faut mais pas morcelées, avec problèmes de vitesse excessive des véhicules. Penser un Plan Vélo pour travailler en cohérence avec vélos, bus et voitures, participer à l’éducation des automobilistes et dans les écoles. Travailler avec le SITAC et les chauffeurs de bus et permettre aux vélos de prendre les couloirs de bus.
2. Refaire la rue de la Marne et penser aux zones 30 vers les autres villages et centres commerciaux.

M. Pierrejean :

1. Les zones 30 s’intègrent parfaitement dans les sujets travaillés dans le grand Plan de mobilité Globale cité précédemment : zones 30 oui, mais doivent être ciblées.
2. Réflexion sur le sens circulation, avec mise en zone 30 de rues si nécessaire : sécurité, sécurité des cyclistes, cheminement continu.

Dans le baromètre des villes cyclables « Parlons vélo » qui donne à Châlons une note supérieure à la moyenne, sur les 5 thèmes abordés, celui de la sécurité est celui qui est le moins bien noté : les cyclistes ne se sentent pas en sécurité. Ce sentiment d’insécurité empêche certains (les plus vulnérables, les plus jeunes, les personnes âgées) de prendre leur vélo, et c’est dommage. Avez des projets pour lutter contre ce sentiment d’insécurité ?

M. Apparu :

1. Vous avez raison de cibler le point le plus négatif. On a déjà un peu répondu à cette question, mais il faut mettre une cohérence dans les pistes cyclables car les rues ont été refaites avec toujours le souci de mettre une piste cyclable. Mais les travaux ne sont pas toujours faits en continu. Il faut remettre de la cohérence. Cette cohérence va créer de l’habitude chez l’automobiliste et donc de la sécurité chez le cycliste.
2. Habitudes et usages : plus il y aura de vélos, plus les automobilistes feront attention. On éduque l’automobiliste par l’habitude, par l’usage.
3. Pour bien fonctionner, être plus dur avec les automobilistes en excès de vitesse. pour sécuriser les vélos, il faut sanctionner les excès de vitesse.

M. Namur  :

La sécurité dans l’organisation des transports, c’est important (relations entre piétons, cyclistes et automobiliste)
1. Travailler sur l’éclairage pour lutter contre le sentiment d’insécurité.
2. Revêtement : insécurité pour le piéton (passage piéton)
3. Zones 30 à multiplier en lien avec les acteurs du site.
4. Questions des cyclistes sur les trottoirs : pourquoi ? Répression des automobilistes en excès de vitesse mais aussi question d’éducation populaire, de l’éducation des cyclistes (rôle des associations de concert avec la collectivité)

M. Porté  :

Il faut penser sécurité. Travailler à l’éducation, penser sécurité dès l’école primaire, encourager les parents à emmener leurs enfants à l’école à vélo pas en voiture, ce qui permettrait de réduire le nombre de voitures. Mettre une piste cyclable dès qu’une chaussée est refaite. Prendre le bus facilement, et travailler pour que la cohabitation avec les cyclistes soit bonne. Reboucher tous les trous (rue Carnot), repenser la rue Sarrail où la piste cyclable est discontinue. Catastrophe au niveau de la cohérence des pistes cyclables : reprendre cette cohérence et bien finaliser les pistes cyclables.

M.Pierrejean :

D’accord avec tout ce qui a été dit : penser sécurité des cyclistes, plus de civisme de la part des automobilistes. Dans mon équipe M. James Alcon spécialiste du vélo répondra à toutes vos questions.


Questions du public :
Questionneur : Châlons est une ville idéale pour le vélo. Cependant la rue Juliette Récamier a été complètement oubliée pour les vélos (pour mener au skate parc). Êtes-vous prêt à faire le maximum ?

M. Apparu  :

D’accord mais des réalités techniques : largeurs obligatoires de trottoir, rue et stationnement. On n’a pas toujours la possibilité en centre-ville. On se pose la question à chaque fois que l’on fait des travaux. Mais pas de possibilité de mettre des pistes cyclables partout.
Questionneur : vous avez fait un choix : faire des parkings.

M. Apparu :

Vivre ensemble : il faut tenir compte de celui qui vient de 30 km en centre-ville et qui doit se garer, sinon on flingue le centre-ville. Essayer de trouver des équilibres.

M. Namur :

Trouver un point d’équilibre mais les trouver par la convergence, la concertation : travailler ensemble, avec conseils de quartier. Mise en place d’un Plan de déplacement urbain pour des parcours cyclables cohérents.

M. Porté :

Châlons idéale pour le vélo avec cohérence. Mettre en place de transports en commun gratuits, de parkings relais (existent déjà pour la Foire). Le fait d’avoir un vélo permet par l’économie de l’achat de la voiture d’augmenter son pouvoir d’achat et de plus consommer à Châlons.

M. Pierrejean :

On ne peut pas mettre de pistes cyclables partout mais on peut progresser. James Alcon travaille sur le projet.


Membre de l’association A2R. On a fini par parler d’éducation en fin de débat, comment éduquer les automobilistes et les parents et enfants au vélo ?

M. Apparu :

Rappel : le transport gratuit n’existe pas : oui pour le consommateur mais c’est le contribuable qui paie.
Education au vélo. Les programmes scolaires ne sont pas de la responsabilité de la ville. Hors temps scolaire éventuellement avec dispositifs permettant de faire de l’éducation. Mais toujours un peu de méfiance sur la rééducation sur de nombreux thèmes. Le travail éducatif est celui des parents, l’instruction celui de l’Education Nationale.

M. Namur :

Nuance car il y a déjà des séances de prévention routière actuellement en classe. Peut-être les centres socio culturels ont un rôle à jouer mais des compétences sont nécessaires (moyens, personnes).

M. Porté :

Les enfants peuvent inciter leurs parents à faire du vélo. Travailler en lien avec certaines associations comme le fait A2R dans des écoles. Faire un parcours vélo dans un quartier ou en ville, pour se rendre à l’école, en lien ou pas avec l’Education Nationale. Un parcours pour les classes avec enseignants vers le domaine nature comme Coolus.

M. Pierrejean  :

Encourager la formation des jeunes au vélo : apprendre à l’école, pour éduquer les parents (comme pour l’écologie), c’est une certitude.

C’est sur le verre de l’amitié que s’est terminée cette soirée instructive, permettant à chacun d’échanger encore sur les thèmes abordés.

 

 
Les quatre candidats...
Les quatre candidats...
...face à un public attentif.
...face à un public attentif.
Un parc vélo mobile pour l'occasion.
Un parc vélo mobile pour l’occasion.
 

Questions écrites aux candidats - Réponses des candidats sur le cyclable à Châlons
Fichier PDF - 88.5 ko
 
 

 
Imaginez…
 


Imaginez une ville moyenne, aux alentours de 40 000 âmes, arrosée par une rivière, située dans la région Grand-Est, à la géographie parfois difficile pour les communications, comptant déjà un réseau de plusieurs kilomètres de pistes cyclables parfois partagées avec piétons et automobilistes, mais qui souffre encore cruellement d’un manque d’aménagements ou d’équipements cyclables.

Imaginez un adjoint au maire, féru de vélo, sensible aux déplacements doux, convaincu que le vélo doit trouver sa place dans un univers urbain dominé par la voiture, et qui souhaite faire basculer cette situation en faveur du vélo.

Imaginez ce même adjoint se lançant dans une politique ambitieuse en faveur des déplacements doux par l’élaboration d’un Plan Vélo, répondant aux enjeux environnementaux, sociaux, touristiques de son territoire, et pour lesquels la pratique du vélo est un réel atout. Un plan visant à planifier de façon cohérente et concertée une politique de déplacements à vélo. Un plan visant à favoriser une cohabitation harmonieuse entre les différents modes de déplacements urbains. Plan qui regroupe à la fois des aménagements avec la mise en place d’équipements et de balisages adaptés à la pratique du vélo, ainsi que des actions de sensibilisation.

Imaginez que ce plan soit élaboré de façon collective, concertée, en impliquant les services de la ville, les services de l’Etat, et les partenaires locaux comme des associations de cyclistes, des clubs de cyclisme et cyclotourisme, des associations de quartiers…

Imaginez ce Plan Vélo se déclinant sur 9 axes stratégiques : étendre et sécuriser le réseau cyclable, favoriser le stationnement des vélos, encourager l’emploi du VAE, mettre en place des services autour du vélo, favoriser les déplacements à vélo des agents de la ville ou de l’agglo, inciter les entreprises à favoriser les déplacements doux de leur personnel, mettre en place des services autour du vélo, développer et promouvoir le tourisme à vélo, et enfin former, informer, sensibiliser et animer.

Imaginez que pour communiquer sur ce Plan Vélo, notre adjoint utilise des supports variés comme le site internet de la Ville, les réseaux sociaux, le mensuel de la Ville, le support diverses manifestations nationales ou européennes, la création d’une expo sur la pratique du vélo en ville, des réunions d’information avec les partenaires sur l’avancement du projet, et enfin diverses présentations à la presse du plan vélo et de l’avancement du projet.
Imaginez… 

Ce ne peut être qu’un rêve ?

Et bien non, détrompez-vous, c’est la réalité… La réalité d’un homme, Dominique Andrès, adjoint au maire, qui a planifié son Plan Vélo en 2016 sur 4 années dans sa commune d’Epinal. Aujourd’hui Epinal a plus que triplé ses pistes cyclables en site propre ou partagé avec les piétons et automobilistes, et la culture du vélo est en train d’imprégner de plus en plus la population de sa ville.
Alors les déplacements doux, voici un thème qui va forcement s’inviter dans les débats publics pré-électoraux du printemps. Mesdames et messieurs les candidats aux Municipales, vous ne pouvez plus faire abstraction de la question de la place du vélo dans notre ville.
Epinal est la preuve que rien n’est utopique. Avenir2Roues pourrait imaginer un tel Plan Vélo pour Châlons-en-Champagne et l’Agglo.
Et nous allons militer pour que les candidats aux élections municipales, la Ville, l’Agglo, les administrations et entreprises locales, les associations, sociétés de transports conjuguent enfin, de façon durable, et surtout au présent, le « penser vélo ».

 
 

 
L’enquête « Parlons-vélo » 2019 à Châlons
 

 Comme il y a deux ans, la FUB (Fédération Urbaine de Bicyclette) a mis en ligne une enquête nationale sur le ressenti de tout un chacun sur le cyclable dans sa commune. Car, si effectivement une grande majorité de cyclistes a répondu, il était possible pour tous de participer à l’enquête.

 Pour Châlons, les 286 réponses prises en compte ont permis l’édition et l’analyse des réponses. Ce qui n’est pas le cas des autres communes de l’agglomération qui n’atteignaient pas le seuil des 50 réponses. Les commentaires ci-dessous ne concernent donc que la ville préfecture.

 Au niveau global tout d’abord, une bonne nouvelle : la note de Châlons passe de 3,15/6 en 2017 à 3,22/6 en 2019, ce qui permet de nous classer dans les villes en légère amélioration, sans nous permettre cependant de changer de catégorie puisque nous restons dans la catégorie médiane. Mais cette note porte Châlons au premier rang des huit villes classées en Champagne-Ardenne en étant dans le trio de tête, avec Chaumont et Sainte-Savine (à côté de Troyes), des villes qui obtiennent une note au-dessus de la moyenne.

 Cette enquête demandait de compléter une carte avec les points durs et les rues à traiter prioritairement (photos 1 et 2), de répondre à une série de questions sur cinq thèmes différents et laissait la possibilité de commenter librement le cyclable à Châlons.

 Pour ce qui est du questionnaire, il se partageait en cinq thèmes : le ressenti général, la sécurité, le confort, les efforts de la commune et les services et stationnement.
Le thème qui progresse le plus est le confort. Ce meilleur ressenti peut probablement s’expliquer par la progression des aménagements cyclables sur Châlons (mise en place des « cédez le passage cyclistes » par exemple) et la création des pistes sur trottoirs Jean Jaurès et de Gaulle qui permettent une circulation plus fluide.

Les efforts fournis par la commune sont en revanche perçus en régression dans le questionnaire. Cette critique revient aussi dans les commentaires libres. A la lecture de ceux-ci, on peut supposer que les travaux de voierie menés dans l’hypercentre où le cyclable a été pris en compte a minima ont joué dans cette évolution.

 Lorsque l’on se penche sur les vingt-six questions posées, il se dégage de la même façon des points en progression (les DSC se généralisent, on trouve facilement magasins/ateliers de réparation) et d’autres en régression (la proposition lors des travaux sur les itinéraires cyclables, d’une solution alternative sûre, la possibilité de circuler à vélo en sécurité sur les grands axes, la possibilité d’aller partout de façon rapide et directe grâce au réseau cyclable).

 Les commentaires libres quant à eux reflètent finalement les réponses aux questions en les nuançant ou en apportant des précisions.
Il y a bien sûr quelques commentaires positifs constatant des améliorations sur Châlons et incitant la commune et l’agglo à poursuivre leur travail. Ces considérations sont hélas contrebalancés par des critiques (en nombre quasi égal) sur le cyclable dans l’hypercentre et une municipalité pointée comme pro voiture.
Pour ce qui est des pistes et bandes cyclables, thème qui recueille le plus grand nombre de remarques, soulignons :

  • une importante demande de pistes (sur chaussée majoritairement mais séparées de la circulation aussi) (32 commentaires)
  • le manque de continuité des pistes (14)
  • la difficile réinsertion dans la circulation en fin de piste sur trottoir(14)
  • le passage chaotique des trottoirs lors des traversées des rues perpendiculaires aux pistes sur trottoirs (12)

Sur d’autres thèmes, certains revenaient de façon récurrente :

  • le mauvais état des chaussées (bien plus sensible à vélo qu’en voiture. Sans parler des trottinettes !)
  • une forme de frilosité quant à la mise en place des nouveaux « outils » proposés aux collectivités locales : « cédez le passage cyclistes », doubles sens cyclables…..
  • une demande de communication plus importante sur le partage de la voierie et le respect mutuel entre les différents usagers
  • des parcs vélos jugés en quantité insuffisante.

 Si l’on peut se réjouir de voir les châlonnais ayant participé à l’enquête apprécier les améliorations quant au cyclable, il faut aussi prendre en compte ce qui semble fonctionner moins bien. Avenir 2 Roues restera donc vigilant pour que les avancées pour les cyclistes continuent à progresser.

Les résultats complets de l’enquête sont visibles en ligne : https://palmares.parlons-velo.fr/

 
les points durs
les points durs
les tronçons à traiter en priorité
les tronçons à traiter en priorité
résumé
résumé
 
 

 
La nuit tombe tôt : cyclistes, brillez !
 

Comme chaque année, la FUB a organisé son opération « Cyclistes, brillez », la semaine suivant le changement d’heure. C’est en effet à ce moment que, la nuit tombant plus tôt, les cyclistes sont encore plus vulnérables car encore moins visibles dans le flux des voitures.

Sur Châlons, Avenir 2 Roues, épaulée d’agents de la Police nationale a mis aussi en place son opération.

Pas d’intervention à la sortie d’établissements scolaires cette année, les deux lycées contactés n’ayant même pas pris la peine de répondre à la proposition d’intervention d’Avenir 2 Roues.

C’est donc en ville, rue de l’Hôtel de ville, à la sortie (ou l’entrée) de la zone piétonne que les six bénévoles de l’association se sont placés pour intercepter les cyclistes qui passaient. A chacun, il fallait expliquer le pourquoi et le comment de l’action, vérifier si les phares et catadioptres étaient en place. Lorsque ce n’était pas le cas, les éléments manquants étaient offerts et posés. Lorsque tout était parfait, un bonbon était offert.

C’est ainsi qu’ont été distribués à une grosse quarantaine de cyclistes : 8 bonbons, 37 catadioptres de roues, une vingtaine de kits d’éclairages et des prospectus listant les conseils de sécurité. C’était aussi l’occasion de rappeler des nouvelles règles trop souvent ignorées : l’interdiction du port d’écouteurs ou de casques audio, de téléphone au guidon…

L’intervention s’est bien déroulée, au plaisir de tous et les remerciements des cyclistes ont été fréquents.

 
une pose de catadioptres dans les règles de l'art
une pose de catadioptres dans les règles de l’art
Vérification de l'éclairage
Vérification de l’éclairage
Affluence de gilets jaunes au centre ville pour la bonne cause
Affluence de gilets jaunes au centre ville pour la bonne cause
 
 

 
Ca bouge au centre ville de Châlons
 

De grands travaux ont eu lieu au centre ville. D’autres se préparent. Avenir Roues a évidemment scruté l’évolution de ceux-ci, en particuliers au niveau du cyclable.

Si, longtemps les cyclistes y ont déploré la perte de parcs vélos, ces derniers semblent peu à peu renaître de leurs cendres. C’est vrai pour la place de la République (photos 1 et 2), même si l’on déplore encore le manque total d’arceaux vers la rue des Lombards, c’est vrai aussi pour le quai des Arts, sur lequel a été placé un nouveau parc vélos -quoiqu’amoindri par rapport au précédent- à côté du parc sécurisé mais réservé à l’Office de Tourisme (photos 3 et 4). C’est en revanche beaucoup moins vrai avenue du Mal Leclerc où les arceaux qui étaient à l’entrée du petit jard ont totalement disparu.

Pour en revenir à la place de la République

De nombreux cyclistes pourtant aguerris se plaignent encore du manque d’espaces pour attacher leur vélo. Ceux-ci sont en effet invisibles derrière les voitures puisqu’aucun totem n’a été remis en place. Ils permettaient pourtant aux cyclistes de repérer tout de suite et de loin où ils pouvaient garer leur monture avec un maximum de sécurité. 

Voilà pour ce qui est de laisser son vélo. Avant cela, il faut arriver et rouler. Pour mémoire, les renouvellements de voieries sont soumis à la loi LAURE et doivent bénéficier d’une réflexion quant aux circulations actives.

Or que constate-t-on place de la République ?

Rien. RIEN n’a été pensé pour le cycliste. (photos 5 et 6). Avenir 2 roues a fait une demande de mise en zone de rencontre (photo 7) de cette place en février auprès de la ville. Rien ne bouge. Demande réitérée plus tard dans l’année auprès de Châlons agglo. Pas plus d’effet. La zone de rencontre permet pourtant de donner la priorité la plus grande au piéton, puis au cycliste ; c’est une sorte de zone piétonne ouverte aux voitures qui permettrait une circulation très, très apaisée et à chacun de trouver sa place. Mais voilà….

Que constate-t-on rue Juliette Récamier ?

La bonne farce de l’année ! Pour en rire plutôt qu’en pleurer ! En effet, durant les travaux, un magnifique panneau trônait à l’entrée de la rue (photo 8) vantant la : « sécurisation des déplacements doux ». Les travaux sont terminés, le panneau est retiré et les cyclistes cherchent encore de quelle manière sont « sécurisés » les déplacements doux (photos 9, 10, 11) : pas de zone de rencontre, pas de bandes cyclables, pas de sas cyclistes au feu, pas de chevrons. Rien ! Il y a pourtant un large choix de solutions proposé par le législateur !

Alors, certes, ces deux espaces (place de la république, rue Juliette Récamier) sont compris dans un centre ville classé en zone 30. Mais n’est-ce pas là un aménagement cyclable à minima ? Surtout lorsque l’on constate tous les jours combien ce 30 km/h maximum est peu respecté par les automobilistes ! Pour preuve, cette infraction relevée par la police le jeudi 31 octobre, avenue du Mal Leclerc : dans cette zone 30, un conducteur roulait à 75 km/h.

Pour discuter de tous ces problèmes, Avenir 2 Roues a déposé une demande d’entrevue auprès de la mairie, vous serez tenus au courant des réponses apportées.

 
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Les panneaux piste cyclable B22a et C113
 

Depuis le décret du 14 septembre 1998, le Code de la route n’impose plus l’obligation aux cyclistes d’emprunter les aménagements cyclables. L’article R 431-9 du code de la route prévoit en effet que « l’obligation d’emprunter les bandes ou pistes cyclables est instituée par l’autorité investie du pouvoir de police après avis du préfet ».

Or « l’autorité investie du pouvoir de police », c’est le maire ou le président d’agglo. Et sur notre bonne ville, c’est Châlons agglo qui gère le cyclable à la fois sur la ville préfecture et toute son agglomération. C’est donc pour toute l’agglo que la décision a été prise : même s’il reste ici et là quelques panneaux B22 (photo 1), aucune piste cyclable n’est obligatoire. Ni celles qui sont sur trottoirs, ni celles qui relient deux communes (Saint-Martin/Recy ou Châlons/Sarry, par exemple).

C’est au final une bonne chose puisque chacun peut selon sa conduite ou son expertise, choisir le trajet qu’il préfère.
Ainsi, un cycliste peut emprunter la chaussée, c’est-à-dire là où les véhicules circulent, plutôt qu’une piste cyclable sur trottoir, parce qu’elle est difficilement praticable en raison de stationnements abusifs, entreposage de poubelles, fréquentation de piétons, …
De plus, les cyclistes rapides (les rouleurs utilitaires chevronnés, les sportifs,…) peuvent préférer emprunter la chaussée plutôt qu’un des aménagements cyclables pour des raisons de confort, entre autres lorsque les nombreux abaissements de trottoirs créent trop de ressauts, parce que les pertes de priorités sont trop fréquentes aux intersections, parce que sur une piste sur trottoir, il faut adapter sa vitesse…

Les automobilistes peuvent bien choisir entre nationales, départementales et autoroutes pour le même trajet, pourquoi le cycliste ne pourrait-il pas avoir le choix lui aussi ?

En revanche, il peut paraître logique d’utiliser prioritairement la bande cyclable le long d’une chaussée (photos 3,4 et 5) sauf si celle-ci est vraiment trop endommagée.

 
photo 1 : B22a : obligation
photo 1 : B22a : obligation
C113 : indication
C113 : indication
photo 3
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photo 4
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photo 5
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De nouveaux « cédez-le-passage, cycliste » à Châlons
 

 Cet été, à la demande d’Avenir 2 Roues, quatre nouveaux « cédez-le-passage, cycliste » ont été mis en place sur Châlons :

  • Du boulevard Léon Blum vers le quai des Gad’zarts (photo 1)
  • De la rue Jean Jaurès vers la piste cyclable de l’avenue de Paris (photo 3). A terme, le feu de la rue Jean Jaurès sera équipée d’un sas cyclistes précédé de chevrons pour permettre aux cyclistes d’accéder plus facilement au feu, puis à la piste cyclable.
  • Tout droit avenue Sarrail en direction de Reims, face à la rue Lebon (photo 3)
  • Tout droit avenue de sainte Menehould vers place de Verdun, face à la rue Sabbathier (photo 4)

Pour mémoire, le « cédez-le-passage, cycliste » n’est pas une autorisation à griller le feu rouge pour le cycliste mais la transformation de ce feu rouge en cédez-le-passage, avec toutes ces contraintes : fort ralentissement, vérification de la voie libre puis passage.

Il permet au cycliste d’accroître sa sécurité en dissociant le démarrage des véhicules motorisés de celui des vélos. Par ailleurs, comme cela est bien dit dans "L’extension du domaine d’emploi du cédez-le-passage cycliste au feu", fiche PAMA n° 5, septembre 2015, p. 2. : « La position avancée du cycliste en carrefour, permise par le faible gabarit du vélo et sa vitesse d’approche modérée, lui offre une visibilité souvent bien meilleure que celle dont disposent les usagers motorisés. En outre, ses faibles dimensions lui permettent une meilleure réinsertion dans le trafic une fois le feu franchi. »

Avenir 2 Roues continuera à proposer d’autres carrefours à aménager à Châlons agglo et la ville pour une meilleure sécurité et une circulation plus fluide des cyclistes.

 

 
photo 1 crédit photo Châlons agglo
photo 1 crédit photo Châlons agglo
photo 2 crédit photo Châlons agglo
photo 2 crédit photo Châlons agglo
photo 3 crédit photo Châlons agglo
photo 3 crédit photo Châlons agglo
photo 4 crédit photo Châlons agglo
photo 4 crédit photo Châlons agglo
 
 

 
Du nouveau avenue du Général de Gaulle
Eté 2019
 

 Cet été, alors que Châlons était plongé dans la torpeur estivale, le département faisait refaire la chaussée de l’avenue du Général de Gaulle. Puis, ce sont les services de Châlons agglo , qui ont repris les peintures de sol : zébras, passages piétons et, c’est surtout ce qui nous intéresse, sas cyclable devant chaque feu tricolore.

Il est inutile de répéter encore les avantages des sas (départ dés que le feu est au vert, meilleure visibilité du cycliste par les automobilistes, attente loin des gaz d’échappement,…). En revanche, il faut souligner un avantage encore peu relevé jusqu’ici : le placement des sas sur la chaussée indique que le cycliste a toute sa place au milieu des voitures et qu’il n’est pas obligé d’emprunter la piste sur trottoir comme le croit trop souvent les automobilistes. Et bien des cyclistes aussi, il faut l’avouer.

L’association a demandé à ce que chaque sas soit précédé de chevrons de façon à en faciliter l’accès, que les sorties de pistes soient matérialisées et que les trottoirs soient abaissés lors de traversées de rues par la piste sur trottoir.

Si les abaissés de bordures pour la traversée de la rue Lemoine sont programmées, le calage de l’intervention reste à mettre en place. Par ailleurs, les travaux pour la sortie côté pair (vers le carrefour Bagatelle) vont se faire cet automne. En revanche, la demande de chevrons est toujours en attente de réponse.

 

 
Top
Top
Pas top
Pas top
peinture prévue cet automne
peinture prévue cet automne
Bientôt (et mieux faits !) nous l'espérons
Bientôt (et mieux faits !) nous l’espérons
 
 

 
Atelier de réparation de vélos solidaire et participatif
 

 

C’est le vendredi 6 septembre qu’a ouvert l’atelier de réparation vélos participatif et solidaire des Emmaüs. Et déjà le succès est au rendez-vous. 

Rappelons le principe de cet atelier.
Un atelier solidaire, puisque tenu par les Emmaüs qui ont pour objet la lutte contre la pauvreté et l’exclusion grâce à une activité économique, basée sur la récupération et le réemploi.
Un atelier participatif, puisque les cyclistes qui y viennent devront mettre la main à la pâte. En effet, cet atelier de réparation vise à donner de l’autonomie au cycliste en lui permettant d’apprendre les gestes de base. Au final, celui-ci sera capable de se débrouiller seul.

Sur place, les visiteurs ne sont pas abandonnés, un compagnon, des bénévoles sont là pour apporter leur aide et leurs connaissances. Par ailleurs, des pièces détachées récupérées sur des vélos sont mises en vente à des prix d’occasion. On y trouve aussi des pièces et accessoires donnés aux Emmaüs de Courtisols et acheminés à l’atelier de Châlons.

Quelques informations pratiques : l’atelier est ouvert le vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h. Il est situé 12 bis, chemin du Perthuis.
Chacun peut y venir juste pour visiter mais aussi pour proposer son aide. En effet, si suffisamment de bénévoles peuvent se relayer sur le site, une ouverture plus large (le samedi, pourquoi pas) pourrait être mise en place.

 
 
 

 
Piste cyclable de St Memmie
 


Pendant de longs mois, le centre bourg de St Memmie s’est refait une beauté. Pour se conformer à loi LAURE, la municipalité y a inclus le déplacement cyclable, obligatoire dès qu’il y a réfection de voierie.


Les engins sont partis, les trottoirs balayés, les peintures appliquées au sol et on découvre alors le nouveau visage du centre bourg (désormais en zone 30) et plus particulièrement son cheminement cyclable.

Arrivant des quinconces St Jean, le cycliste à l’œil acéré aperçoit au sol des damiers avec un logo vélo (photo 1). Chic, il y a bien un aménagement cyclable ! Certes, les damiers ne signifient pas grand-chose dans ce contexte puisqu’ils indiquent aux conducteurs qu’ils ne doivent pas encombrer les voies sur lesquelles ils sont tracés*, dans un texte parlant des transports en commun. Difficile de comprendre le rapport avec les vélos.


Mais bref, actons : St Memmie a pensé aux cycles. D’ailleurs, une piste sur trottoir se profile : il faut un œil bien exercé pour la trouver car elle est de la même couleur que le trottoir piéton, simplement séparée de ce dernier par une bande gris clair et signalée par un logo vélo de belle facture mais quasi invisible (photo 2).
Par ailleurs, pour y accéder, il faut franchir un saut de trottoir de 3 à 4 cm, taillé en biais (photo 3). Attention donc, aux jours de pluie, de givre ou de gel car il est impossible d’aborder cette piste autrement qu’en mettant la roue presque parallèlement au trottoir. Les risques de chute sont importants.


Une fois la piste repérée puis le vélo dessus, inutile de s’élancer : la piste mesure 1,50 m de long environ –non, non, il n’y a pas erreur de virgule : 1,50m (photo 4)- puis le cycliste arrive sur une rue à traverser : rien au sol ne signale aux automobilistes la possible traversée d’un vélo, donc, prudence !
Cette rue passée, un long chemin attend le cycliste : 15m. Puis une rue à traverser, toujours sans rien pour prévenir l’automobiliste. Puis 30m. Une rue. Puis 20m.
Ah ! Pas de rue cette fois. Mais deux places de stationnement  : une pour les urgences, une autre pour les transports de fonds ! (photo 5)


Mais revenons à nos deux-roues qui ont dû se replacer sur la chaussée comme ils peuvent puisque la piste s’arrête sans que rien ne soit prévu pour réintégrer la circulation. Quelques coups de pédale puis reprise de la piste sur trottoir. Cette fois située sur une chaussée surélevée, on y accède sans saut de trottoir. Oui, mais :
• Il faut bien viser entre un potelet et un poteau supportant un panneau (photo 6)
• De plus, cette entrée est située au niveau d’un damier (décidément !) qui traverse la rue et que les piétons utilisent comme un passage protégé (photo 6)
Une fois la piste réintégrée, le cycliste peut rouler sur 100m d’un seul tenant ! Qui se terminent par un stop, sur trottoir, sans rien de prévu pour un retour dans la circulation, retour d’autant plus difficile qu’on se retrouve le long d’un giratoire (photo 7)
Il était si simple de conduire le cycliste sur une bande cyclable sur chaussée une dizaine de mètres avant le giratoire ! Pourquoi ne pas l’avoir fait ?


Imaginons, maintenant que notre cycliste a fait ce qu’il avait à faire à la mairie (au cimetière, au collège, chez un maraîcher…) et veuille repartir vers les quinconces.
Alors là, facile : rien, strictement rien n’est prévu pour lui dans le sens St Memmie/Châlons.
Et contrairement au bon sens qui dit : « Ici, on ne fait pas les choses à moitié », eh bien, à St Memmie, si !


Si, par hasard, tout ceci vous a un peu découragé et que vous trouvez cette piste cyclable (qui a tout de même coûté 60 000 euros au contribuable de l’agglo) pas très facile à utiliser, souvenez-vous qu’elle n’est pas obligatoire et que vous pouvez utiliser la route.


*instruction interministérielle de la signalisation routière, et plus particulièrement le D de l’article 118-3 intitulé « Marques relatives aux transports en commun »

 
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Place de la Rép’, nouvelle mouture
 

 

Les rues de Châlons ne bruissaient plus que de cela : « Quand aurons-nous à nouveau des arceaux pour nos vélos sur la place de la République ? » Eh bien voilà qui est fait.

 Il faut dire que la réfection de cette place avait fait disparaître les quatre parcs vélos existants : devant Monoprix (2 arceaux), sur le trottoir d’en face (5), devant Au plaisir gourmand (4) et au bout de la rue d’Orfeuil, devant le Bon Diable (2) soit 13 arceaux au total. Heureusement, les grilles servant à délimiter la chaussée défoncée ont pu servir de point fixe d’accroche aux vélos !

Désormais, de nouveaux parcs permettent d’attacher les cycles en toute sécurité : roue avant et cadre à un point fixe. Ils ont été disséminés sur la place à des endroits autrefois oubliés ; il faudra donc prendre de nouvelles habitudes et les repérer car les totems qui les signalaient ont totalement disparu. C’est bien dommage car les arceaux sont souvent cachés par les voitures ou le mobilier urbain. Par ailleurs, ils signalaient un parc vélos et pas deux-roues motorisés car bien que les arceaux soient assez serrés pour empêcher le passage d’une moto ou d’un scooter entre deux, les lieux étaient déjà bien « squattés » dès leur mise en place.
A quels endroits les trouver désormais ?

  • Devant le Renard (3 arceaux) (photo 1)
  • Devant la Haute-Mère Dieu (2) (photo 2)
  • A l’angle du Crédit Agricole (2) (photo 3)
  • Devant le Monoprix (5) (photo 4)
  • En face de l’entrée du Bon diable (5) (photo 5)

Soit 17 arceaux ; 4 de plus qu’avant. Certains cependant semblent cependant regretter l’ancien emplacement auprès de Photo Ligth et y attachent quand même leur monture. (photo 6)

Les emplacements ne sont pas les seuls changements puisque les arceaux ne sont plus les mêmes (photo 7). Chacun jugera du caractère esthétique. Pour ce qui est du côté pratique, on peut regretter la barre supérieure horizontale qui permettait d’y faire reposer l’antivol mais ils sont à la bonne hauteur et suffisamment pratiques pour pouvoir y attacher des vélos de différentes tailles.

Si les cyclistes ont gagné quelques emplacements pour garer leurs vélos, on peut cependant s’étonner du manque criant d’aménagements cyclables de cette place. Car où est-elle cette place dédiée au cyclable dont l’agglo se glorifie en signant en grandes pompes le résultat du travail du cabinet TTK ? Où est-elle cette place prévue par la loi LAURE à chaque reprise de voierie ? Rien n’a été fait ; jamais Avenir 2 Roues n’a été sollicitée pour donner son avis sur la place du vélo dans ce nouvel espace. Certes, de la surface a été gagnée par une zone piétonne agrandie. Mais pour ce qui est du reste, rien. Pas un chevron, pas une bande cyclable. Le retour au tout-voiture.

Lors de l’Assemblée générale d’Avenir 2 Roues, en janvier dernier, nous avions interpellé M. Guillemot à ce propos en demandant une zone de rencontre* dans la zone de circulation des voitures. Pas de problème, nous avait-on rétorqué. Or elle n’a à ce jour, pas encore été mise en place.
Cette demande, nous allons la relancer pour qu’enfin le centre ville devienne autre chose qu’un vaste parking !

* Pour mémoire : « zone de rencontre : section ou ensemble de sections de voies en agglomération constituant une zone affectée à la circulation de tous les usagers. Dans cette zone, les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/ h. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police. Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable » (Article R110-2 Modifié par Décret n°2010-1390 du 12 novembre 2010 - art. 2 du Code de la route) 
 

 
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Avenir 2 Roues retourne à l’école
 

 

Avenir 2 Roues est intervenue le mardi 26 mars à l’école St Exupéry de Saint Memmie pour rappeler les règles de bonne conduite à vélo aux élèves des deux CM2 de l’école. Dans cette école, certains, élèves (et même des professeurs), viennent à l’école à vélo. Nombreux seront ceux qui iront l’an prochain au collège par le même moyen de locomotion. Il est donc très utile de revenir sur les règles de base : l’équipement de sécurité du vélo et du cycliste, les règles pour rouler en ville avec le maximum de sécurité, les nouveautés en matière de panneaux et d’équipements réservés aux cyclistes.

Les élèves, attentifs et curieux, ont de toute façon déjà de bonnes bases puisqu’ils doivent valider l’APER (Attestation de Première Education à la Route) niveau 1 au cours du CM2.

En fin de séance, chaque élève s’est vu remettre un gilet jaune et une bande slap réfléchissante ainsi que des documents adaptés à leur niveau, offerts par l’association et la préfecture. Chacun a aussi reçu un tableau de « contrôle technique » afin de vérifier les points importants de leur monture (freins, catadioptres…) avec leurs parents.

Le mardi 7 mai, Avenir 2 Roues est repassé dans les deux classes afin d’analyser les « contrôles techniques ». Les élèves propriétaires d’un vélo et leurs parents ont bien joué le jeu et rempli fort sérieusement le tableau. Quelques uns avaient une bicyclette irréprochable ; les autres ont été équipés en accessoires manquants : éclairages, catadioptres de roues et sonnettes fournis par la Sécurité Routière.

De cette manière, Avenir 2 Roues tient son rôle éducatif et milite auprès des plus jeunes pour les inciter à pédaler plus souvent et en faire, plus tard peut-être, des « vélotaffeurs* »

*personne qui va au travail à vélo

 
le 7 mai
le 7 mai
26 mars 2019
26 mars 2019
 
 

 
Les parcs vélos sécurisés de la piscine olympique
 

On les attendait, et enfin ils sont installés !

Ils ont fière allure ces dix abris posés le long du gymnase Pierre de Coubertin, face à la piscine. Un lieu judicieusement choisi puisque les plaintes pour vol de vélo ou d’accessoires sont fréquentes dans ce site fort fréquenté par une population sportive.

Les dix box individuels sont en métal, munis d’une porte coulissante et d’un système de fermeture. Nous les avons testés pour vous.

Ils sont donc beaux, rien à dire. Mais sont-ils pratiques ?
Oui car très simples à utiliser (photo 1) : on rentre le vélo dans le box, on ferme la porte, on verrouille et le tour est joué. Un mode d’emploi (photo 2) est même là pour nous aider.

Le système de verrouillage est-il efficace ? Oui, si vous avez un bon antivol vélo, (et vous en avez un puisqu’on vous le répète sur tous les tons !) puisque c’est lui qui va fermer le box. Et là, attention : le meilleur des antivols vélos, c’est le U (photo 3). Dans ce cas, il ne faut pas que son diamètre excède 1.9 cm. Dans le pire des cas, il est possible d’attacher le vélo dans le box avec le bon antivol, puis de verrouiller la porte avec un petit antivol (photo 4). Certes, ce dernier est relativement facile à forcer mais pour ne pouvoir voler qu’une selle ou un kit d’éclairage, le jeu n’en vaut guère la chandelle.

Ces box conviennent-ils à tous les vélos ? Oui, lorsqu’on dispose d’un vélo basique (VTT, VTC, …). En revanche, on oublie pour les vélos hors norme (vélo-cargo, tandem, ….). De même ceux équipés de sacoches ne pourront entrer qu’en avant (photo 5), à moins d’avoir des sacoches souples. Quant aux vélos équipés de caisse, tout dépend de la hauteur du porte-bagage (photo 6).
Vous pouvez faire entrer votre vélo par l’avant ou par l’arrière, à vous de voir ce qui vous convient le mieux.

Voilà donc un bel aménagement, qui permet de faire du sport en toute tranquillité. Il n’y a plus désormais qu’à remplacer les pitoyables arceaux vélos d’Aquacité !

 
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La rue : un espace à partager
 


La rue appartient à tous ceux qui l’empruntent et pourtant tout n’est pas toujours facile. Pourtant si on s’en réfère au Code de la Route, tout est fort simple : les véhicules sur la chaussée, les piétons sur les trottoirs.
Oui, mais……
Sans parler des nouveaux arrivants (trottinettes électriques, gyropodes et autres segways) qui envahissent cet espace sans qu’il leur soit clairement défini une place, les classiques véhicules motorisés, vélos et piétons ont parfois du mal à cohabiter.


En effet, le piéton râle après le cycliste qui est sur le trottoir, lequel voit le piéton traverser sans regarder (il a tendu l’oreille, mais le vélo est silencieux !), l’automobiliste s’énerve de ce cycliste qui roule trop lentement. Bref, tout le monde a un reproche à faire à l’autre.
Les reproches sont parfois justifiés, parfois moins. Souvent un geste, un sourire peuvent détendre une situation qui n’est la faute de personne, qui existe juste parce que être nombreux sur une chaussée, c’est être obligé de faire preuve de tolérance. Ceci dit, il existe des règles qu’il est bon de rappeler ici :


Pour le piéton :

Penser à regarder avant de traverser : les vélos et les voitures électriques n’émettent qu’un faible bruit.
Traverser sur les passages piétons.
Respecter les feux piétons.


Pour le cycliste :
Respecter le Code de la Route (feux rouges, stop, priorités à droite….) d’autant qu’il a été adapté sur certains points (les « cédez-le-passage-cyclistes » aux feux, par exemple).
Rester sur la chaussée : le vélo est un véhicule qui n’a pas sa place sur le trottoir.
Adapter sa vitesse à l’environnement : on ne roule pas à toute allure dans les zones piétonnes où le piéton est prioritaire.


Pour les conducteurs de véhicules motorisés (voitures, bus).
Respecter le piéton qui veut traverser. Un détail peu connu : une zone trente (photo 1) est un immense passage protégé, le piéton peut y traverser n’importe où.
Laisser le mètre de distance entre le vélo et le véhicule lors d’un dépassement (du début à la fin du véhicule. Même pour les bus doubles).
Respecter les aménagements prévus pour les cyclistes (pistes cyclables, sas cyclistes, doubles sens cyclables).


Pour terminer, un rappel de panneaux qui concernent tout le monde :
Zone de rencontre : priorité absolue au piéton, puis au cycliste. (photo 2)
Le double sens cyclable : l’automobiliste et le cycliste se voient parfaitement. Chacun se serre sur sa droite. Le piéton doit être doublement attentif lorsqu’il traverse : les voitures n’arrivent que d’un côté, les vélos des deux côtés. (photo 3)

Et, pour tous, faire preuve d’empathie et de courtoisie afin de faire de la route un espace apaisé.

 
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Piste avenue du général de Gaulle
 

« Dans la famille pistes cyclables, je voudrais l’avenue de Gaulle. »

Eh oui, depuis quelques semaines, on peut emprunter cette avenue à vélo sans frôler les voitures : il suffit d’emprunter la piste sur trottoir qui y a été réalisée. Elle a été judicieusement choisie puisque des sondages récents auprès des Châlonnais pointent du doigt cette avenue comme un endroit problématique. Et elle est belle avec ses frondaisons printanières ! (photo 1) Désormais les cyclistes pourront l’emprunter en toute sécurité.

Hélas, sitôt mise en place, les voix s’élèvent déjà pour en souligner le défaut majeur.

Des montagnes russes, comme dans la rue du Ct Derrien ? Non, on apprend de ses erreurs et on ne les commet pas deux fois.
Des réverbères en rive de piste comme sur l’avenue de Paris ? Même réponse.
Cette fois-ci le problème vient des cailloux placés dans la rigole qui longe la piste. (photo 2). Ils n’ont pas été placés là par hasard. Ni pour faire beau. Ils ont leur utilité : ils sont drainant et absorberont les eaux de pluie pas si rares sur Châlons. Un espace de pelouse, plus stable, n’aurait pas eu le même effet.
Hélas, ces cailloux ne sont pas dociles, ils se répandent sur la piste et le trottoir. (photo 3) Ils servent aussi de canisettes, les maîtres de chiens n’ayant pas tous intégré les idées d’hygiène et de propreté ! L’agglo a été alertée mais pour l’instant n’envisage aucun changement. Il faut espérer que les cailloux se tasseront et resteront davantage en place. Cette rigole s’ajoute à un auter problème : celui des voitures qui se garent en travers de la piste (photo 4). A ce moment, pour le cycliste, pas d’autre choix que de passer sur le trottoir. Facile, direz-vous. Sauf que pour aller sur le trottoir, il faut passer les cailloux. Et tous les cyclistes le savent, une roue un peu rapide dans une grosse épaisseur de caillox, c’est le gadin assuré !

Rappelons au passage une évidence  : cette piste n’est pas obligatoire. En effet, si on en voit bien les avantages pour les personnes vulnérables ou peu sûres d’elles ou pour les familles, les cyclistes avertis lui préfèreront la chaussée.
 « Pourquoi, mais pourquoi, ces cyclistes pour qui on dépense tant d’argent (mais beaucoup moins que pour les véhicules à moteur, rappelons-le au passage !) n’utilisent-ils pas ces pistes ? » demandent parfois certains.

Pour plusieurs raisons :

  • on roule moins vite sur une piste sur trottoir parce qu’on adapte sa vitesse, le piéton y étant prioritaire. Et puis, parce qu’il faut slalomer avec les voitures qui confondent piste cyclable et parking ! (photo 4).
  • on roule moins régulièrement car, à chaque intersection, le cycliste n’est pas prioritaire pour la traversée, même s’il a un cheminement tracé au sol ( ici rue Jean Jaurès, photo 5). Pour rappeler cette règle aux cyclistes ne la connaissant pas encore, des cédez-le-passage vont être peints sur le sol de la piste à chaque fois que celle-ci croise une rue.
  • on roule moins confortablement. Certes, la chaussée n’est pas parfaite partout et nous connaissons tous des nids-de-poule à éviter, mais la descente et la montée des trottoirs n’est pas toujours un plaisir. Par exemple, les 6,5cm de trottoir à passer au niveau de la rue Lemoine sont vraiment inconfortables. Et pas uniques. (photo 6 )
  • on roule moins facilement, car si on veut atteindre un objectif sur la gauche (le stade Lauvaux en venant du centre ville, par exemple), on est un peu coincé.

Et puis se pose le problème de sortie ou d’entrée de piste. Pour l’entrée, dans le sens centre ville/ Ste Thérèse du Verbeau (photo 7 ) : aucune difficulté. En revanche, les sorties sont inexistantes : la piste s’arrête, le trottoir commence et le cycliste est perplexe. (photo 8)
Voilà pourquoi, certains cyclistes continuent à utiliser, comme la loi le leur permet, la chaussée alors qu’une piste sur trottoir existe à côté.

Malgré tout, saluons cette nouvelle piste qui rassurera tous les cyclistes ne se sentant pas en sécurité mêlés à la circulation automobile. D’autant qu’à chaque extrémité de cette avenue se trouvent un collège et une école.

 
photo 1
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photo 3
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photo 5
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photo 6
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photo 7
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photo 8
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photo 4
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Tapis rouge pour la rive gauche
 

Trois nouvelles pistes cyclables viennent de voir le jour sur l’agglomération de Châlons.

Celle de Jâlons, le long de la D3, qui permet d’aller de la sortie du village jusqu’au moulin.

Celle de la zone industrielle Recy/St Martin qui permet d’aller de la zone industrielle (rue Maurice Ravel) jusqu’à Recy et qui est en fait une voie verte (piétons/cyclistes). On peut regretter l’arrêt de cette voie qui oblige à prendre un chemin de gruine pas toujours confortable ni facilement accessible, et le passage un peu acrobatique de la voie ferrée.

A Châlons, la rue Jean Jaurès a vu la longueur de sa voie cyclable sur trottoir doubler puisqu’on peut désormais l’emprunter de l’hémicycle jusqu’au rond-point Mitterrand (celui de la gare).

Provisoire cet été, c’est désormais un tapis rouge (photo 1) qui se déroule sous les roues des cyclistes qui l’empruntent. Malgré tout, puisque qu’il s’agit d’une voie cyclable sur trottoir, il faut garder à l’esprit que c’est le piéton qui est prioritaire et de ce fait, adapter sa vitesse. D’autant qu’aux heures de sortie du collège, de nombreux jeunes stationnent auprès de l’arrêt de bus. Sur les deux côtés du pont du canal, la largeur est insuffisante pour créer deux espaces séparés cyclistes/piétons. A l’instar de ce qui se passe en zone piétonne ou en voie verte chacun circule librement. (photo 2)

Il faut aussi être très prudent au niveau des intersections : le cycliste qui traverse une rue n’est en rien prioritaire : il doit vérifier qu’aucune voiture n’arrive à sa droite, ni, plus difficile à voir, de derrière lui pour tourner. Pour l’instant, il vous faut mettre pied à terre pour chaque traversée d’intersection puisque rien n’indique au cycliste qu’il peut continuer sur son vélo (photo 3). Avenir 2 Roues est en discussion avec les services concernés pour aménager ces traversées. Il ne s’agira pas de bandes vertes comme celles qui existent déjà (photo 4) : elles ne se font plus, car trop glissantes et difficiles d’entretien. En revanche, on peut imaginer un logo vélo à côté de chaque passage piéton.

Tout ceci est très contraignant. Aussi, nous vous rappelons que ces pistes sur trottoirs sont conseillées (panneau carré) et non obligatoires (panneau rond) : rien n’empêche le cycliste de rouler sur la chaussée. Ces panneaux vont être bientôt installés.

Cette piste attend encore quelques améliorations :
• Si l’entrée du giratoire de l’hémicycle se fait tout seul (photo 5), la sortie vers l’hémicycle sera terminée en même temps que les travaux qui doivent être faits sur le trottoir du pont du canal (photo 6). Pour l’instant, il est prudent de se réinsérer dans la circulation à la sortie de la voie verte, juste avant l’écluse (photo 7).
• La sortie vers la gare mettra un peu plus de temps à être mise en place puisqu’elle se fera en même temps que les travaux de l’espace devant la gare qui laissera une vraie place au vélo. En attendant, soit on fait la traversée à pied sur les passages protégés, soit on se réinsère dans la circulation en sortie de piste, avant le giratoire Mitterrand.

Malgré ses imperfections, nous ne pouvons que nous réjouir de voir cette liaison rive droite/rive gauche enfin (presqu’) aboutie.

 
voie verte ZI St Martin Recy
voie verte ZI St Martin Recy
voie verte ZI St Martin Recy
voie verte ZI St Martin Recy
Jâlons
Jâlons
photo 1
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photo 2
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photo 3
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photo 4
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photo 5
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Photo 7
Photo 7
Photo 6
Photo 6
 
 

 
Double sens cyclable et priorité rue de Marne
 

Tout est parti d’une constatation : certains doubles sens cyclables (DSC) de Châlons se terminent par une bande de pointillés équivalent à un cédez-le-passage, d’autres non et d’autres encore avaient des bandes tellement effacées qu’on ne savait plus si elles étaient encore en vigueur.

La question se posait en particulier en fin de DSC de la rue de Marne. Depuis quelques jours, le doute n’est plus permis : les bandes pointillées ont été bien repeintes et ne laissent plus planer la moindre interrogation : le cycliste sortant de la rue de Marne au niveau de la rue Cosme Clause n’est pas prioritaire.

Restent les autres rues, celles où il n’y a aucune indication en sortant du DSC, la rue Lochet, par exemple. Là, le code s’applique : le cycliste a la priorité sur les véhicules qui arrivent de sa gauche. Cependant, il est préférable de se montrer très prudent et d’arriver sur ces intersections tout tranquillement. En effet, les DSC, récents, ne sont pas encore totalement entrés dans les réflexes de tous les conducteurs et bien rares sont ceux qui pensent à vérifier ce qui arrive d’une rue qu’ils savent en sens unique. A leur décharge en plus, le manque de cohérence rencontré sur ces DSC : selon le code, tous les sens uniques en zone 30 sont de fait des DSC, sauf avis contraire du maire. Ce qui donne parfois oui, parfois non, et il faut à chaque fois vérifier le panneau : pour les cyclistes, qu’ils peuvent emprunter la voie en sens unique, pour les automobilistes, qu’ils peuvent rencontrer un cycliste face à eux.

Pas toujours simple mais n’oublions pas les avantages du DSC : des raccourcis pour les cyclistes, et surtout, une très bonne visibilité pour les deux conducteurs qui se voient mutuellement puisque face à face.

 
Cyclistes, vous n'êtes pas prioritaires !
Cyclistes, vous n’êtes pas prioritaires !
 
 

 
 
 
 
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