Avenir 2 roues est une association dont l'objectif est de promouvoir l'utilisation du vélo dans l'agglomération châlonnaise
 
Le port du masque pour les cyclistes : ça ne passe pas !
 

Depuis le 17 août 2020 et jusqu’au samedi 4 octobre inclus les personnes âgées de plus de 11 ans devront porter un masque dans les parcs, squares, jards et promenades plantées ainsi que les rues et places de l’hypercentre châlonnais (photo 1, 2 et 3). Toutes les personnes. Ce qui inclut les cyclistes. Une décision qui peut prêter à l’agacement lorsqu’on sait que le vélo impose logiquement la distanciation physique par sa vitesse et son besoin d’espace entre chaque cycliste. C’est d’ailleurs un argument qui a été martelé par le gouvernement à la sortie du confinement pour faire préférer le vélo aux transports en commun. Message bien entendu puisque la pratique du vélo s’est envolée dans les grandes villes et s’est intensifiée aussi à Châlons. Nos comptages le prouvent.

 La mairie contactée par Avenir 2 Roues pour lui faire part de ses réticences a expliqué que « cette décision a été prise après un temps de pédagogie sur le thème du « sortez masqués ». Les résultats étant peu probants, cet arrêté a été pris pour tous ceux qui circulent en ville pour simplifier la communication mais sera certainement amené à évoluer. »

 En attendant, les cyclistes l’auront constaté, la pratique du vélo est rendue difficile par le port du masque, obligeant à une plus grande oxygénation ; elle entraine aussi une humidification du masque qui serait néfaste à cause de l’augmentation du développement bactérien. Sans parler du fait que pour traverser la ville du nord au sud par exemple, il faut s’arrêter avant la place Tissier pour ajuster le masque, puis le retirer 200m plus loin.

Même l’OMS est très claire à ce sujet : il ne faut pas porter de masque pendant des activités physiques. Reims et Paris l’ont bien compris qui n’imposent pas le masque aux cyclistes.

C’est pour toutes ces raisons qu’Avenir 2 Roues a contacté le préfet dans un courrier lui demandant de reconsidérer cette obligation quant aux cyclistes. Une copie de celui-ci a bien sûr été déposée auprès de la Mairie et de Châlons agglo.

 Objet : port du masque pour les cyclistes

Monsieur le Préfet,

 Dans votre arrêté du 14 août 2020, vous rendez obligatoire le port du masque dans certains secteurs de Châlons-en-Champagne (zones piétonnes et rues de l’hypercentre, parcs et espaces verts). Cet arrêté ne fait pas de distinction entre les modes de déplacement.

 A l’inverse, le mercredi 12 août, la préfecture de police de Paris a décidé que seuls les piétons sont concernés par le port du masque car les cyclistes « ne font pas courir de risque de contact dans les voies dans lesquels ils circulent », ceci confirmé par l’arrêté préfectoral du vendredi 28 août. En outre, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déconseille le port du masque lors de la pratique d’une activité physique : le masque s’humidifie bien plus rapidement, ce qui renforce la gêne à la respiration d’une part, et favorise le développement de micro-organismes d’autre part. Même si un déplacement à vélo n’est pas une activité sportive, cela reste une activité physique.

 En phase avec le gouvernement, nous pensons qu’il faut avant tout inciter la population à adopter le vélo dans ses déplacements, seule alternative pour soulager les transports en commun tout en limitant le recours massif à la voiture.
D’où nos interrogations :
• Le virus étant le même à Paris et en Ile de France qu’en Champagne, est-il cohérent d’imposer le port du masque aux cyclistes alors que, selon la préfecture de police, le déplacement à vélo ne fait pas courir de risque à Paris, beaucoup plus densément peuplé que Châlons ?

• Aucune exception n’étant faite, un automobiliste traversant la place Tissier et prenant la rue Prieur de la Marne doit-il porter un masque ?
 Aussi, à la lumière de tous ces éléments, je me permets de vous solliciter pour réfléchir à l’exclusion explicite de l’arrêté des cyclistes qui circulent à vélo.
 Je vous remercie par avance des réponses qui pourront nous être apportées et je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de mes respectueuses salutations.

 Véronique Porcel,
 Présidente de l’Association Avenir 2 Roues

Copies à M. Apparu, maire de Châlons-en-Champagne
 M.Jesson, président de Châlons agglo

Nous souhaitons désormais une prompte et saine décision du Préfet qui signera la fin de cette énormité.

 
 
 

 
Travaux sur la Voie verte de la Marne V52
 

 

Les travaux sur la V52 (voie verte Paris/Châlons/Strasbourg/Prague) sont partis. Prévus plus tôt, puis reculés pour cause de confinement, ils se poursuivront jusqu’à la mi-octobre 2020.

Châlons Agglo a souhaité exploiter au mieux les chemins de halage pour en faire des voies vertes ou véloroutes. La véloroute V52 s’arrêtait à Recy et le parcours n’était pas « confortable ». Aussi, a-t-il été décidé par l’Agglomération avec accord des Voies Navigables de France (VNF) d’aménager au mieux cette véloroute.

Cette section, itinéraire de Recy à Condé-sur Marne est inscrite au Schéma National des Véloroutes et Voies Vertes (SN3V), au Schéma Régional des Véloroutes et Voies Vertes (SR3V) et au Schéma Départementale des Véloroutes et Voies Vertes (SD3V). Ce tronçon d’intérêt national de l’itinéraire 3 relie Paris à Strasbourg (V52) et au niveau européen, il est important de positionner cet itinéraire comme passage privilégié du Paris–Prague.

Le coût de ces travaux est de 940 000 € mais des aides sont apportées à hauteur de 70 % par Etat, Région et Département. Ceci porte le kilomètre de voie verte à 75 200 €. Si ce chiffre peut faire bondir certains, il est à mettre en parallèle avec les 2 à 5 millions d’euros nécessaires à la construction du kilomètre d’une route départementale ou 6,2 millions pour un kilomètre d’autoroute !

Ce tronçon permettra de connecter Châlons-en-Champagne à Epernay et la Vallée de la Marne . Le revêtement y sera de la même qualité « enrobé » que sur le reste de la piste. Il permettra donc un passage confortable pour les cyclistes.

Pour mémoire, les itinéraires « Véloroutes et Voies Vertes » d’intérêt national réalisés dans le département sont les :
• V30 : La Coulée Verte, du Pont de la Neuvillette (Bétheny) au Pont Saint-Léonard (Cormontreuil) : 12 km aménagés par Reims Métropole plus 4 km jusque Sillery.
• V52 : de Recy à Moncetz-Longevas : 12 km aménagés par la C.A de Châlons en Champagne
• V52 : La Vallée de la Marne, de Condé-sur-Marne à Dormans : 45 km aménagés par le Département de la Marne
• Environ 60 km d’itinéraires réalisés entre Vitry-le-François et Orconte et autour du Lac du Der par le Syndicat du Lac du Der.

Le Département projette pour 2021, si tout va bien, d’aménager la portion Moncetz-Longevas/Vitry, ce qui permettra de connecter Châlons-en-Champagne au lac du Der.

 
 
 

 
Travaux rue Jean Jaurès
 

Des travaux sont engagés sur le pont de l’écluse, avenue Jean Jaurès à Châlons. Ils étaient attendus des cyclistes châlonnais car ils sont le signe que la piste cyclable sera enfin finalisée : aménagement du pont de chaque côté et sortie de piste côté boulevard Victor Hugo.

 Les travaux sont très lourds et portent sur la structure même du pont. C’est pourquoi, entre juin et octobre, le passage sous le pont par la V52 (voie verte) est rendu impossible. Un itinéraire de délestage a été mis au point et une signalétique doit être installée.
Les cyclistes devront traverser l’avenue Jean Jaurès par le passage piéton provisoire puis passer par le quartier Madagascar pour rejoindre la voie verte (photos 1, 2, 3, 4).

Les travaux ont déjà commencé côté écluse ; le trottoir et la voie qui longe ce trottoir ont été neutralisés (photo 5). Lorsque cette partie sera remise en état, les travaux se porteront sur l’autre côté, avec une neutralisation du trottoir et de la voie qui le longe.

Pour ce qui est du passage du pont de la rue Jean Jaurès vers l’hémicycle, aucune signalétique n’est prévu. Les seules solutions proposées sont de suivre l’itinéraire piéton, le vélo à la main, ou de s’insérer dans la circulation automobile. Dans ce dernier cas, il ne faut pas hésiter à prendre sa place sur la voie pour ne pas être serré contre les barrières de travaux.

Voici des inconvénients assez lourds durant cet été mais qui promettent un beau parcours pour la rentrée.

 
photo 1
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photo 2
photo 2
photo 3
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photo 4
photo 4
photo 5
photo 5
 
 

 
Réparateurs agréés pour la prime réparation
 

Si vous avez un vélo qui n’est pas sorti depuis longtemps mais que vous le préfériez au transports en commun, il est temps de le sortir. En effet, le gouvernement a prévu une prime réparation vélo. Elle n’est pas liée à des conditions de ressources et vous pouvez trouver les modalités dans cet article : Prime réparation vélo

Pour ceux qui habitent Châlons ou ses alentours proches, vous trouverez ci-dessous la liste des réparateurs vélos des environs. L’indication mise entre parenthèses précise si ces entreprises sont agréées pour réparer votre cycle à l’aide de la prime d’état.

  • St Memmie Cycles ; M. Millot (agrément en cours)
  • Collard Véloland (oui)
  • Intersport (oui)
  • Décathlon (oui)
  • Répare’vélo, Recy (oui)

Vous trouverez par ailleurs numéros de téléphone et horaires d’ouverture en suivant ce lien :
https://coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer

De plus, à partir de ce vendredi 15 mai, l’atelier de réparations vélo des Emmaüs (chemin du Perthuis à Châlons) ouvre à nouveau ses portes de 14 à 18h et ce, tous les vendredis.
Gestes barrière oblige, il ne sera plus possible de réparer son vélo soi-même mais on pourra le confier aux personnes sur place, moyennant un forfait participatif très raisonnable en plus du prix de pièces éventuelles. Ce dispositif est bien sûr provisoire.

Plus d’excuses désormais pour ce remettre à pédaler !

 
 

 
Prime réparation vélo
 

Depuis quelques jours, l’association est sollicitée au téléphone pour bénéficier de la « prime réparation vélo » annoncée par l’état. Cela prouve le regain d’intérêt, bien justifié, pour le vélo après cette période de pandémie. Outre l’effet barrière évident de la pratique du vélo, celle-ci permet aussi de se remettre tranquillement à l’exercice après une période pendant laquelle nos concitoyens ont été privés de sport.

Nous rappelons que la possibilité de bénéficier de cette prime ne sera ouverte qu’à partir du 11 mai.

Quelles en sont les conditions ?

• Elle est d’un montant de 50 €
• La réparation doit se faire chez un réparateur agréé (la liste sera rapidement publiée sur le site alvéole-coup de pouce vélo : https://www.coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer
• La prime n’est applicable qu’une fois, sur un vélo jusqu’au 31 décembre 2020
• Elle concerne les pièces et la main d’œuvre
• Elle est déduite directement de la facture (pas d’avance de frais)
• Il faut suivre ces démarches :
1. Contacter par téléphone ou par mail le réparateur affilié de son choix pour prendre rendez-vous
2. Se rendre chez votre réparateur affilié avec votre vélo
3. Apporter un justificatif d’identité (CNI, passeport, permis de conduire ou titre de séjour)
4. Préciser au moment de l’inscription les nom, prénom, date de naissance et numéro de téléphone portable.
5. Se munir de votre téléphone portable car un code SMS vous sera envoyé.

Vous pourrez trouver quelques informations supplémentaires en suivant le lien : https://www.coupdepoucevelo.fr/auth/particulier/faire-reparer

 

 
 

 
Imaginez…
 


Imaginez une ville moyenne, aux alentours de 40 000 âmes, arrosée par une rivière, située dans la région Grand-Est, à la géographie parfois difficile pour les communications, comptant déjà un réseau de plusieurs kilomètres de pistes cyclables parfois partagées avec piétons et automobilistes, mais qui souffre encore cruellement d’un manque d’aménagements ou d’équipements cyclables.

Imaginez un adjoint au maire, féru de vélo, sensible aux déplacements doux, convaincu que le vélo doit trouver sa place dans un univers urbain dominé par la voiture, et qui souhaite faire basculer cette situation en faveur du vélo.

Imaginez ce même adjoint se lançant dans une politique ambitieuse en faveur des déplacements doux par l’élaboration d’un Plan Vélo, répondant aux enjeux environnementaux, sociaux, touristiques de son territoire, et pour lesquels la pratique du vélo est un réel atout. Un plan visant à planifier de façon cohérente et concertée une politique de déplacements à vélo. Un plan visant à favoriser une cohabitation harmonieuse entre les différents modes de déplacements urbains. Plan qui regroupe à la fois des aménagements avec la mise en place d’équipements et de balisages adaptés à la pratique du vélo, ainsi que des actions de sensibilisation.

Imaginez que ce plan soit élaboré de façon collective, concertée, en impliquant les services de la ville, les services de l’Etat, et les partenaires locaux comme des associations de cyclistes, des clubs de cyclisme et cyclotourisme, des associations de quartiers…

Imaginez ce Plan Vélo se déclinant sur 9 axes stratégiques : étendre et sécuriser le réseau cyclable, favoriser le stationnement des vélos, encourager l’emploi du VAE, mettre en place des services autour du vélo, favoriser les déplacements à vélo des agents de la ville ou de l’agglo, inciter les entreprises à favoriser les déplacements doux de leur personnel, mettre en place des services autour du vélo, développer et promouvoir le tourisme à vélo, et enfin former, informer, sensibiliser et animer.

Imaginez que pour communiquer sur ce Plan Vélo, notre adjoint utilise des supports variés comme le site internet de la Ville, les réseaux sociaux, le mensuel de la Ville, le support diverses manifestations nationales ou européennes, la création d’une expo sur la pratique du vélo en ville, des réunions d’information avec les partenaires sur l’avancement du projet, et enfin diverses présentations à la presse du plan vélo et de l’avancement du projet.
Imaginez… 

Ce ne peut être qu’un rêve ?

Et bien non, détrompez-vous, c’est la réalité… La réalité d’un homme, Dominique Andrès, adjoint au maire, qui a planifié son Plan Vélo en 2016 sur 4 années dans sa commune d’Epinal. Aujourd’hui Epinal a plus que triplé ses pistes cyclables en site propre ou partagé avec les piétons et automobilistes, et la culture du vélo est en train d’imprégner de plus en plus la population de sa ville.
Alors les déplacements doux, voici un thème qui va forcement s’inviter dans les débats publics pré-électoraux du printemps. Mesdames et messieurs les candidats aux Municipales, vous ne pouvez plus faire abstraction de la question de la place du vélo dans notre ville.
Epinal est la preuve que rien n’est utopique. Avenir2Roues pourrait imaginer un tel Plan Vélo pour Châlons-en-Champagne et l’Agglo.
Et nous allons militer pour que les candidats aux élections municipales, la Ville, l’Agglo, les administrations et entreprises locales, les associations, sociétés de transports conjuguent enfin, de façon durable, et surtout au présent, le « penser vélo ».

 
 

 
L’enquête « Parlons-vélo » 2019 à Châlons
 

 Comme il y a deux ans, la FUB (Fédération Urbaine de Bicyclette) a mis en ligne une enquête nationale sur le ressenti de tout un chacun sur le cyclable dans sa commune. Car, si effectivement une grande majorité de cyclistes a répondu, il était possible pour tous de participer à l’enquête.

 Pour Châlons, les 286 réponses prises en compte ont permis l’édition et l’analyse des réponses. Ce qui n’est pas le cas des autres communes de l’agglomération qui n’atteignaient pas le seuil des 50 réponses. Les commentaires ci-dessous ne concernent donc que la ville préfecture.

 Au niveau global tout d’abord, une bonne nouvelle : la note de Châlons passe de 3,15/6 en 2017 à 3,22/6 en 2019, ce qui permet de nous classer dans les villes en légère amélioration, sans nous permettre cependant de changer de catégorie puisque nous restons dans la catégorie médiane. Mais cette note porte Châlons au premier rang des huit villes classées en Champagne-Ardenne en étant dans le trio de tête, avec Chaumont et Sainte-Savine (à côté de Troyes), des villes qui obtiennent une note au-dessus de la moyenne.

 Cette enquête demandait de compléter une carte avec les points durs et les rues à traiter prioritairement (photos 1 et 2), de répondre à une série de questions sur cinq thèmes différents et laissait la possibilité de commenter librement le cyclable à Châlons.

 Pour ce qui est du questionnaire, il se partageait en cinq thèmes : le ressenti général, la sécurité, le confort, les efforts de la commune et les services et stationnement.
Le thème qui progresse le plus est le confort. Ce meilleur ressenti peut probablement s’expliquer par la progression des aménagements cyclables sur Châlons (mise en place des « cédez le passage cyclistes » par exemple) et la création des pistes sur trottoirs Jean Jaurès et de Gaulle qui permettent une circulation plus fluide.

Les efforts fournis par la commune sont en revanche perçus en régression dans le questionnaire. Cette critique revient aussi dans les commentaires libres. A la lecture de ceux-ci, on peut supposer que les travaux de voierie menés dans l’hypercentre où le cyclable a été pris en compte a minima ont joué dans cette évolution.

 Lorsque l’on se penche sur les vingt-six questions posées, il se dégage de la même façon des points en progression (les DSC se généralisent, on trouve facilement magasins/ateliers de réparation) et d’autres en régression (la proposition lors des travaux sur les itinéraires cyclables, d’une solution alternative sûre, la possibilité de circuler à vélo en sécurité sur les grands axes, la possibilité d’aller partout de façon rapide et directe grâce au réseau cyclable).

 Les commentaires libres quant à eux reflètent finalement les réponses aux questions en les nuançant ou en apportant des précisions.
Il y a bien sûr quelques commentaires positifs constatant des améliorations sur Châlons et incitant la commune et l’agglo à poursuivre leur travail. Ces considérations sont hélas contrebalancés par des critiques (en nombre quasi égal) sur le cyclable dans l’hypercentre et une municipalité pointée comme pro voiture.
Pour ce qui est des pistes et bandes cyclables, thème qui recueille le plus grand nombre de remarques, soulignons :

  • une importante demande de pistes (sur chaussée majoritairement mais séparées de la circulation aussi) (32 commentaires)
  • le manque de continuité des pistes (14)
  • la difficile réinsertion dans la circulation en fin de piste sur trottoir(14)
  • le passage chaotique des trottoirs lors des traversées des rues perpendiculaires aux pistes sur trottoirs (12)

Sur d’autres thèmes, certains revenaient de façon récurrente :

  • le mauvais état des chaussées (bien plus sensible à vélo qu’en voiture. Sans parler des trottinettes !)
  • une forme de frilosité quant à la mise en place des nouveaux « outils » proposés aux collectivités locales : « cédez le passage cyclistes », doubles sens cyclables…..
  • une demande de communication plus importante sur le partage de la voierie et le respect mutuel entre les différents usagers
  • des parcs vélos jugés en quantité insuffisante.

 Si l’on peut se réjouir de voir les châlonnais ayant participé à l’enquête apprécier les améliorations quant au cyclable, il faut aussi prendre en compte ce qui semble fonctionner moins bien. Avenir 2 Roues restera donc vigilant pour que les avancées pour les cyclistes continuent à progresser.

Les résultats complets de l’enquête sont visibles en ligne : https://palmares.parlons-velo.fr/

 
les points durs
les points durs
les tronçons à traiter en priorité
les tronçons à traiter en priorité
résumé
résumé
 
 

 
Ca bouge au centre ville de Châlons
 

De grands travaux ont eu lieu au centre ville. D’autres se préparent. Avenir Roues a évidemment scruté l’évolution de ceux-ci, en particuliers au niveau du cyclable.

Si, longtemps les cyclistes y ont déploré la perte de parcs vélos, ces derniers semblent peu à peu renaître de leurs cendres. C’est vrai pour la place de la République (photos 1 et 2), même si l’on déplore encore le manque total d’arceaux vers la rue des Lombards, c’est vrai aussi pour le quai des Arts, sur lequel a été placé un nouveau parc vélos -quoiqu’amoindri par rapport au précédent- à côté du parc sécurisé mais réservé à l’Office de Tourisme (photos 3 et 4). C’est en revanche beaucoup moins vrai avenue du Mal Leclerc où les arceaux qui étaient à l’entrée du petit jard ont totalement disparu.

Pour en revenir à la place de la République

De nombreux cyclistes pourtant aguerris se plaignent encore du manque d’espaces pour attacher leur vélo. Ceux-ci sont en effet invisibles derrière les voitures puisqu’aucun totem n’a été remis en place. Ils permettaient pourtant aux cyclistes de repérer tout de suite et de loin où ils pouvaient garer leur monture avec un maximum de sécurité. 

Voilà pour ce qui est de laisser son vélo. Avant cela, il faut arriver et rouler. Pour mémoire, les renouvellements de voieries sont soumis à la loi LAURE et doivent bénéficier d’une réflexion quant aux circulations actives.

Or que constate-t-on place de la République ?

Rien. RIEN n’a été pensé pour le cycliste. (photos 5 et 6). Avenir 2 roues a fait une demande de mise en zone de rencontre (photo 7) de cette place en février auprès de la ville. Rien ne bouge. Demande réitérée plus tard dans l’année auprès de Châlons agglo. Pas plus d’effet. La zone de rencontre permet pourtant de donner la priorité la plus grande au piéton, puis au cycliste ; c’est une sorte de zone piétonne ouverte aux voitures qui permettrait une circulation très, très apaisée et à chacun de trouver sa place. Mais voilà….

Que constate-t-on rue Juliette Récamier ?

La bonne farce de l’année ! Pour en rire plutôt qu’en pleurer ! En effet, durant les travaux, un magnifique panneau trônait à l’entrée de la rue (photo 8) vantant la : « sécurisation des déplacements doux ». Les travaux sont terminés, le panneau est retiré et les cyclistes cherchent encore de quelle manière sont « sécurisés » les déplacements doux (photos 9, 10, 11) : pas de zone de rencontre, pas de bandes cyclables, pas de sas cyclistes au feu, pas de chevrons. Rien ! Il y a pourtant un large choix de solutions proposé par le législateur !

Alors, certes, ces deux espaces (place de la république, rue Juliette Récamier) sont compris dans un centre ville classé en zone 30. Mais n’est-ce pas là un aménagement cyclable à minima ? Surtout lorsque l’on constate tous les jours combien ce 30 km/h maximum est peu respecté par les automobilistes ! Pour preuve, cette infraction relevée par la police le jeudi 31 octobre, avenue du Mal Leclerc : dans cette zone 30, un conducteur roulait à 75 km/h.

Pour discuter de tous ces problèmes, Avenir 2 Roues a déposé une demande d’entrevue auprès de la mairie, vous serez tenus au courant des réponses apportées.

 
photo 1
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photo 3
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Les panneaux piste cyclable B22a et C113
 

Depuis le décret du 14 septembre 1998, le Code de la route n’impose plus l’obligation aux cyclistes d’emprunter les aménagements cyclables. L’article R 431-9 du code de la route prévoit en effet que « l’obligation d’emprunter les bandes ou pistes cyclables est instituée par l’autorité investie du pouvoir de police après avis du préfet ».

Or « l’autorité investie du pouvoir de police », c’est le maire ou le président d’agglo. Et sur notre bonne ville, c’est Châlons agglo qui gère le cyclable à la fois sur la ville préfecture et toute son agglomération. C’est donc pour toute l’agglo que la décision a été prise : même s’il reste ici et là quelques panneaux B22 (photo 1), aucune piste cyclable n’est obligatoire. Ni celles qui sont sur trottoirs, ni celles qui relient deux communes (Saint-Martin/Recy ou Châlons/Sarry, par exemple).

C’est au final une bonne chose puisque chacun peut selon sa conduite ou son expertise, choisir le trajet qu’il préfère.
Ainsi, un cycliste peut emprunter la chaussée, c’est-à-dire là où les véhicules circulent, plutôt qu’une piste cyclable sur trottoir, parce qu’elle est difficilement praticable en raison de stationnements abusifs, entreposage de poubelles, fréquentation de piétons, …
De plus, les cyclistes rapides (les rouleurs utilitaires chevronnés, les sportifs,…) peuvent préférer emprunter la chaussée plutôt qu’un des aménagements cyclables pour des raisons de confort, entre autres lorsque les nombreux abaissements de trottoirs créent trop de ressauts, parce que les pertes de priorités sont trop fréquentes aux intersections, parce que sur une piste sur trottoir, il faut adapter sa vitesse…

Les automobilistes peuvent bien choisir entre nationales, départementales et autoroutes pour le même trajet, pourquoi le cycliste ne pourrait-il pas avoir le choix lui aussi ?

En revanche, il peut paraître logique d’utiliser prioritairement la bande cyclable le long d’une chaussée (photos 3,4 et 5) sauf si celle-ci est vraiment trop endommagée.

 
photo 1 : B22a : obligation
photo 1 : B22a : obligation
C113 : indication
C113 : indication
photo 3
photo 3
photo 4
photo 4
photo 5
photo 5
 
 

 
De nouveaux « cédez-le-passage, cycliste » à Châlons
 

 Cet été, à la demande d’Avenir 2 Roues, quatre nouveaux « cédez-le-passage, cycliste » ont été mis en place sur Châlons :

  • Du boulevard Léon Blum vers le quai des Gad’zarts (photo 1)
  • De la rue Jean Jaurès vers la piste cyclable de l’avenue de Paris (photo 3). A terme, le feu de la rue Jean Jaurès sera équipée d’un sas cyclistes précédé de chevrons pour permettre aux cyclistes d’accéder plus facilement au feu, puis à la piste cyclable.
  • Tout droit avenue Sarrail en direction de Reims, face à la rue Lebon (photo 3)
  • Tout droit avenue de sainte Menehould vers place de Verdun, face à la rue Sabbathier (photo 4)

Pour mémoire, le « cédez-le-passage, cycliste » n’est pas une autorisation à griller le feu rouge pour le cycliste mais la transformation de ce feu rouge en cédez-le-passage, avec toutes ces contraintes : fort ralentissement, vérification de la voie libre puis passage.

Il permet au cycliste d’accroître sa sécurité en dissociant le démarrage des véhicules motorisés de celui des vélos. Par ailleurs, comme cela est bien dit dans "L’extension du domaine d’emploi du cédez-le-passage cycliste au feu", fiche PAMA n° 5, septembre 2015, p. 2. : « La position avancée du cycliste en carrefour, permise par le faible gabarit du vélo et sa vitesse d’approche modérée, lui offre une visibilité souvent bien meilleure que celle dont disposent les usagers motorisés. En outre, ses faibles dimensions lui permettent une meilleure réinsertion dans le trafic une fois le feu franchi. »

Avenir 2 Roues continuera à proposer d’autres carrefours à aménager à Châlons agglo et la ville pour une meilleure sécurité et une circulation plus fluide des cyclistes.

 

 
photo 1 crédit photo Châlons agglo
photo 1 crédit photo Châlons agglo
photo 2 crédit photo Châlons agglo
photo 2 crédit photo Châlons agglo
photo 3 crédit photo Châlons agglo
photo 3 crédit photo Châlons agglo
photo 4 crédit photo Châlons agglo
photo 4 crédit photo Châlons agglo
 
 

 
Du nouveau avenue du Général de Gaulle
Eté 2019
 

 Cet été, alors que Châlons était plongé dans la torpeur estivale, le département faisait refaire la chaussée de l’avenue du Général de Gaulle. Puis, ce sont les services de Châlons agglo , qui ont repris les peintures de sol : zébras, passages piétons et, c’est surtout ce qui nous intéresse, sas cyclable devant chaque feu tricolore.

Il est inutile de répéter encore les avantages des sas (départ dés que le feu est au vert, meilleure visibilité du cycliste par les automobilistes, attente loin des gaz d’échappement,…). En revanche, il faut souligner un avantage encore peu relevé jusqu’ici : le placement des sas sur la chaussée indique que le cycliste a toute sa place au milieu des voitures et qu’il n’est pas obligé d’emprunter la piste sur trottoir comme le croit trop souvent les automobilistes. Et bien des cyclistes aussi, il faut l’avouer.

L’association a demandé à ce que chaque sas soit précédé de chevrons de façon à en faciliter l’accès, que les sorties de pistes soient matérialisées et que les trottoirs soient abaissés lors de traversées de rues par la piste sur trottoir.

Si les abaissés de bordures pour la traversée de la rue Lemoine sont programmées, le calage de l’intervention reste à mettre en place. Par ailleurs, les travaux pour la sortie côté pair (vers le carrefour Bagatelle) vont se faire cet automne. En revanche, la demande de chevrons est toujours en attente de réponse.

 

 
Top
Top
Pas top
Pas top
peinture prévue cet automne
peinture prévue cet automne
Bientôt (et mieux faits !) nous l'espérons
Bientôt (et mieux faits !) nous l’espérons
 
 

 
Atelier de réparation de vélos solidaire et participatif
 

 

C’est le vendredi 6 septembre qu’a ouvert l’atelier de réparation vélos participatif et solidaire des Emmaüs. Et déjà le succès est au rendez-vous. 

Rappelons le principe de cet atelier.
Un atelier solidaire, puisque tenu par les Emmaüs qui ont pour objet la lutte contre la pauvreté et l’exclusion grâce à une activité économique, basée sur la récupération et le réemploi.
Un atelier participatif, puisque les cyclistes qui y viennent devront mettre la main à la pâte. En effet, cet atelier de réparation vise à donner de l’autonomie au cycliste en lui permettant d’apprendre les gestes de base. Au final, celui-ci sera capable de se débrouiller seul.

Sur place, les visiteurs ne sont pas abandonnés, un compagnon, des bénévoles sont là pour apporter leur aide et leurs connaissances. Par ailleurs, des pièces détachées récupérées sur des vélos sont mises en vente à des prix d’occasion. On y trouve aussi des pièces et accessoires donnés aux Emmaüs de Courtisols et acheminés à l’atelier de Châlons.

Quelques informations pratiques : l’atelier est ouvert le vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h. Il est situé 12 bis, chemin du Perthuis.
Chacun peut y venir juste pour visiter mais aussi pour proposer son aide. En effet, si suffisamment de bénévoles peuvent se relayer sur le site, une ouverture plus large (le samedi, pourquoi pas) pourrait être mise en place.

 
 
 

 
Piste cyclable de St Memmie
 


Pendant de longs mois, le centre bourg de St Memmie s’est refait une beauté. Pour se conformer à loi LAURE, la municipalité y a inclus le déplacement cyclable, obligatoire dès qu’il y a réfection de voierie.


Les engins sont partis, les trottoirs balayés, les peintures appliquées au sol et on découvre alors le nouveau visage du centre bourg (désormais en zone 30) et plus particulièrement son cheminement cyclable.

Arrivant des quinconces St Jean, le cycliste à l’œil acéré aperçoit au sol des damiers avec un logo vélo (photo 1). Chic, il y a bien un aménagement cyclable ! Certes, les damiers ne signifient pas grand-chose dans ce contexte puisqu’ils indiquent aux conducteurs qu’ils ne doivent pas encombrer les voies sur lesquelles ils sont tracés*, dans un texte parlant des transports en commun. Difficile de comprendre le rapport avec les vélos.


Mais bref, actons : St Memmie a pensé aux cycles. D’ailleurs, une piste sur trottoir se profile : il faut un œil bien exercé pour la trouver car elle est de la même couleur que le trottoir piéton, simplement séparée de ce dernier par une bande gris clair et signalée par un logo vélo de belle facture mais quasi invisible (photo 2).
Par ailleurs, pour y accéder, il faut franchir un saut de trottoir de 3 à 4 cm, taillé en biais (photo 3). Attention donc, aux jours de pluie, de givre ou de gel car il est impossible d’aborder cette piste autrement qu’en mettant la roue presque parallèlement au trottoir. Les risques de chute sont importants.


Une fois la piste repérée puis le vélo dessus, inutile de s’élancer : la piste mesure 1,50 m de long environ –non, non, il n’y a pas erreur de virgule : 1,50m (photo 4)- puis le cycliste arrive sur une rue à traverser : rien au sol ne signale aux automobilistes la possible traversée d’un vélo, donc, prudence !
Cette rue passée, un long chemin attend le cycliste : 15m. Puis une rue à traverser, toujours sans rien pour prévenir l’automobiliste. Puis 30m. Une rue. Puis 20m.
Ah ! Pas de rue cette fois. Mais deux places de stationnement  : une pour les urgences, une autre pour les transports de fonds ! (photo 5)


Mais revenons à nos deux-roues qui ont dû se replacer sur la chaussée comme ils peuvent puisque la piste s’arrête sans que rien ne soit prévu pour réintégrer la circulation. Quelques coups de pédale puis reprise de la piste sur trottoir. Cette fois située sur une chaussée surélevée, on y accède sans saut de trottoir. Oui, mais :
• Il faut bien viser entre un potelet et un poteau supportant un panneau (photo 6)
• De plus, cette entrée est située au niveau d’un damier (décidément !) qui traverse la rue et que les piétons utilisent comme un passage protégé (photo 6)
Une fois la piste réintégrée, le cycliste peut rouler sur 100m d’un seul tenant ! Qui se terminent par un stop, sur trottoir, sans rien de prévu pour un retour dans la circulation, retour d’autant plus difficile qu’on se retrouve le long d’un giratoire (photo 7)
Il était si simple de conduire le cycliste sur une bande cyclable sur chaussée une dizaine de mètres avant le giratoire ! Pourquoi ne pas l’avoir fait ?


Imaginons, maintenant que notre cycliste a fait ce qu’il avait à faire à la mairie (au cimetière, au collège, chez un maraîcher…) et veuille repartir vers les quinconces.
Alors là, facile : rien, strictement rien n’est prévu pour lui dans le sens St Memmie/Châlons.
Et contrairement au bon sens qui dit : « Ici, on ne fait pas les choses à moitié », eh bien, à St Memmie, si !


Si, par hasard, tout ceci vous a un peu découragé et que vous trouvez cette piste cyclable (qui a tout de même coûté 60 000 euros au contribuable de l’agglo) pas très facile à utiliser, souvenez-vous qu’elle n’est pas obligatoire et que vous pouvez utiliser la route.


*instruction interministérielle de la signalisation routière, et plus particulièrement le D de l’article 118-3 intitulé « Marques relatives aux transports en commun »

 
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Place de la Rép’, nouvelle mouture
 

 

Les rues de Châlons ne bruissaient plus que de cela : « Quand aurons-nous à nouveau des arceaux pour nos vélos sur la place de la République ? » Eh bien voilà qui est fait.

 Il faut dire que la réfection de cette place avait fait disparaître les quatre parcs vélos existants : devant Monoprix (2 arceaux), sur le trottoir d’en face (5), devant Au plaisir gourmand (4) et au bout de la rue d’Orfeuil, devant le Bon Diable (2) soit 13 arceaux au total. Heureusement, les grilles servant à délimiter la chaussée défoncée ont pu servir de point fixe d’accroche aux vélos !

Désormais, de nouveaux parcs permettent d’attacher les cycles en toute sécurité : roue avant et cadre à un point fixe. Ils ont été disséminés sur la place à des endroits autrefois oubliés ; il faudra donc prendre de nouvelles habitudes et les repérer car les totems qui les signalaient ont totalement disparu. C’est bien dommage car les arceaux sont souvent cachés par les voitures ou le mobilier urbain. Par ailleurs, ils signalaient un parc vélos et pas deux-roues motorisés car bien que les arceaux soient assez serrés pour empêcher le passage d’une moto ou d’un scooter entre deux, les lieux étaient déjà bien « squattés » dès leur mise en place.
A quels endroits les trouver désormais ?

  • Devant le Renard (3 arceaux) (photo 1)
  • Devant la Haute-Mère Dieu (2) (photo 2)
  • A l’angle du Crédit Agricole (2) (photo 3)
  • Devant le Monoprix (5) (photo 4)
  • En face de l’entrée du Bon diable (5) (photo 5)

Soit 17 arceaux ; 4 de plus qu’avant. Certains cependant semblent cependant regretter l’ancien emplacement auprès de Photo Ligth et y attachent quand même leur monture. (photo 6)

Les emplacements ne sont pas les seuls changements puisque les arceaux ne sont plus les mêmes (photo 7). Chacun jugera du caractère esthétique. Pour ce qui est du côté pratique, on peut regretter la barre supérieure horizontale qui permettait d’y faire reposer l’antivol mais ils sont à la bonne hauteur et suffisamment pratiques pour pouvoir y attacher des vélos de différentes tailles.

Si les cyclistes ont gagné quelques emplacements pour garer leurs vélos, on peut cependant s’étonner du manque criant d’aménagements cyclables de cette place. Car où est-elle cette place dédiée au cyclable dont l’agglo se glorifie en signant en grandes pompes le résultat du travail du cabinet TTK ? Où est-elle cette place prévue par la loi LAURE à chaque reprise de voierie ? Rien n’a été fait ; jamais Avenir 2 Roues n’a été sollicitée pour donner son avis sur la place du vélo dans ce nouvel espace. Certes, de la surface a été gagnée par une zone piétonne agrandie. Mais pour ce qui est du reste, rien. Pas un chevron, pas une bande cyclable. Le retour au tout-voiture.

Lors de l’Assemblée générale d’Avenir 2 Roues, en janvier dernier, nous avions interpellé M. Guillemot à ce propos en demandant une zone de rencontre* dans la zone de circulation des voitures. Pas de problème, nous avait-on rétorqué. Or elle n’a à ce jour, pas encore été mise en place.
Cette demande, nous allons la relancer pour qu’enfin le centre ville devienne autre chose qu’un vaste parking !

* Pour mémoire : « zone de rencontre : section ou ensemble de sections de voies en agglomération constituant une zone affectée à la circulation de tous les usagers. Dans cette zone, les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/ h. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police. Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable » (Article R110-2 Modifié par Décret n°2010-1390 du 12 novembre 2010 - art. 2 du Code de la route) 
 

 
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La rue : un espace à partager
 


La rue appartient à tous ceux qui l’empruntent et pourtant tout n’est pas toujours facile. Pourtant si on s’en réfère au Code de la Route, tout est fort simple : les véhicules sur la chaussée, les piétons sur les trottoirs.
Oui, mais……
Sans parler des nouveaux arrivants (trottinettes électriques, gyropodes et autres segways) qui envahissent cet espace sans qu’il leur soit clairement défini une place, les classiques véhicules motorisés, vélos et piétons ont parfois du mal à cohabiter.


En effet, le piéton râle après le cycliste qui est sur le trottoir, lequel voit le piéton traverser sans regarder (il a tendu l’oreille, mais le vélo est silencieux !), l’automobiliste s’énerve de ce cycliste qui roule trop lentement. Bref, tout le monde a un reproche à faire à l’autre.
Les reproches sont parfois justifiés, parfois moins. Souvent un geste, un sourire peuvent détendre une situation qui n’est la faute de personne, qui existe juste parce que être nombreux sur une chaussée, c’est être obligé de faire preuve de tolérance. Ceci dit, il existe des règles qu’il est bon de rappeler ici :


Pour le piéton :

Penser à regarder avant de traverser : les vélos et les voitures électriques n’émettent qu’un faible bruit.
Traverser sur les passages piétons.
Respecter les feux piétons.


Pour le cycliste :
Respecter le Code de la Route (feux rouges, stop, priorités à droite….) d’autant qu’il a été adapté sur certains points (les « cédez-le-passage-cyclistes » aux feux, par exemple).
Rester sur la chaussée : le vélo est un véhicule qui n’a pas sa place sur le trottoir.
Adapter sa vitesse à l’environnement : on ne roule pas à toute allure dans les zones piétonnes où le piéton est prioritaire.


Pour les conducteurs de véhicules motorisés (voitures, bus).
Respecter le piéton qui veut traverser. Un détail peu connu : une zone trente (photo 1) est un immense passage protégé, le piéton peut y traverser n’importe où.
Laisser le mètre de distance entre le vélo et le véhicule lors d’un dépassement (du début à la fin du véhicule. Même pour les bus doubles).
Respecter les aménagements prévus pour les cyclistes (pistes cyclables, sas cyclistes, doubles sens cyclables).


Pour terminer, un rappel de panneaux qui concernent tout le monde :
Zone de rencontre : priorité absolue au piéton, puis au cycliste. (photo 2)
Le double sens cyclable : l’automobiliste et le cycliste se voient parfaitement. Chacun se serre sur sa droite. Le piéton doit être doublement attentif lorsqu’il traverse : les voitures n’arrivent que d’un côté, les vélos des deux côtés. (photo 3)

Et, pour tous, faire preuve d’empathie et de courtoisie afin de faire de la route un espace apaisé.

 
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avenue de Ste Menehould
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  Mis à jour le lundi 19 octobre 2020